La victime de ce come back complètement inattendu serait le coach finlandais Henrik Dettmann qui ne parvient pas à faire gagner son équipe (4 défaites en 5 matches en Pro A, une élimination en Coupe de France, et 2 défaites en 2 matches en Basketball Champions League, la dernière hier soir à Avelino en Italie) et qui propose un basket peu convaincant notamment sur le plan défensif. L’échec de dimanche en terre paloise (82-74) où le manque d’autorité de Dettmann fut flagrant aurait conduit le président Martial Bellon à recontacter celui qui a offert à la SIG ses cinq plus belles années avec quatre finales de playoffs et une finale d’Eurocup. D’après les DNA les deux hommes se seraient rencontrés hier et l’accord serait prêt d’aboutir.
« Le choix, de prime abord, peut surprendre puisque les deux camps ne s’étaient pas forcément quittés en bons termes en juin dernier. Le Normand, tenté par une aventure à l’étranger – finalement restée lettre morte – avait tardé à répondre à l’offre de prolongation qui lui avait été faite ; le club, lui, avait mal vécu cet attentisme et avait fini par tourner la page. Et la séparation paraissait bel et bien consommée », rappelle le quotidien alsacien.
Rappelons que Vincent Collet a été prolongé à la tête de l’équipe de France jusqu’en 2019 et même 2020 en cas de qualification pour les JO de Tokyo, mais que la fédération ne s’oppose pas à ce qu’il prenne parallèlement un club en mains.
Si son retour à Strasbourg est confirmé, il faudra à Vincent Collet redresser la barre sans son fidèle adjoint Pierre Tavano qui fut à ses côtés de 2000 à 2016 et qui s’est engagé avec Tours en N2, et avec plusieurs joueurs qu’il n’a pas choisi même s’il demeure dans l’équipe une ossature qu’il a mis lui-même en place (Matt Howard, Paul Lacombe, Jérémy Leloup et Frank Ntilikina).