Sammy Mejia (1,98m), qui possède la double nationalité, américaine et dominicaine, fut essentiel dans la conquête du titre de champion de France de Cholet Basket en 2010 puis dans son bon parcours en Euroleague –malheureusement sans Top 16- l’année suivante. Il décrocha cette saison-là le titre de MVP étranger de Pro A. Lire la suite »
Un échec de Bourges face à Ekaterinbourg et sa Dream Team était attendu. Mais c’est une déferlante qui a balayé le Prado en première mi-temps (55-28) avant que l’écart se stabilise quelque peu (93-67). Encore une fois, les Américaines Diana Taurasi (1,83m, 34 ans) et Brittney Griner (2,03m, 26 ans) ont survolé le match avec respectivement 20 points dont un 4/9 à trois-points et 14 points. A signaler les bonnes stats d’Ana Filip (17 points et 6 rebonds). Lire la suite »
Ils sont des centaines voir des milliers, ils sont de toutes nationalités, ils sont de tout âge, ils ont plus ou moins d’expériences … « Ils » se sont les joueurs qui rêvent de venir jouer en France. Parce qu’ils n’ont pas fait un bon parcours scolaire, parce qu’ils sont sortis des radars, parce qu’ils n’ont pas les bons contacts et parce qu’ils n’ont pas eu aussi de la chance, nombreux sont ces joueurs « oubliés » qui galèrent aux quatre coins du monde pour se faire connaitre. « Ils » aura aujourd’hui un nom, un visage, un sourire, « ils » s’appellera Alvin Nance. Il est américain, a 29 ans et c’est son histoire qu’il va vous raconter …
« Je m’appelle Alvin Nance, je suis né aux États-Unis le 18 décembre 1987 à West Memphis dans l’Arkansas. J’ai grandi au sein d’une petite ville appelée Crawfordsville toujours dans l’Arkansas où la population n’excède pas les 550 habitants. A l’époque mes parents travaillaient à l’usine. Mon papa était soudeur et ma maman était affectée sur la chaine des chariots élévateurs. J’ai un frère et une sœur et je suis le plus jeune des trois enfants. J’ai passé ma scolarité à la Marion High School, le lycée de la ville de Marion en Arkansas. C’est ici que j’ai réellement débuté le basket. Durant mes années au lycée, j’ai été le leader de mon équipe (21 points, 11 rebonds, 4 passes) et nous avons battu de nombreux records, cependant nous n’avons pas été en mesure de décrocher le championnat. Une fois mon diplôme obtenu je devais aller à Jackson State dans le Mississippi, malheureusement le coach qui me voulait est parti, j’ai du changer mes plans et cela a été le début d’un parcours compliqué pour terminer ma scolarité. Je suis allé à Southwest Tennessee Community College où j’y suis resté deux ans. Par la suite j’ai continué à Lemoyne-Owen College en NCAA 2, malheureusement pour moi le coach avait décidé de prendre un joueur sois-disant meilleur que moi à mon poste, alors je suis parti et je n’ai donc fait qu’une année là-bas (pour la petite histoire le joueur recruté n’a pas pu joué car il n’était pas éligible, je l’ai appris par la suite). Suite à cela je suis resté deux ans sur le carreau. J’essayais de trouver le meilleur programme possible pour revenir dans le circuit mais c’était long et compliqué.
Pour la saison 2011/2012, j’ai rebondi à Philander Smith en NAIA. Je ne jouais pas au basket la première année, je devais me concentrer sur mes notes. Le championnat universitaires NAIA n’est pas autant prisée que la NCAA. Il est plus facile d’y entrer car la NAIA a des exigences moins restrictives que la NCAA. Tout le monde veut aller en NCAA mais tout le monde n’a pas les capacités pour intégrer une prestigieuse fac américaine. J’ai repris le basket en 2012/2013, j’ai disputé 30 matchs durant cette année avec les Panthers, j’ai tourné à cette époque à 20 points, 6 rebonds et 2 passes de moyenne. Pour la petite histoire avec une moyenne de 229 lancers francs réussis sur 244 tentés, j’ai été numéro 1 dans cet exercice aux États-Unis.
Après cela, il a fallu lancer ma carrière professionnelle. Mais comment trouver une équipe quand on est pas passé par la case NCAA, que l’on a pas d’agent et que l’on est noyé parmi la centaine d’étudiants américains qui recherchent eux aussi une équipe à la fin de leur cursus scolaire ? Le parcours du combattant commence.
C’est au Pérou que j’ai débuté ma carrière en 2014. J’ai déniché ce contrat tout seul sur internet en surfant à droite à gauche. Je ne savais même pas où situer exactement ce pays sur la carte en Amérique du Sud (comme la plupart de mes compatriotes d’ailleurs). C’était l’inconnu. Mon premier club s’appelait Santos Basketball Club, une nouvelle équipe en première division péruvienne. C’était la première fois que je quittais mon pays, cela a était une émotion immense. J’ai vécu un véritable choc culturel. La langue, l’environnement, les odeurs … tout était nouveau pour moi mais en même temps tous les jours j’apprenais quelques chose. J’habitais à Lima la capitale et j’en garde un fabuleux souvenir car ça dépassait le simple cadre du basket, c’était une nouvelle vie. A l’époque je m’en rappelle, je gagnais 1500 $ par mois et j’avais un appartement prêté par le club. Pour ma saison rookie, je tournais à plus de 40 points de moyenne. J’ai même réalisé un match à 71 points marqués ! 71 !!!
Suite à mes bonnes performances, j’ai rencontré un gars à l’occasion d’un match. On a discuté tout les deux dans les tribunes et le mec m’a demandé si cela m’intéressait de jouer dans un autre pays d’Amérique Latine, en Bolivie où le niveau est meilleur. J’ai dis banco et je suis allé en Bolivie. J’ai signé à LaSalle Cochabamba et j’y suis resté 3 mois. Après je rejoins Entretanto Meta LaSalle Tarija, le club de la ville de Tarija, une municipalité de 140 000 habitants dans le sud du pays. J’ai fait ce que l’on demande à un Américain. J’ai beaucoup marqué, j’ai pris des rebonds et fait des passes. On a terminé champion de Bolivie ! Les supporteurs étaient des fous furieux (mais dans le bon sens, hein !), ça me donnais des ailes, je me prenais pour Kobe Bryant sur le terrain, mais attention je n’avais pas la même paye que lui (rire), j’étais à 2000 $ avec l’appartement, le Kobe Bryant du pauvre quoi ! J’ai ensuite signé à Amistad, le club de la ville de Sucre juste pour trois matchs, toujours en Bolivie puis je suis rentré aux Etats-Unis.
Quelques semaines plus tard, je reprend mon sac à dos et cette fois direction le Mexique. Je rejoins Liebres de Guasave. Malheureusement mon expérience mexicaine tourne court très rapidement. Au bout de deux semaines seulement je quitte le club. Les dirigeants ne me payaient pas. Dans ces conditions je ne pouvais pas rester et je suis donc rentré chez moi dans l’Arkansas.
En ce moment je suis aux Etats-Unis. Pour garder la forme et le rythme je joue pour une équipe qui s’appelle Delta Storm et qui évolue au sein d’une ligue mineure américaine. Cela me permet d’être opérationnel de suite en cas d’appel d’un club. C’est important de travailler tous les jours, si tu coupes, tu arrives hors de forme.
Être basketteur professionnel est dur, très dur, c’est une vie de galère. On voit ceux qui réussissent mais derrière il y a des milliers de joueurs qui n’y arrivent pas. Mon rêve serait de venir jouer en Europe et plus spécialement en France. J’ai 29 ans, je suis mature, j’ai de l’expérience et j’ai envie de passer un cap et réaliser mon objectif. Je suis parfaitement conscient que mon profil à première vue n’intéresse pas forcément les recruteurs européens mais je sais que je peux jouer dans un championnat français, que j’en ai les capacités. Pas en Pro A/Pro B directement bien sûr mais dans les divisions inférieurs. Je sais tout faire sur un terrain, je l’ai démontré au Pérou, en Bolivie … certes ce sont des « petits » championnat mais on ne marque pas 40 points de moyenne sur une saison en première division péruvienne par hasard. En Bolivie j’ai aussi marqué 64 points lors d’un match ! Tout cela ce n’est pas anodin je pense, les cercles sont les mêmes partout. Qu’est ce que cela pourrait donner en France dans un club de Nationale 2 par exemple ?
La seule chose que je voudrais, c’est que l’on me donne une chance, qu’un club me donne la possibilité de me montrer. Je suis prêt à payer mon billet d’avion pour venir faire un essai s’il le faut ! La marche la plus dure est toujours la première. Je n’ai jamais jouer en Europe, je n’ai pas d’agent et depuis toujours je me suis débrouillé tout seul pour trouver des contrats et tenter de vivre de mon métier. C’est difficile je le vous cache pas. Il faut être fort sur le terrain mais également être costaud en dehors du terrain. Depuis un petit peu plus de deux ans, je suis devenu papa d’une ravissante petite Alivia. C’est pour elle que je me bat aussi, pour qu’elle soit fier de moi, il ne faut pas que je lâche …
Quand je regarde mon parcours, tout n’a pas été facile, loin de là, mais toutes ces épreuves m’ont donné du caractère. Quand je vois des joueurs qui se plaignent pour des broutilles, qui ne font pas le travail qui leur ai demandé, qui ne sont pas professionnel dans leurs attitudes, qui ne respectent pas le club qui le paye, j’ai envie de dire « Hey mec ! Tu as la chance de vivre du basket, pourquoi tu te plains ?! » Tout n’est pas tout rose bien sûr mais à partir du moment où tu as la chance qu’un club te fasse confiance, te rémunère pour que tu puisses jouer et te mette dans de bonnes conditions alors tu es un privilégié.
De mon coté je garde plus que jamais espoir qu’un jour on me donne ma chance. Au fond de moi, je sais que quelqu’un me tendra la main, ça peut être demain, dans 6 mois, dans 1 ans … Il faut toujours croire en ses rêves. Tous les jours je m’entraine dur, chaque goutte de sueur est un pas vers la France et à un moment ça paiera, oui ça paiera …
Je m’appelle Alvin Nance et je vous remercie d’avoir lu mon histoire … »
Son parcours:
2004-2006: Marion High School
2006-2008: Southwest Tennessee Community College
2008-2010: Il avait abandonné l’école avant d’essayer de revenir dans le circuit scolaire
2010-2011: Lemoyne-Owen College (NCAA 2)
2011-2012: Philander Smith (NAIA): n’a pas joué
2012-2013: Philander Smith (NAIA): 30 matchs: 20,2 points, 6,1 rebonds, 1,7 passe
Comment résumer la première décennie professionnelle de Nobel Boungou-Colo, passé de la NM2 à la première division Russe en 10 ans ? C’est la question que nous nous sommes posés pour réaliser cette infographie réalisée par Andy Hyeans, consultant en ingénierie du sport et auteur de Sport Data Revolution. Lire la suite »
Selon El Mundo Deportivo, une personne de l’entourage de Nando De Colo se serait approché du FC Barcelone afin de savoir si le meneur français pourrait faire partie des plans du club catalan pour la saison prochaine. Lire la suite »
Remercié par la JDA Dijon, il y a quelques jours, car jugé hors de forme, LaQuinton Ross (2,03 m, 26 ans) a trouvé un nouveau club. L’Américain traverse l’Atlantique et signe à Malvin Montevideo. Il vivra dans la capitale sa première expérience en Uruguay.
Vu en Italie et en Israël avant de rallier la France pour un essai infructueux, l’intérieur tentera de retrouver des couleurs au sein de l’actuel cinquième du championnat uruguayen.
Pour rappel, suite à son départ, Dijon avait recruté Brandon Peterson pour solidifier sa raquette.
Dix-sept joueurs pour neuf pays, le contingent tricolore est encore bien présent sur le Vieux Continent. De la Lituanie à l’Espagne, de l’Allemagne à la Grèce en passant par la Russie et la Chine (!), Basket Europe vous propose chaque semaine un tour d’horizon complet des performances de nos Français de l’étranger. Lire la suite »
846 matches en NBA à 18,9 points de moyenne, essentiellement à Phoenix et New York, Amar’e Stoudemire (2,08m, 111 kg) fait partie des immenses stars américaines à avoir franchi l’Atlantique au soir de leur carrière. Le Floridien a eu 34 ans en novembre.
Stoudemire s’est installé avec sa femme et ses quatre enfants à Jérusalem et porte le maillot de l’Hapoël. Pas un hasard puisqu’il était actionnaire minoritaire du club depuis quatre ans -il a revendu depuis ses parts. Le coût de son contrat est estimé cette saison à environ 700 000 dollars, avantages en nature compris. Somme fort modeste pour quelqu’un qui parapha en 2010 avec New York un contrat de 100 millions de dollars.
L’Equipe est allé à sa rencontre sur place et explique que Amar’e Stoudamire, déjà juif par quelques ancêtres, a entamé un processus de conversion au judaïsme en 2012 et rêvait depuis longtemps de venir en Terre Sainte et c’est lui-même qui a fait des offres de service à l’Hapoël.
« Au début, c’était bizarre, on me regardait comme Bob Marley quand il a expliqué appartenir au mouvement rastafari. J’étais comme hors la loi, entre ceux qui pensent a priori qu’un Noir ne peut pas être juif et les Juifs ultra orthodoxes chez qui ma croyance n’est pas reconnue. Alors que, pour moi, il n’y a rien de nouveau. Cette foi, c’est toute ma vie. »
L’ancienne idole du Madison Square Garden ne ravage pas tout sur son passage en Israël où il se situe à 10,1 points et 5,9 rebonds dans une équipe 4e du championnat national. Mais l’Hapoël, qui dispose d’une aréna de 11 600 places digne de la venue d’une telle étoile américaine paraît totalement satisfait de l’investissement.
« On ne sait jamais à quoi s’attendre avec un joueur de son statut, explique l’international israélien Yotam Halperin à L’Equipe. « Mais, plus encore que sa signature, la surprise est venue de sa personnalité impliquée, simple, pro. Il ne s’est pas mis au-dessus ni n’a joué les stars. Il n’avait jamais joué en Europe. Il s’est mis dans la peau du jeune espoir, pose des questions, essaie de comprendre chaque subtilité. »