"LNB"

Le reportage de TF1 sur Ludovic Vaty

Déclaré inapte à la pratique du basket de haut niveau en 2013, Ludovic Vaty avait dû faire une croix sur sa carrière et prendre sa retraite à seulement 25 ans à cause de problèmes cardiaques. Trois ans plus tard, soulagement pour le MVP de la Leaders Cup 2013, les médecins se rendent compte que son cœur guérit et qu’il peut reprendre son activité de basketteur professionnel. Lire la suite »

Élan Chalon: Vers un départ de Zeke Marshall

-3 d’évaluation en 3 minutes de temps de jeu pour Zeke Marshall (2,13 m, 26 ans) lors de la défaite face à Strasbourg dimanche soir (60-84). Une fois de plus le pivot remplaçant de l’Élan Chalon n’a rien apporté au collectif bourguignon. Une prestation décevante qui pourrait être la dernière de l’Américain sous les couleurs de l’Élan:

 

 

« Zeke Marshall a sûrement fait son dernier match avec nous ce (dimanche) soir a indiqué son entraîneur Jean-Denys Choulet. Il ne nous coûte pas grand chose, mais il ne sert à rien ! « 

Recruté mi-décembre suite au départ de Thomas Gipson, le natif de McKeesport n’a jamais vraiment décollé statistiquement depuis son arrivée en Saône et Loire. Vu à 12 reprises en Pro A, le poste 5 tourne à 1,1 point, 1,4 rebond et 0,2 passe pour 2,1 d’évaluation en 6 minutes de temps de jeu. Une moyenne relativement faible pour un joueur étranger.

Basketteur au parcours atypique, formé à la célèbre Université d’Akron puis passé par Taiwan, la D-League, la Belgique, le Liban puis l’Arabie Saoudite, Zeke Marshall découvrait cette année la Pro A. Sous contrat jusqu’au 30 juin 2017, il pourrait donc ne pas aller au bout de son bail avec l’Élan.

Photo: Élan Chalon

Laurent Pluvy (Roanne): « Joe Burton est un enfant de choeur, un amour! »

Elu MVP de Pro B la saison dernière, bien parti pour récidiver Joe Burton (15,0 pts, 8,9 rbds, 21,4 d’évaluation) est une attraction de la division. Vue de l’extérieur. Sur le terrain, tout le monde n’apprécie pas le jeu physique de l’Indien (2,00m, près de 140 kg) si l’on en croit les propos du coach de Blois, Mickaël Hay, qui a déclaré que l’Indien « n’est pas un enfant de chœur ».

Le sang de Laurent Pluvy, son confrère de Roanne n’a alors fait qu’un tour lors de la conférence de presse qui a suivi la défaite de son équipe face à Blois (68-75).

« Ça fait presque deux ans que je suis avec lui. C’est la crème des crèmes. Depuis la finale des playoffs contre Le Portel, c’est juste un scandale ce qui se passe avec lui. J’en ai gentiment parlé avec les arbitres. On ne peut plus accepter d’avoir un tel joueur dans notre championnat, d’une telle force, une sorte de magicien et qui se fasse démonter par tout le monde. Tout le monde le voit, tout le monde le sait, tout le monde en joue. Je ne critique pas du tout Blois, ils ont droit de le faire puisque ça continue de marcher. Je critique juste le fait que l’on dise que ce n’est pas un enfant de chœur. C’est un enfant de chœur, Joe, un amour ! Et les mecs le bastonnent depuis un an, tous, toutes les équipes (…) Un arbitre m’a dit ça il y a trois semaines : il est trop costaud ! Les mecs profitent de lui, ils sont couchés sur lui (…) Et dans un an, Joe Burton, c’est fini la France. A se faire démonter comme ça, le gros il n’en peut plus, il en a marre alors qu’on a un phénomène. »

Laurent Pluvy s’est plaint que son pivot n’a bénéficié que de six lancers-francs face à Blois alors qu’il devrait en obtenir selon lui 10-15 chaque semaine. En fait, sur ses 57 matches de Pro B en deux saisons, Joe Burton a tiré une moyenne de 4,3 lancers par rencontre.

David Andersen est arrivé à Lyon

David Andersen (2,13m, 37 ans en juin) est arrivé à Lyon en provenance d’Australie. L’ex-international va suppléer le Jamaicain Adrian Uter qui s’est gravement blessé au genou lors de la manche aller du quart de finale de Basketball Champions League face à Tenerife.

Tout comme Casper Ware, David Andersen ne peut prendre part règlementairement au match retour qui aura lieu mercredi en Espagne et au cours duquel l’ASVEL doit absolument gagner pour se qualifier aux demi-finales après le nul concédé à l’Astroballe (62-62).

David Andersen a accompli ses trois dernières saisons européenne en France, à Strasbourg puis à Villeurbanne avec qui il fut champion de France la saison dernière.

Sous le maillot des Melbourne United, et en compagnie de Casper Ware, l’Australien a disputé 19 matches de NBL cette saison pour 10,3 pts, 4,5 rbds et 1,9 pds, en sortant du banc.

https://twitter.com/ASVEL_Basket/status/846265608287195137

 

 

Stéphane Dao n’est plus l’entraineur de Vichy-Clermont

C’est déjà terminé entre Stéphane Dao et Vichy-Clermont. Engagé début octobre pour une durée d’un an par la JAVCM à la place de Fabien Romeyer, le technicien n’ira pas au bout de son contrat avec le club métropolitain.

Dimanche soir, la formation auvergnate a annoncé à travers un communiqué que l’ancien entraineur de Grand Avignon Sorgues ne sera plus à la tête de l’équipe première. La direction du club et le coach ont décidé, d’un commun accord, de mettre un terme au contrat qui les liait.

Cette décision fait suite aux mauvais résultats de la JAVCM. Enchainant les défaites depuis plusieurs semaines, Vichy-Clermont est actuellement seul dernier de Pro B avec seulement 8 victoires en 24 matchs. Pire, l’équipe auvergnate est dans une spirale de 9 revers, série en cours, un triste bilan pour un club disposant d’un budget de 2 295 00 Euros (le troisième de la division), d’une Masse Salariale de 720 000 Euros (la quatrième de la division) et qui avait pour ambition de jouer les playoffs.

C’est donc l’assistant coach Guillaume Vizade qui prend en main l’équipe première. Ce sera sa première expérience en LNB pour l’ancien coach du Stade Clermontois. Son objectif est simple : le maintien.

Il sera de suite dans le bain vendredi pour la réception de Lille. Face au troisième du championnat, il faudra empêcher Jean-Victor Traoré et ses partenaires de repartir du Pierre Coulon avec la victoire. Pas une mince affaire.

Photo: Michel Cussinet/JAVCM

Jonathan Rousselle (Cholet): « descendre serait la chose la plus injuste que j’aurais vue de ma jeune carrière »

En Pro A depuis trente ans sans interruption, c’est à dire depuis la naissance de la Ligue Nationale Basket, un privilège seulement partagé par Villeurbanne, Cholet Basket est en grand danger. Avec 7 défaites sur les 9 derniers matches, les Choletais sont dans une mauvaise passe et ils n’ont plus qu’une victoire de marge sur Antibes et Orléans, deux sur Nancy. C’est à dire rien du tout.

Samedi, CB a fait de la résistance face à Pau mais a dû finalement s’incliner 69-76. Avec la blessure de son pivot américain Graham Brown -rupture partielle de l’aponévrose-, son secteur intérieur est dépeuplé et Jerry Boutsiele a passé 34 minutes sur le terrain face à Pau avec une certaine efficacité (12 points, 12 rebonds). Quant à Ilian Evtimov, il a rendu service au poste 5, mais tout cela prouve la pauvreté actuelle des ressources.

Cholet Basket veut recruter mais pour l’instant, il n’y arrive pas. Il a jusqu’à jeudi pour le faire suivant son bon vouloir, ensuite il ne disposera plus que d’un seul joker. A priori, même si les caisses ne sont pas remplies à ras bord, le club est disposé à se renforcer à la fois à l’intérieur et à l’extérieur. C’est une question de survie.

Interrogé dans l’édition du Maine-et-Loire de Ouest France, le meneur Jonathan Rousselle déplore la situation actuelle :

« Effectivement, c’est un problème à la longue parce qu’on a besoin de grands dans le basket moderne. Mais sur ce match-là, on a réussi à trouver les ressources et les solutions pour bricoler. À court terme, ça peut le faire. À long terme, les équipes vont s’adapter et on va être ciblé. Je pense que ce soir (samedi) il y avait quand même un vrai coup à jouer, mais on a manqué de réalisme. Une fois de plus. »

Le Nordiste, épatant face à Pau (18 points, 8 passes, 28 d’évaluation) est totalement sensibilisé par le destin de son club :

« Les mecs se donnent et on n’est pas récompensés. Le boulot qui a été fait sur DJ Cooper, ça ne paraît rien comme ça, mais c’est sensationnel ! On se donne, on ne peut pas nous enlever ça. On n’est peut-être pas les plus talentueux, mais on ne lâche pas et j’espère que ça nous permettra de nous sauver. Parce que ce serait la chose la plus injuste que j’aurais vue de ma jeune carrière si cette équipe-là descendait. Dans le contenu comme dans l’attitude, on y est, mais encore une fois on manque de réalisme. Et peut-être d’un peu de talent aussi, il faut le reconnaître… »

 

 

 

Strasbourg a frappé les imaginations

Vainqueur de Chalon 84-60, la SIG a adressé hier un message à toute la Pro A, y compris Monaco. Son troisième quart-temps fut un régal des deux côtés du terrain. Fluidité en attaque, défense étouffante en défense. Un terrible 34-11 au score et encore plus un surnaturel 48 à 1 à l’évaluation ont traduit l’utra-domination strasbourgeoise. Moustapha Fall (4 pts, 4 rbds, 4 d’évaluation) et Cameron Clark (12 pts mais 7 balles perdues) n’ont jamais eu les cm3 de liberté qui d’ordinaire leur permettre de s’exprimer. Seuls John Roberson (12 pts et 8 pds) et Axel Bouteille (13 pts et 7 rbds) ont joué sur leur valeur habituelle.

On a retrouvé le meilleur de la SIG de l’Eurocup 2016 lorsqu’elle était parvenue jusqu’en finale.

« Notre 3e quart temps est le meilleur de notre saison, en terme d’abnégation, et pas seulement parce qu’ils étaient fatigués », a analysé le coach Vincent Collet en conférence de presse. « Ce qu’ont fait Erik Murphy et Mam Jaiteh, par rapport à ce qu’ils faisaient il y a quelques semaines, c’est incomparable. En tant qu’équipe on a davantage la capacité d’arrêter l’adversaire. On fait plus d’efforts et plus on ira dans cette direction, plus on se rapprochera des meilleures équipes. Sur les balles perdues de Chalon, il y a sept interceptions. Il y a à la fois la pression sur la balle et la présence sur les lignes de passes. Eux, ils tirent beaucoup sur les mêmes joueurs, des joueurs d’exception, mais qui sont très sollicités et un moment donné, vont faire moins d’efforts ».

Mam Jaiteh était évidemment également très satisfait de la production des siens.

« On montre une vraie consistance dans ce qu’on fait, et les équipes nous craignent même si on n’est pas premier ou deuxième. Le fait de ne plus jouer qu’une fois par semaine nous permet de rattraper le temps que Vincent n’a pas pu avoir en début de saison. Il ne faut pas se fixer de limites et se donner les moyens de regarder plus haut. »

Zeke Marshall au pilori

Quant à Jean-Denys Choulet, le coach de Chalon, il n’a pu que constater l’impuissance de ses joueurs. Après son revers subit au Colisée face à Monaco, l’Elan a laissé transparaître ses limites faute d’un effectif aussi fourni que ses principaux rivaux. Et Zeke Marshall, que l’on ne remarque sur le terrain que par sa taille (2,13m), qui s’est vu offrir hier trois petites minutes de temps de jeu et qui plafonne à 2,1 d’évaluation en 12 matches, ne va visiblement pas faire long feu en Bourgogne :

« Il s’est passé ce qui nous arrive souvent contre des équipes avec un effectif long. Si on regarde la constitution des deux équipes et ce qu’il y a sur le banc… Logiquement, Strasbourg devrait être à notre place et nous à la leur. On le montre à chaque fois qu’on est en difficulté en entrant dans nos rotations. C’était déjà le cas contre Monaco et à la Leaders Cup face à l’ASVEL. Ce n’est pas une surprise pour moi. En première mi-temps, nos titulaires sont relativement frais mais quand on entre dans les rotations, en particulier sur les postes 4 et 5… Zeke Marshall a sûrement fait son dernier match avec nous ce soir. Il ne nous coûte pas grand chose, mais il ne sert à rien ! »

Photo: Matt Howard (FIBA Europe)

Freddy Fauthoux sur son retour à Limoges : « Je ne m’attends pas à recevoir des fleurs »

Dans la liste des têtes de Turc de Beaublanc, Freddy Fauthoux figure au premier rang, en compagnie d’autres Palois, l’ancien président Pierre Seillant, les frères Didier et Thierry Gadou et l’ancien coach Claude Bergeaud.

Demain, le Landais retourne dans l’œil du cyclone non pas sous les couleurs du Béarn mais comme coach du Paris-Levallois. Il a répondu avec un mélange d’humour et de provocation aux questions du Populaire.

« Peut-être qu’ils ne vont pas me reconnaître. (rire) Mais je ne m’attends pas à recevoir des fleurs… L’accueil devrait être un peu le même que par le passé… », estime t-il avec lucidité.

Ce sont davantage ses propres joueurs qui risquent d’être surpris par la réaction du public limougeaud à son égard. Quand on lui demande si ceux-ci connaissent son histoire vis à vis du CSP, il répond dans un clin d’œil :

« Il la connaissent mais ne la mesurent pas. (rire) Il n’y a que Lesca (NDLR: Rémi Lesca est Landais comme lui) qui sait… On n’en a pas encore parlé ensemble (l’interview a eu lieu jeudi). Les semaines sont déjà longues pour nous qui jouons qu’une fois par semaine, alors si on se chauffe dès le jeudi pour un match le lundi… »

On a vu plusieurs joueurs passé d’un camp à l’autre, mais Freddy Fauthoux, est-ce possible ?

« Pas du tout. Je suis très bien où je suis. Au tout début, j’aurais voulu être sur le banc de Pau, j’avais même déposé ma candidature, mais on m’a expliqué que ce n’était pas possible. Aujourd’hui, je découvre un nouvel environnement où je me sens bien. Pourquoi changer ? Après, peut-être qu’un jour, j’irais à Limoges. Mais ce sera vraiment si je n’ai plus rien depuis un moment. (rire) »

Les supporters inconditionnels du CSP seront rassurés. Et… Vivement demain ! L’adrénaline de l’ancien meneur de l’Elan Béarnais va atteindre le même taux que dans les années quatre-vingt et quatre vingt-dix. Et celui des supporters limougeauds aussi.

Photo: Paris-Levallois

Pro A : victoire très importante pour Orléans face à Nancy

Au fond du classement de Pro A, Orléans, Nancy, Antibes et Cholet sont en pleine opération maintien et l’OLB, à domicile, affrontait le SLUC ce samedi soir dans le cadre de la 24e journée de championnat. . Lire la suite »

Le Mans-Villeurbanne : L’affrontement va se poursuivre à distance

Ainsi donc, la série continue. L’ASVEL a échoué pour la 11e fois de suite à Antarès face à son rival séculaire. Sa dernière victoire remonte au 20 mars 2010. Une éternité.

Le Mans peut encore croire à une 21e participation consécutive aux playoffs mais Alexandre Ménard, son coach, reconnaît que son équipe est encore fragile et que pour sortir victorieuse de l’affrontement (82-74), elle a bénéficié de circonstances favorables. Le remplacement de Trent Meacham par Casper Ware est récent et surtout la grave blessure du pivot Adrian Uter a déséquilibré le jeu intérieur villeurbannais ; son substitut David Andersen arrivera demain.

« Et je crois savoir qu’ils vont peut-être faire encore quelques réajustements. Il faut rester humble dans la victoire, ne pas se gargariser, même si mine de rien on vient de battre le champion de France en titre et le deuxième actuel du championnat (NDLR : Chalon, en Coupe de France), ce n’est pas si mal que ça. »

De plus, l’ASVEL était hier en transit entre les deux manches de quarts-de-finale de Champions League face à Tenerife qui lui mangent forces physiques et mentales. A l’inverse, le MSB était littéralement dos au mur et n’avait pas d’autre alternative que de s’imposer pour toujours croire en son destin national.

Les Manceaux se sont montrés d’emblée dynamiques, agressifs à l’image de l’investissement défensif de Ryan Pearson (18 points à 6/10) et de l’abatage de Philippe Amagou (10 points sur ses 12 premières minutes). On retrouvait la fameuse défense de plomb mancelle qui paraissait depuis quelque temps relevant de l’abstrait. Et de l’autre côté les Villeurbannais étaient incapables de trouver le bon rythme donc les bons shoots.

Un premier écart significatif était constaté après neuf minutes (22-13), lequel était confirmé après deux quart-temps (36-24). Seul Darryl Watkins (8 pts et 6 rbds) faisait le job du côté des champions de France où l’adresse à trois-points était catastrophique (1/11) tout comme les évaluations individuelles (7 joueurs entre -1 et 2 !).

 

« A l’arrivée ça fait plusieurs matches que l’on prend un peu cher par le corps arbitral »

 

Le ressentiment de Charles Kahudi

« On a eu énormément de changements ces derniers temps. Le peu d’entraînement que l’on a fait a été frustre. Beaucoup de choses ont changé dans les rotations. J’ai essayé de mettre une approche du match simple. On a tenu deux, trois minutes de qualité et après c’est parti dans le n’importe quoi durant vingt bonnes minutes », reconnaissait le coach JD Jackson.

De son côté, s’il faisait son mea culpa, l’ancien Manceau Charles Kahudi (2 points à 1/7 et -4 d’évaluation) avait la dent dure contre l’arbitrage.

« On nous siffle tous les petits contacts. C’est chiant. On est supposé être deux équipes défensives, intensives, mais à l’arrivée ça fait plusieurs matches où l’on prend un peu cher par le corps arbitral. Tout le monde fait des erreurs, eux aussi. Tout le monde doit se remettre en question, nous comme joueurs et eux en tant qu’arbitres. La Pro A, on sait que c’est très athlétique et qu’en Coupe d’Europe c’est beaucoup plus physique, plus dur. Forcément sur les picks, ça fait beaucoup plus mal, il y a beaucoup plus de contacts. On arrive en championnat, on nous siffle de petits contacts alors qu’on se fait dézinguer de l’autre côté. On ne va pas se plaindre, c’est comme ça, on doit faire avec. C’est juste frustrant. A nous d’être intelligent et de ne pas sortir de nos matches, moi le premier. Je m’en suis pris à l’arbitre, j’ai fait un sale match et je n’ai pas aidé mon équipe ce soir. »

 

« Personne ne peut se reposer sur ses lauriers car chacun sait qu’il y a maintenant du monde sur le banc qui peut entrer à tout moment »

 

Shannon Shorter, Monsieur Plus

Sur quatre lancers successifs de Philippe Amagou et un dunk de Petr Cornélie servi dans un timing parfait par le nouvel Américain Shannon Shorter, Le Mans posséda à la 27e minute jusqu’à 21 points de marge (53-32), ce qui est énorme dans un match jugé en amont comme étant crucial pour les deux équipes.

Autant Shannon Shorter (14 points à 5/10) avait complètement raté ses débuts à Pau, autant hier soir il a démontré pourquoi et comment il est devenu le top-scoreur du championnat turc. L’Américain, qui peut jouer en 1, 2 et 3, n’as pas froid aux yeux et son tir qui part d’au-dessus de la tête est sec et précis. Alexandre Ménard loue son investissement général, racontant que le staff lui avait envoyé le playbook de l’équipe par email et qu’à son arrivée en Sarthe, il connaissait déjà pratiquement tous les systèmes. Depuis, chaque jour il arrive à la salle le premier pour faire de la muscu –il n’est pas très grand (1,93m) mais possède un torse de buffle (96kg)- et du rab de shoot.

« L’arrivée d’un nouveau joueur amène de l’émulation et de l’envie à chacun de prouver. Personne ne peut se reposer sur ses lauriers car chacun sait qu’il y a maintenant du monde sur le banc qui peut entrer à tout moment. C’est le premier effet bénéfique de l’arrivée de Shannon. Et puis il a montré qu’il n’était pas le meilleur marqueur en Turquie pour rien. Le choix du club d’avoir pris ce joueur a été payant. Il a mis des paniers à un moment clés qui nous a conservé la tête sous l’eau. Le ballon brûlant, il a bien voulu le prendre en main et le mettre dans le trou et c’est ce qu’on lui demande. »

 

« A la fin, on se fait peur parce qu’on n’a pas beaucoup gagné ces derniers temps. On a la boule eu ventre »

 

Ryan Pearson assure en fin de match

Le MSB va ensuite connaître un moment de faiblesse conjuguée à une violente réaction de l’ASVEL emmenée par un Walter Hodge (20 points à 8/9) de nouveau digne de son statut. Peut-être le syndrome de la peur de perdre… Mais comme souvent dans le cas de ces come back tardifs, c’est trop peu, trop tard.

« La seule chose que l’on retient (de positif), c’est que l’on a trouvé la carburation sur la fin à partir du moment où l’on joue avec rythme et envie. On arrête de cogiter et on joue au basket », notait JD Jackson, ajoutant aussi vite : « mais c’est frustrant. Les joueurs veulent mais ce n’est pas ce que l’on voit sur le terrain. Il y a des hésitations, de la confusion et surtout du doute. Il a fallu trois quarts-temps avant de prendre un peu de confiance, que l’on retrouve notre basket. »

Alexandre Ménard enchaînait pour expliquer le ressenti dans l’autre camp :

 « Les garçons se sont un peu relâchés. On a contrôlé ce match pendant trente cinq minutes en étant encore à plus dix-huit, ce qui est plutôt pas mal. A la fin, on se fait peur parce qu’on n’a pas beaucoup gagné ces derniers temps. On a la boule eu ventre. J’aurais aussi peut-être pu jouer à la fin avec trois guards pour s’éviter quelques frayeurs mais les gars sont restés dedans et on a trouvé les ressources pour finir ce match avec quelques paniers bien sentis de Ryan (Pearson) qui nous ont fait du bien. »

 

« En championnat car l’urgence commence à être vraiment réelle »

 

A la vie, à la mort

Les Villeurbannais n’ont pas le temps de cogiter. Ils seront mercredi à Tenerife avec comme seul objectif une victoire puisqu’ils ont dû se contenter d’un nul à l’Astroballe (62-62).

« C’est très frustrant et il faut passer à la suite. On a un match ultra important cette semaine avec des rotations en moins puisque Casper (Ware) ne va pas pouvoir jouer. Il faudra construire sur ce que l’on a vu à la fin de ce match. Et puis enchaîner en championnat car l’urgence commence à être vraiment réelle », confirme JD Jackson.

De fait, si ni l’ASVEL ni Le Mans -dont l’effectif est devenu si étoffé que Petr Cornelie fut hier au temps de jeu son 10e homme- n’ont une tête de cancre, l’un et l’autre pourraient être privés de playoffs. Les Villeurbannais possèdent toujours une victoire d’avance mais le point-average particulier leur est défavorable. De plus, Limoges et Le Portel sont toujours en course sachant que le succès surprise de Gravelines à Nanterre n’a arrangé personne.

Photo: Walter Hodge (FIBA Europe)