"Autre"

Régis Racine nouveau coach du Limoges ABC (LF2)

Ça bouge au sein du Limoges ABC. À la peine sportivement en Ligue Féminine 2 (avant-dernier au classement), les dirigeants ont décidé de procéder à un changement sur le banc. Le coach Maxime Bézin n’a plus la responsabilité de l’équipe fanion, tout en restant au sein du club. C’est désormais Régis Racine qui prend LABC en main avec le maintien comme objectif.

Voici le communiqué du club:

« Suite aux difficultés sportives très importantes cette saison pour notre équipe LF2, après plusieurs entretiens avec Maxime Bézin, avec le staff, avec les joueuses, après une réunion extraordinaire du Comité Directeur lundi  soir, décision a été prise de proposer de nouvelles responsabilités à Maxime Bézin dans le cadre de son contrat de travail et du projet sportif du club : la Direction technique du Centre d’Entrainement, la (co)responsabilité de l’équipe NF 3 ainsi qu’un objectif à moyen terme (deux mois) de préparer la saison prochaine en matière de projet sportif et de détections. Cette nouvelle organisation s’applique dès ce jeudi et jusqu’à la fin des championnats LF2 et NF3 en avril.

Concernant la LF2, Régis RACINE arrive au Limoges ABC en Limousin pour nous aider dans l’objectif de maintien sportif. Régis Racine, 46 ans, est coach DESJEPS. Il a été joueur de haut niveau en Pro A et Pro B, NM1 et international. Coach  à Clermont-Ferrand, JSA Bordeaux, Nanterre puis récemment à La Berrichonne de Châteauroux qu’il a quitté en décembre dernier. Il arrive ce jeudi soir au Limoges ABC en Limousin. »

Photo : Limoges ABC

Tony Parker s’offre le club féminin de Lyon Basket

Après avoir pris le contrôle total de l’ASVEL Basket Lyon-Villeurbanne (Pro A) en 2014, avec pour objectif d’en faire « l’un des plus grands clubs en Europe », Tony Parker s’attaque maintenant au basket féminin. Lire la suite »

Coupe du Monde 3X3 2017 : Les 40 équipes qualifiées sont connues

Après la Grèce, la Russie et la Chine., c’est au tour de la France d’accueillir la quatrième édition de la Coupe du Monde 3X3. Du 17 au 21 juin 2017 tous les yeux seront braqués à Nantes pour suivre la compétition.
Pour cette grande fête du basket, pas moins de 40 équipes de 36 pays différents seront au rendez-vous.
La FIBA relayé par la FFBB a dévoilé la liste des 40 équipes qualifiées pour cet événement.
  • Hommes: Andorre, Egypte, République du Salvador, Estonie, France, Indonésie, Pays-Bas, Nouvelle Zélande, Philippines, Pologne, Porto Rico, Qatar, Roumanie, Russie, Serbie, Slovénie, Corée du Sud, Sri Lanka, Ukraine et Etats-Unis.
  • Femmes : Argentine, Australie, Bahreïn, Cameroun, Chine, République Tchèque, France, Allemagne, Hongrie, Italie, Japon, Kazakhstan, Kirghizistan, Pays-Bas, Russie, Espagne, Suisse, Turkménistan, Ukraine et  Vénézuela.

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ITW Julien Bottin, ce Français du bout du monde

Il y a un proverbe chilien très connu qui dit : « Change de ciel, tu changeras d’étoiles ». C’est exactement ce qui s’est passé pour Julien Bottin. Né au Chili, un pays long comme un cigare situé en Amérique du Sud, c’est pourtant en France qu’il dira ses premiers mots et qu’il touchera pour la première fois un ballon de basket. Pour nous, il revient sur sa vie et sur son parcours, qui l’a conduit plusieurs fois à traverser l’océan avec pour seul but de devenir basketteur professionnel.

Pour commencer peux-tu te présenter, pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Je m’appelle Julien Bottin. Je suis né le 24 février 1988 à Presidente Rios, au Chili, et j’ai été adopté à l’âge de 2 mois. J’ai grandi dans le Lot-et-Garonne près d’Agen et je suis meneur de jeu. Je fais 1m72 pour 75 kg.

photo : Webber University

Quel est ton parcours ?

J’ai débuté le basket à l’âge de 6 ans, puis je suis passé par le centre de perfectionnement du Lot-et-Garonne, puis par toutes les différentes sélections au niveau départemental et régional: minime France, cadet France et un double surclassement en NM3 sous la tutelle de Frédéric Brouillaud (coach à Roanne). Par la suite, j’ai intégré le centre de formation de Clermont-Ferrand sous les ordres de Régis Racine et Jean-Aimé Toupane. J’ai suivi le cursus classique français avec Espoirs Pro A et entraînements avec le groupe professionnel. Puis je suis partis aux États-Unis, j’ai joué en junior collège (JUCO) durant 2 années, Howard College freshman year, Miles Community College pour ma sophomore year et j’ai terminé par 2 années en NAIA à Webber University.

En tant que meneur de jeu, comment définirais-tu ton jeu ?
Très vite intégré à la formation américaine, plus physique et intense avec de grosses individualités et un programme de musculation évolutif durant ces 4 ans, j’ai pu mettre en évidence ma formation française et ainsi mon type de jeu européen est devenu complémentaire. Je décrirais mon jeu comme celui d’un meneur offensif et puissant qui utilise la rapidité ainsi que la relance. Mon agressivité défensive est une de mes qualités primordiales de meneur de jeu.
J’ai une bonne adresse, ainsi qu’une forte envie de faire jouer mes partenaires, ce qui satisfait l’ensemble de mes coéquipiers. Mes qualités mentales sont à la hauteur de mes qualités techniques, je suis travailleur, dur avec moi-même, motivé et compétiteur. J’aime manager des hommes afin de mener un projet à son terme. Je suis un leader sur et en dehors du terrain.

Élevé en France, formé aux États-Unis. Comment t’es-tu retrouvé en équipe nationale chilienne ?

Il y a quelques mois, en recevant mon passeport chilien, et suite à une proposition faite par mon agent, les dirigeants et le sélectionneur chiliens m’ont demandé de participer au projet d’avenir de la sélection, c’est-à-dire avoir une équipe jeune pour les prochaines compétitions internationales, capable de se rapprocher de pays tels que le Brésil, l’Argentine et le Venezuela. J’ai donc opté pour la double nationalité franco-chilienne et je suis devenu international chilien en 2012. Avec le Chili je suis le meneur de jeu de l’équipe nationale. Les premiers matchs ont été porteurs d’une très grande émotion car je représentais mon pays d’origine, que je ne connaissais pas, et j’ai vécu une extraordinaire intégration grâce au staff, grâce aux joueurs et aux médias.

Quelles sont les futures échéances pour la sélection ?

Le Chili vient de changer de staff fédéral et d’entraîneur national. Les joueurs attendent les nouveaux objectifs pour la suite et la préparation de la prochaine coupe d’Amérique du Sud, pour les qualifications aux prochains JO de Rio. Tous les joueurs sont en attente de la définition et des orientations du basket chilien de demain.

Quel est le niveau du championnat chilien ?

Avec le maillot chilien

J’ai pu jouer un mois dans la ligue professionnelle du Chili. Avec « Los Leones de Quilpue » club de  première division de la « Ligua Movistar ». On peut comparer ce championnat à un niveau NM1, parfois niveau NM2, avec deux étrangers par équipe.

Après ta formation aux États-Unis et ton expérience au Chili, tu souhaites revenir en France ?

Après 4 ans aux USA, Je souhaite retrouver une stabilité en France, avec une opportunité de m’investir à 100% dans un club, et pouvoir mener une équipe vers la victoire. Je suis dans l’attente avec mon agent (Laurent Cabut) de m’inscrire en NM1, ou en Pro B, avec un projet sportif intéressant.

Que fais-tu en dehors du basket ?

En dehors du basket, je passe beaucoup de temps à la musculation. J’ai aussi besoin d’être avec ma famille et mes amis.

As-tu des passions ?
À mes temps perdus, j’aime beaucoup la musique, et voyager dès que j’en ai l’occasion.

As-tu un modèle de joueur en tant que basketteur ?

Comme j’étais près d’Orlando, j’ai assisté à quelques matchs des Magic, et j’ai vraiment apprécié Jameer Nelson. C’est un de mes modèles en tant que meneur de jeu.

Cette interview touche à sa fin, souhaites-tu ajouter une dernière chose ?

Oui, Merci à Catch & Shoot. À très bientôt.

ITW Abgue Barakaou : « La NM1 est de plus en plus dense »

Quatorzième et premier relégué en Nationale 2 la saison dernière, Chartres avait été repêché par la FFBB suite à la liquidation judiciaire de l’Étendard de Brest. Repartant en Nationale 1, l’Union Basket Chartres Métropole pensait vivre alors des jours meilleurs en changeant d’entraîneur (exit Zoran Durdevic bonjour Raphael Gaume), tout en accueillant des nouveaux joueurs (Boire, Hergott, Boivin) et en conservant une base solide (Bojovic, Avramovic, Mérie, Vasic, Barakaou). Alors que la pré-saison ouvrait une fenêtre vers de belles choses, tout s’est écroulé. Le club de la préfecture d’Eure-et-Loir est en train de vivre une saison maudite, la faute à une cascade de blessure. Le président Jean-Léon Piat n’a pu que constater une équipe décimée et amoindrie tout au long de l’année. Afin d’en savoir plus nous sommes partis à la rencontre d’Abgue Barakaou, l’un des rescapés de cette hécatombe pour faire le point au sein du club de la capitale de la lumière et du parfum.

Bonjour Abgue. Rentrons directement dans le vif du sujet en faisant un point rapide de la saison.

Actuellement on est en pleine lutte dans le bas de classement, il manque encore deux victoires pour se sauver et respirer mais je ne doute pas une seconde de notre maintien.

Est-ce que tu t’attendais à vivre une saison si difficile ?

Non, du tout ! On avait fait une belle pré-saison, l’équipe tournait bien, était bien construite, on était confiant pour ce championnat. Malheureusement rien ne s’est passé comme prévu.

Photo : Tuan Nguyen

L’un des facteurs de cette saison délicate est cette avalanche de blessure qui touche le club.

Honnêtement, ce qui nous est arrivé c’est du jamais vu ! On n’a jamais été au complet. Ça a été dur moralement certaines semaines. On était seulement six joueurs à l’entraînement. Six ! C’est impossible de travailler dans ces conditions.

Les ennuis ont commencé dès le début… (il coupe)

Oui, dès le départ on perd Maxime Boire (luxation de l’épaule gauche) : saison terminée. Michel Ipouck absent (déchirure ishio), puis Guillaume Mérie (pubis), entretemps on accumule les courtes défaites (64 – 60 face à Monaco, 90 – 84 face à Angers), tant bien que mal on signe quelques succès à droite à gauche, mais l’équipe est toujours décimée, malgré les renforts (Vincent Mendy et Julien Sauret). En début d’année civile la poisse continue. On est obligé de faire sans Michel Ipouck (rechute), Milan Vasic (cervicales) puis Ljubomir Avramovic (lombaires), Zeljko Bojovic (ishio), Julien Sauret (mollet). Bref la série noire se poursuit ! Malgré tous ces coups durs on arrive à faire quelques performances (victoire à Souffel, contre Monaco) et gagner les matches importants comme Angers. Par la suite, toujours des petits bobos comme Guillaume Mérie (gastro), Nicolas Arnolin (fracture du fatigue), Adrien Boivin (adducteurs). Aujourd’hui on récupère petit à petit tout le monde et on devrait être au complet quand le championnat sera terminé ! Un comble !

Au final, qui a été épargné cette année de passer par la case infirmerie ?

Seuls Gautier Lemon, Alexandre Hergott et moi !

« La confiance du coach fait plaisir »

Au complet, que vaut réellement cette équipe ?

Au complet, le top 8 était vraiment envisageable.

Quelles sont les forces et les faiblesses de Chartres ?

Photo : Tuan Nguyen

Notre principale force c’est incontestablement notre défense (deuxième du championnat). On est compact et dur à manœuvrer. Quant à notre faiblesse, je pense que c’est l’adresse, pourtant on a que des joueurs adroit dans l’équipe comme Mérie, Vasic ou Bojovic qui font des séries de 10 que 10 à l’entraînement.

Depuis l’arrivée de Raphaël Gaume sur le banc en début de saison, tu es devenu un cadre de cette équipe et ton temps de jeu a doublé par rapport à l’année dernière (21 minutes). Quel est ton point de vue sur ta saison ?

D’un point de vue individuel je suis moyennement satisfait. Défensivement j’ai assuré mon rôle, mais je me dis qu’offensivement j’aurais pu et dû mieux faire (7 points de moyenne). Mais on y travaille avec Raphaël, notamment l’alternance percussion/tir extérieur. Le coach a confiance en moi et ça fait plaisir.

Tu connais bien la NM1, constates-tu que le niveau est de plus en plus relevé ?

Cette année c’est de plus en plus dense et tout le monde peut accrocher tout le monde. Voilà pourquoi on voit souvent des surprises à chaque journée de championnat. D’ailleurs on constate bien que, hormis Orchies qui a pratiquement validé son billet en Pro B, ça lutte pour le haut de tableau comme pour le bas de tableau.

« Je me vois bien rester à Chartres »

À tes yeux, Orchies fera-t-il un beau champion de NM1 ?

Oui incontestablement c’est un beau champion, logique au vue de l’effectif et de leur parcours, bravo à eux !

Photo : Tuan Nguyen

Ton pronostic pour le Final Four ?

Difficile à direSouffel, Vichy, Cognac, Monaco, Blois, Rueil, La Rochelle… Pas mal d’équipes ont une carte à jouer. Après, je pense que Monaco peut faire quelque chose et Vichy aussi.

Seras-tu toujours à Chartres la saison prochaine ?

C’est encore trop tôt pour en parler. Le plus important c’est de sauver le club. Mais il est vrai que je me vois bien rester à Chartres. Je m’y sens bien, j’ai de bons coéquipiers, de bons amis et un coach qui va encore me faire passer des paliers. J’ai bien reçu quelques appels mais, je le répète, le plus important à l’heure actuelle est de maintenir le club en N1.

Tu as connu beaucoup de clubs tout au long de ta carrière (Fos Ouest, Longwy, Charleville, Strasbourg, GET Vosges). Quel regard portes-tu sur ton parcours ?

J’ai beaucoup voyagé, joué avec des grands joueurs, connu tous les niveaux de la Pro A à la NM2 et je ne regrette rien, même les mauvais choix. Néanmoins, Je pense que, jeune et mieux encadré, je n’aurais pas fait le même parcours mais c’était ma destinée.

ITW Alex Okafor, ce Rennais qui cartonne en NM1

S’appeler Okafor et jouer au basket est devenu quelque chose de « banal » de nos jours. En effet, à l’heure actuelle, on compte plus d’une vingtaine d’Okafor basketteurs professionnels à travers le monde ! Le plus célèbre étant le joueur des Washington Wizards Chukwuemeka Ndubuisi, plus connu sous le nom d’Emeka Okafor, dont le préparateur physique est Français. Mais il y a aussi Patrick Okafor, TJ, Ruth, Curtis, Joel, Kennedy, Moses… Celui qui nous intéresse aujourd’hui se nomme Alexander, joueur de l’URB 35 et engagé dans une opération sauvetage pour empêcher le club de descendre en Nationale 2. Arrivé à Rennes fin janvier, l’Américain s’est parfaitement intégré dans le groupe, au point d’être devenu le leader qu’il manquait à cette formation (17 points et 8 rebonds pour 19 d’évaluation de moyenne).

photo : Benoît Rozec – URB 35

Anonyme en NCAA (1,3 point et 1,5 rebond en 23 matchs entre 2005 et 2008), néophyte en tant que professionnel (une obscure expérience en ABA et une autre, timide, en Allemagne), Alex Okafor est en train de s’imposer parmi les meilleurs étrangers de NM1. Rencontre avec ce basketteur qui commence à se faire un nom, et surtout un prénom, parmi les nombreux Okafor.

Bonjour Alexander, peux-tu te présenter ?

Je suis né en 1987 en Californie et j’ai grandi à Carson avant de déménager à San Jose (à côté de San Francisco, NDLR). J’ai commencé le basket à l’âge de 6 ans. Jeune, je regardais souvent les matchs NBA à la télévision et en particulier ceux des Lakers, puis j’essayais de reproduire le lendemain sur le terrain les faits et gestes des joueurs. Gamin j’étais un vrai fan de Penny Hardaway, Grant Hill, Scottie Pippen… J’admirais leur polyvalence et j’ai toujours voulu être le type de joueur capable de jouer comme eux des deux côtés du terrain. Tout au long de ma jeunesse, j’ai joué pour mon collège et des équipes en High School, comme la plupart des enfants aux États-Unis.

Durant mon parcours, j’ai toujours était très bien entouré avec des très bons entraîneurs. J’ai travaillé avec des coachs qui insistaient beaucoup sur les fondamentaux en pratiquant un jeux équilibré et varié. À force de travail et de persévérance, j’ai compris que la taille ne doit pas déterminer votre poste sur le terrain, seules vos compétences doivent être mises en avant afin d’être le plus performant pour votre équipe. Après le lycée, j’ai intégré la prestigieuse université de Princeton et j’ai été diplômé en 2009.

photo : Benoît Rozec – URB 35

Tu as mis ta carrière entre parenthèses entre 2008 et 2013.

Lors de mon entrée à Princeton, j’ai mis volontairement le basket de côté durant deux ans sur les quatre années où je suis resté à l’université. Maintenir un équilibre entre la rigueur des cours en tant qu’étudiant et l’exigence de la vie d’un athlète est quelque chose de très difficile. À un moment j’ai dû faire un choix et, dès mon plus jeune âge, mes parents m’ont toujours enseigné l’importance de l’école, voilà pourquoi j’ai privilégié mes études. Par la suite, à force de travail, d’encouragements de ma famille, de soutiens des uns et des autres, j’ai repris le basket petit à petit. À la suite de mon diplôme, j’ai joué en ABA à Bay Area Matrix au cours de la saison 2010/11, puis en Allemagne à Wurtzbourg (la ville d’où vient Dirk Nowitzki et où il jouait jusqu’à sa draft, NDLR) en 2011/2012. Ce fût une superbe expérience car j’ai vraiment pu m’entraîner et m’améliorer même si la ligue n’était pas très compétitive. Cela m’a donné confiance et permis de croire que je pouvais jouer à un niveau plus élevé.

Comment es-tu arrivé à Rennes en janvier ?

photo : Benoît Rozec – URB 35

En fait, cette saison, j’étais censé jouer au Japon, mais l’affaire a échoué au dernier moment et je me suis retrouvé sans rien. Par l’intermédiaire de Crossover Elite, qui est une organisation qui fait des camps pour joueurs dans l’espoir de décrocher un contrat, j’ai été mis en relation avec un agent français (Alexandre Atkinpahoun) qui m’a parlé d’un club de Nationale 1 qui cherchait un joueur étranger. Voici comment je me suis retrouvé à Rennes en concurrence avec un autre joueur (Eddy Cage). On avait été mis à l’essai tous les deux pendant une dizaine de jours et au final le club m’a choisi. La Nationale 1 est une ligue compétitive avec des joueurs solides et je suis heureux de pouvoir évoluer dans ce championnat.

Quels sont tes objectifs en arrivant à Rennes ?

En tant que joueur, j’essaye toujours de repousser mes limites et de m’améliorer afin de pouvoir rivaliser avec les meilleurs. Plus connu pour mon profil défensif, j’essaye de travailler mon jeu en attaque afin d’apporter plus de points. Je me fixe des objectifs à atteindre et je travaille dur pour y arriver. Je suis de plus en plus à l’aise au sein de l’équipe, je monte en puissance (21 d’évaluation face à Blois, 29 face à Monaco, 36 face à Sorgues, 38 face au Centre fédéral, NDLR) et j’essaye de devenir toujours plus complet. J’espère que l’on arrivera à maintenir le club en Nationale 1.

Tu as été élu MVP de la 26e journée de Nationale 1 (voir par ici).

On me demande souvent si je suis étonné de mes performances après avoir été éloigné des terrains si longtemps. Pour être honnête je ne suis pas surpris du tout, j’ai énormément travaillé pour me remettre à niveau. Je remercie d’ailleurs mon agence Crossover Elite et Rennes pour me donner l’occasion de jouer ici. Je suis heureux de mes performances car, quand on sort d’une université comme Princeton, les gens pensent que l’on ne tourne qu’à 1 point et 1 rebond sous prétexte que c’est plus une fac « d’intellos » qui n’est pas réputée pour sortir des vrais basketteurs. Encore une fois, je tiens à signaler le mérite qu’ont mes coéquipiers pour me soutenir et m’encourager afin d’être le plus performant sur le terrain. On me fait confiance et ils font le maximum pour me mettre dans les meilleures situations.

Cela fait deux mois que tu es à Rennes ? Comment t’y sens-tu ?

photo : Benoît Rozec – URB 35

Je me suis assez vite senti à l’aise ici à Rennes. Tout le monde – joueurs, entraîneurs, membres du personnel – a fait le maximum pour mon intégration. Et puis, en dehors de l’équipe, Darnell Williams de Saint-Quentin, qui est depuis longtemps en France, me donne beaucoup de conseils sur la façon de vivre ici donc je savais un peu où je mettais les pieds.

En dehors du basket, je suis quelqu’un de calme, posé, j’aime passer du temps avec ma famille et mes amis, lire et écrire, écouter de la musique, voyager et apprendre de nouvelles choses. Je ne suis pas un grand fêtard même si j’aime bien passer une bonne soirée de temps en temps.

L’année prochaine, seras-tu toujours en France ?

Il est trop tôt encore pour le dire, mais une chose est sûre, si une bonne opportunité se présente à moi, je ne serai pas contre l’idée de rester dans l’Hexagone.

Que comptes-tu faire à l’issue de ta carrière ?

J’ai un certain nombre d’idées à l’esprit. Je voudrais travailler dans l’humanitaire pour aider des personnes en difficulté, dépendantes, que ce soit pour un état ou une organisation.

J’ai aussi envie d’écrire un livre et plaider, défendre, tous ces gens qui sont dans la précarité, l’exclusion et qui se battent chaque jour pour vivre. J’ai plusieurs pistes parmi lesquelles aider les populations en Afrique, au Nigéria par exemple (le nom Okafor est souvent rattaché à juste titre aux Nigérians et à sa grande diaspora, NDLR). J’aimerais vraiment faire bouger et avancer les choses.

Photo : URB/Benoît Rozec

Pro A : Nanterre vs Dijon : 76-80

Victoire importante de la JDA sur la parquet de Nanterre. L’ancienne triplette Vichyssoise – Jérémy Leloup (21 pts, 4 rbds, 2 pds), Zach Moss (16 pts, 6 rbds) et David Melody  (16 pts, 6 rbds, 5 pds) – a montré le chemin de la victoire. Dominateurs aux rebonds (26 à 22) et plus adroits (58%), Dijon a surtout fait l’écart en deuxième quart-temps en passant un 20 à 9 à des locaux dépassés. Du côté de Nanterre, on notera la bonne prestation de Johan Passave-Ducteil auteur de 17 points et 7 rebonds.

Grâce à cette précieuse victoire, la JDA se retrouve 8e au classement (12 victoires/11 défaites) et peut se permettre de regarder vers le haut. Nanterre, de son côté, est juste derrière avec 11 victoires et 12 défaites et toujours en course pour accrocher les dernières places en playoffs.

Melody a pris le dessus sur Lighty (photo : Claire Macel)

ASVEL : le projet d’une nouvelle salle abandonné !

Après plus de deux ans de négociations, le projet d’une salle multifonction pouvant accueillir 13 000 supporters mené par la ville et certaines collectivités a malheureusement été abandonné.

Initialement prévu sur un site proche de l’Astroballe, dont le Grand Lyon était devenu propriétaire à 80%, les différents acteurs ne sont pas parvenus à trouver les fonds suffisants pour financer les 20% restants (130 millions) et se voient donc contraints de renoncer définitivement comme l’a déclaré le président du club, Gilles Moretton. Lire la suite »

Fabien Causeur rejoint Vitoria

Après Adrien Moerman parti à Bilbao, la Pro A perd à nouveau l’un de ses meilleurs jeunes talents avec le départ de Fabien Causeur (1m92, 25 ans) pour le Caja Laboral, le club de Thomas Heurtel et Kevin Seraphin. Lire la suite »