"Interview"

Philippe Legname (DG de Hyères-Toulon): « C’est la première fois que je vais souhaiter que mon fils perde »

Philippe Legname a plusieurs facettes. C’est le Directeur Général du Hyères-Toulon Basket, un club de Pro A, et aussi le président de la Ligue Féminine (LFB), tout en étant le père de Laurent, le coach de la JDA Dijon. Sachez aussi qu’il est membre du Comité Directeur de la FFBB et de la LNB. De multiples raisons pour que Basket Europe l’interroge. Une interview en deux parties. Lire la suite »

Ruddy Nelhomme (Poitiers) « Il y a des scouts NBA à nos matches et à nos entraînements »

 

Ruddy Nelhomme est à la fois le coach emblématique de Poitiers et l’adjoint de Vincent Collet en équipe de France. Il a cette saison au PB 86 deux jeunes, Youssoupha Fall et Sekou Doumbouya, qui pourraient un jour rejoindre le groupe des Bleus. Lire la suite »

Édouard Choquet, un champion en voie d’émancipation

À seulement 28 ans, Edouard Choquet est déjà un joueur chevronné des parquets français : depuis sa première apparition sur les terrains de Limoges en N1 en 2004, le meneur s’est par la suite aguerri en sillonnant l’Hexagone, de Bordeaux à Provence en passant par Le Portel et Fos-sur-Mer. Mais après de belles années en Pro B, le Limougeaud a passé un cap l’an passé, avec une première saison en Pro A sous l’uniforme de Villeurbanne, conclue par un titre de champion de France. Désormais, Édouard Choquet porte les couleurs de Châlons-Reims, avec l’ambition de devenir un cadre du championnat. Lire la suite »

Retour sur les JO de Sydney en 2000 : le récit du coach

Aux JO de Sydney, en 2000, l’équipe de France décrochait une inattendue médaille d’argent. Après une première semaine où ils frôlèrent le chaos, les Bleus se sublimaient en quart (Canada) et demi-finale (Australie) avant de tenir tête un temps aux Américains en finale. Basket Europe a retrouvé les acteurs de cette aventure épique devenus des héros.

Première partie : le récit de l’entraîneur, Jean-Pierre de Vincenzi.

 

« L’histoire de Sydney, c’est un vrai projet au départ. Le 23 août 1995, après deux années dirigées par Michel Gomez, Yvan Mainini m’appelle dans son bureau et me dit qu’il veut que j’entraîne l’équipe de France car j’ai déjà eu les générations 1971 et 1973 sous mes ordres. Il m’assure qu’il va tout faire pour avoir l’organisation de l’EuroBasket 1999 car il faut absolument que cette équipe aille à Sydney. On essaye de construire ce projet, avec des hauts et des bas, jusqu’à en arriver à la qualification pour les Jeux en 1999. A ce moment-là, il apparaît très rapidement qu’il y a deux personnes qui revendiquent le leadership de l’équipe et je suis obligé de faire un choix, sinon cela aurait pu mal se terminer. Je place Jim Bilba et Antoine Rigaudeau à la tête de l’équipe.

« Le soir où on a découvert que la Serbie s’était faite démâter par le Canada, il y a eu comme un déblocage dans la tête des joueurs »

Avant les Jeux Olympiques se pose le problème de savoir comment on va préparer le groupe pour affronter des sélections comme l’Espagne, l’Italie ou la Russie qui sont plus fortes physiquement que nous, avec aussi plus de vécu. On fait le choix de préserver le groupe avec une préparation qui fait le pari d’arriver en forme très élevée sur la phase finale. Je vais chercher un préparateur physique de très haut niveau, Jean-Pierre Egger, un Suisse. On imite le fonctionnement d’un club. On a mis tout le monde sur un même lieu, avec la présence des familles, de façon à ce que chacun reste avec ses proches le soir. On a fait venir tous les adversaires en France, l’idée était de garder le plus de fraîcheur possible. A contrario, toutes les autres équipes sont parties de chez elles un mois et demi avant. Aux Jeux, pendant la deuxième semaine, on était en phase ascendante quand beaucoup d’autres déclinaient. On a aussi su exploiter le fait de tomber sur des équipes qui n’avaient pas l’habitude de nous jouer. Affronter le Canada et l’Australie, c’est plus facile à manœuvrer stratégiquement que la Serbie, par exemple, avec un Zeljko Obdradovic au coaching qui nous connaissait par cœur et qui savait comment nous faire péter les plombs. La première phase a été difficile et on se voyait croiser avec la Serbie en quart. Et je peux vous dire que l’état d’esprit des joueurs était morose, il y avait un complexe face aux Serbes. Le soir où on a découvert que la Serbie s’était faite démâter par le Canada, il y a eu comme un déblocage dans la tête des joueurs, ils se sont dit que tout devenait possible. J’ai senti à ce moment-là qu’il se passait quelque chose.

« Quand il y a les volleyeuses brésiliennes dans le bâtiment de gauche et les volleyeuses italiennes dans celui de droite… »

C’est difficile de se gérer dans le village olympique. On avait essayé de préparer les joueurs à vivre dans ce village. L’objectif majeur était que le groupe s’auto-gère, qu’il y ait toujours quelqu’un pour rattraper un coéquipier qui commence à partir en sucette. Après, vous savez, quand vous faites en sorte que le groupe s’auto-gère, cela peut finalement se retourner contre vous car les joueurs pourraient se dire qu’ils se suffisent à eux-mêmes. Mais en définitive, vous êtes toujours là pour tenir la main derrière. Il fallait essayer de trouver la solution pour que les joueurs prennent conscience de leurs responsabilités et les assument, surtout dans un village olympique. Quand il y a les volleyeuses brésiliennes dans le bâtiment de gauche et les volleyeuses italiennes dans celui de droite, ce n’est pas facile de tenir quinze jours dans un truc pareil… Je me souviens d’un joueur qui m’avait dit être en dépression à force de dormir toute la journée et de rester enfermé. La complexité des Jeux, c’est aussi qu’on n’existe plus du tout à partir du moment où on se met à perdre. Vous rasez presque les murs tellement vous êtes transparents. Au premier tour, certains joueurs étaient à deux doigts de basculer du mauvais côté de la barrière à cause de nos défaites. Mais nous, contrairement à l’Espagne, l’Italie, la Russie ou la Serbie, on ne s’est pas détruit en cours de route et on a su se gérer jusqu’au bout, c’est la plus belle réussite de ce groupe.

« Rudy Tomjanovich demande temps-mort et je le regarde, il est blanc comme un linge »

Des matchs couperets, je ne retiens qu’une seule chose, absolument exceptionnelle pour un coach : l’état de flow. Quand un athlète a connu ça, ce moment où il réussit tout, même les yeux fermés, il ne fait que courir après le fait de retrouver cet état béni. Pour une équipe, c’est encore plus difficile car il y a plusieurs gars. Autant c’était laborieux contre le Canada en quart de finale, autant c’était magnifique contre l’Australie en demi. On aurait pu faire n’importe quoi, tout nous aurait réussi. Tout le monde était dans un état de grâce. Les joueurs étaient conscients qu’ils jouaient une partie de leur histoire et ça les a transcendés. Lors de la finale, on rentre sur le terrain avec la peur de prendre une branlée, on sort avec la peur de gagner. Quand on remonte à quatre points après avoir été mené de vingt points, Rudy Tomjanovich demande temps-mort et je le regarde, il est blanc comme un linge. Je demande deux choses aux joueurs : casser les contre-attaques et bloquer le rebond offensif, le seul vrai secteur où on pouvait se faire avoir par les Américains qui ne mettaient plus un tir. Quand on revient sur le terrain, il y a un moment de malaise : les arbitres ne sont plus là, la salle est dans un silence de cathédrale et nous, on se retrouve pris dans ce flottement. Les Ricains nous piquent un ou deux rebonds offensifs, on prend une contre-attaque… On n’est plus dans le move quoi. Je pense que si d’aventure on avait eu à rejouer ce match le lendemain, avec donc plus d’expérience, les choses auraient pu se passer différemment. C’est ainsi. Je crois que les joueurs de la génération actuelle n’auraient pas eu la même attitude. Il faut remettre les choses dans leur contexte. Jouer les Ricains en 2000, ce n’était pas pareil que maintenant. Lors du coup d’envoi du match contre eux en 2012 à Londres, les dix joueurs sur le parquet se connaissaient. Ce n’était pas le cas à Sydney.

« Je ne sais pas ce que tu fais là, tu aurais dû passer à la trappe en demi contre la Lituanie »

Je me souviens que Crawford Palmer s’était accroché avec un joueur américain. Le Ricain lui avait dit : « Ah tiens, je t’avais perdu de vue, qu’est-ce que tu fais là ? » Et Craw lui répond : « Ben moi aussi, je ne sais pas ce que tu fais là, tu aurais dû passer à la trappe en demi contre la Lituanie. » C’était le type d’échange pendant la finale, je n’ai pas vécu ce trashtalking comme de l’arrogance. Le staff en face avait aussi été vachement sympa.

J’ai beaucoup de bons souvenirs de cette aventure. Il y a eu des moments difficiles aussi. Le pire, c’est quand une équipe a les moyens de bien faire mais que tout le monde doute de tout. C’est compliqué car il faut procéder étape par étape : chaque fois qu’on abat un arbre, il y en a un autre derrière. Les Jeux, c’est long. C’est quinze jours de compétition pour nous, un seul pour les judokas par exemple. Donc il y avait des moments où il fallait vraiment faire du travail avec les joueurs. Quand Fred Weis se fait smasher sur la tronche, il faut travailler toute la soirée pour lui faire comprendre que ce n’est qu’une péripétie, qui a fait le tour de la terre certes, mais que le reste est bien plus important. Et au final, on a une médaille d’argent qu’on n’aurait jamais pu décrocher sans lui je pense. »

Photo : FIBA.com

Syndicat des joueurs : « On va voir des talents émerger »

SNB

La suite et la fin de l’interview de Jean-François Reymond, le directeur du syndicat des joueurs.

 

Le SNB veut assurer la promotion de ses joueurs

« Je pense qu’on va avoir un grand championnat de Pro B. Il y a eu des recrutements cohérents. Sylvain (Ndlr : Maynier, ancien joueur professionnel désormais au SNB) a été à Boulazac et il m’a dit que ça lui avait donné envie de rester dans le vestiaire et de remettre un short. A titre perso, j’aimerais que Strasbourg gagne un titre à cause de la restructuration du club mise en place, du choix de Henrik Dettmann à la place de Vincent Collet comme entraîneur. On peut aussi découvrir des joueurs que personne ne connaît car c’est ça aussi la spécialité du championnat français, quelqu’un qui arrive de D-League ou de troisième division chinoise et qui s’avère un très bon joueur de basket.

On va aussi avoir plus de visibilité à la télé, avec plus de matches, les vendredi, samedi et dimanche. Il faut que le grand public arrive à reconnaître les joueurs. On a eu des Ricardo Greer, des Ali Traoré, des gens qui sont suivis sur les réseaux sociaux. Au syndicat, on a notre carte à jouer à ce niveau.On a décidé de prendre l’initiative d’alerter les gens lorsqu’un joueur atteint une barre de statistiques importante, comme par exemple 1 000 points ou 2 000 rebonds en carrière. On sort de notre champ de compétence traditionnelle mais ça fait partie pour nous de la promotion des joueurs. On travaille avec Benoît Dujardin qui a monté Proballers. Proballers va permettre à tous les joueurs qui sont avec nous d’avoir accès à leur page perso et il y aura des photos et des vidéos d’eux, ce qui permettra d’avoir un vrai profil de basketteur. Cela permettra d’attirer le chaland si le joueur cherche un travail et ça ira en complément de notre liste des chômeurs. Déjà aujourd’hui cette liste renvoie sur le site (snbasket.com) et permet d’avoir accès aux stats individuelles des joueurs sur les saisons précédentes et aussi sur ses matches un par un et parfois à des vidéos. Tous les gars auront droit à ça, au fur et à mesure. On a créé un algorithme qui permet de mettre des barrières statistiques précises. On sera alerté une ou deux semaines en amont et on préparera un petit message que l’on rendra publique le soir du match. On veut sortir de la performance du simple match. Ça sera visible sur notre site, le twitter et le facebook. Notre vocation au SNB est de mettre les joueurs en valeur. Comme la ligue ne le fait pas, on a pris la décision de prendre ça en mains. Cela fait partie de notre stratégie de communication que l’on a mis en place depuis six mois.

 

« J’ai envie de voir Julien Espinosa faire de bons résultats »

 

Les souhaits de Jean-François Reymond

Pour le media day, on a pris plein de JFL. Malheureusement ça ne représente pas la réalité du championnat. Je connais des joueurs qui disent que c’est du foutage de gueule et que si tu veux que ton media day reflète ton championnat, il faut prendre dix étrangers. Assumons ! Un des joueurs convoqués m’a dit « Jeff, qu’est-ce qu’on fait ? Refuse t-on d’aller au media day ? » C’est triste d’en arriver là car c’est hyper important qu’il y ait des Français qui soient à ce media day et qui puissent promouvoir leur championnat.

Je suis sûr qu’il y aura des choses positives, on va voir des talents émerger. J’espère que Petr Cornelie (Le Mans) fera une super saison, pareil pour Moustapha Fall (Chalon). J’espère que ce sera aussi le cas pour Edouard Choquet qui a eu des hauts et des bas à l’ASVEL et qui pendant l’année s’est demandé « qu’est-ce que je fous là ? Je ne suis pas fait pour la Pro A. » Il va avoir des responsabilités à Châlons-Reims. Une équipe qui vit bien, bien équilibrée, des étrangers qui connaissent le championnat. J’ai envie de voir Julien Espinosa faire de bons résultats, c’est un jeune coach qui a fait remonter Antibes, qui a amené Timothé Luwawu au niveau où il est, drafté en NBA. C’est un vrai coach formateur. Timoté Luwawu a commencé la saison avec 5 minutes, il l’a fini avec 25 et aujourd’hui il est en NBA. Ce sont ces choses là qu’il faut mettre en avant. J’espère que Isaia Cordinier (Antibes) va faire une super saison ce qui était déjà le cas en Pro B. J’ai envie que les gens découvrent Le Portel. C’est un peu l’aberration de notre Pro A mais c’est ça aussi qui fait la beauté de notre sport. On sait que l’on n’est pas un sport de grandes villes ! Ca sera toujours comme ça. On a des Boulazac, des Gravelines et peut-être jamais Toulouse et Bordeaux et Nantes au niveau qu’on l’espère.

 

Il pourrait y avoir en NBA un lockout qui commence le 1er juillet de l’année prochaine

 

Des Américains s’impliquent dans le syndicat

L’année dernière, malgré quelques ratés, à Limoges, le championnat a été de qualité avec des équipes qui étaient cohérentes avec 5 JFL et 5 JNFL. C’eut été bien de rester comme ça. On va voir si l’on peut conserver cette cohérence avec ce nouveau fonctionnement. Ce n’est pas un moment facile pour le basket, et pas qu’en France. J’ai plein de contacts partout y compris avec le football US et chacun considère que ce n’est pas exclu qu’il y ait un lockout en NBA même s’ils ont signé un gros contrat TV. Ils peuvent dénoncer leur accord collectif le 15 décembre, ce qui veut dire qu’il pourrait y avoir un lockout qui commence le 1er juillet de l’année prochaine. C’est une donnée économique à prendre en compte y compris dans la guerre FIBA-Euroleague. Je suis persuadé que le CSKA Moscou peut offrir 3 millions de dollars à LeBron James pour faire la saison et pour lui ça serait un nouveau marché, alors pourquoi refuserait-il ? En NBA, ce sont de super basketteurs mais aussi des hommes d’affaires. Il y a aussi 27-28% de joueurs qui sont étrangers et pour le syndicat des joueurs américains, c’est très compliqué à gérer. Pour ces joueurs européens ce n’est pas forcément une priorité d’être solidaires avec des joueurs américains qui font grève. Ils sont capables de retrouver un contrat dans leur pays d’origine ou ailleurs. Walter Palmer, que je connais très bien, a travaillé six mois au syndicat de la NBA après avoir été débauché du syndicat international. Il a été en charge des relations internationales et du marketing. Lui est sensible à cette problématique mais pas tous les Américains. En 2011, Tony (Parker), Nico (Batum), Boris (Diaw), Ronny (Turiaf) étaient revenus ici et on imagine que s’il y avait un nouveau lock out la ligue les accueillera à bras ouverts même si c’est au contrat minimum. Ils viendraient s’entraîner, jouer, sans participer aux négociations et ça c’est très pénalisants pour le syndicat de la NBA.

 

« L’année dernière en Pro A-Pro B, on avait 88% des joueurs adhérents et il y avait 50% d’étrangers »

 

L’année dernière en Pro A-Pro B, on avait 88% des joueurs adhérents et il y avait 50% d’étrangers. Par exemple, dans une équipe tous les joueurs étaient adhérents sauf un Français. Au quotidien, 70% de notre travail concerne des joueurs étrangers. Quand Sylvain (Maynier) va dans un club, c’est hyper simple : il sort sa machine à carte bleue et il prend les adhésions. Les joueurs ont compris combien c’est important. Je n’ai jamais rencontré un mec en or comme Coleman Collins (ex-Roanne et Gravelines) et je suis juste triste qu’il prenne sa retraite pour faire autre chose. On a fait un guide pour les joueurs étrangers et c’est lui qui l’a initié. On a bossé ensemble là-dessus. On a des Américains à notre comité directeur. Kyle McAlarney et Marcellus Sommerville (Orléans) sont brillants, impliqués, en France depuis longtemps. Ces gars là ont des histoires de vie extraordinaires à raconter. Ronnie Taylor (Orchies) est allé jouer en Irak ! Ce n’est pas du tout ce qu’on lui avait vendu. On a même des femmes de joueur qui nous appellent. C’est pour ça que j’ai du mal à entendre quand on dit de nous que l’on est le syndicat nationaliste du basket français ! »

 

Partie 1Partie 2

Syndicat des joueurs : « FIBA et Euroleague en n’ont rien à faire de nous »

Suite de l’interview de Jean-François Reymond, le directeur du Syndicat National des Basketteurs (SNB). Lire la suite »

Syndicat des Joueurs (1) : « On aurait préféré limiter les Américains à deux »

 

SNB

Quasiment neuf joueurs de la Ligue Nationale de Basket sur dix sont adhérents au Syndicat National des Basketteurs. Celui-ci est ainsi un acteur majeur du basket professionnel même si sa voix n’est pas forcément déterminante. Pour mieux comprendre les nouveautés dans les championnats de Pro A et Pro B, la réglementation qui concerne les JFL (Joueurs Formés Localement) et les JNFL (Joueurs Non Formés Localement qui sont désormais divisés en deux catégories, Européens/Cotonou d’un côté, reste du monde de l’autre avec principalement des joueurs américains), les coupes européennes, les raisons de l’accroissement du nombre de chômeurs, nous avons interrogé Jean-François Reymond, son directeur. Voici le verbatim.

 

 

Un record de  joueurs français au chômage

« On a déjà eu pas mal de chômeurs la saison dernière mais effectivement à ce moment là de l’année, début septembre, je n’ai jamais vu ça depuis que je suis au syndicat avec un Flo Piétrus (ex-Nancy) ou un Jo Aka (ex-Monaco) qui n’ont pas de clubs. Je pense qu’il y a plusieurs facteurs. Effectivement la réglementation n’aide pas. Le plus mauvais exemple, c’est Nancy puisqu’à dix jours de la reprise, ils n’avaient pas leur quota de JFL (Ndlr : Joueurs Formés Localement, en très grande majorité des Français. Le SLUC a ensuite signé Lenny Charles-Catherine). Avant même de remplir leur quota de JFL ils ont rempli leur quota d’étrangers. C’est aberrant que des clubs fonctionnent à l’envers, construisent une équipe de D-League pour faire le championnat. Les gens qui vont venir aux matches et qui ne sont pas trop basket ne vont pas s’identifier à ça.

Il y a eu des échanges entre le syndicat des joueurs et le comité directeur de la ligue dans le cadre de la commission paritaire sur ce que devait faire la LNB avec la Commission Européenne. On ne remet pas ça en cause. On a même donné un mandat à Alain Béral (Ndlr : président de la Ligue Nationale de Basket) pour aller discuter avec la commission européenne. Par contre, ce qui est difficile à accepter c’est que la décision qui a été prise l’année dernière lors du Match des Champions à l’Assemblée Générale de la Ligue ne l’a pas été faite en concertation, uniquement entre présidents de club et Alain Béral. On comprend que la commission européenne ait exigé une réponse claire et que la LNB s’engage sur une réduction du nombre de JFL. On savait que malheureusement ça devait arriver. C’est la forme qui nous a déplus, la rapidité de décision puisqu’il y a eu une Assemblée Générale le lundi et le vendredi soir précédent, l’ordre du jour a été modifié pour aborder la question des JFL en disant que la Commission Européenne mettait la pression en demandant que les règlements soient absolument modifiés. A l’AG de la ligue, il n’y a que les présidents qui votent. Le Syndicat des Joueurs c’est une voix sur toutes celles qui sont disponibles et donc ce n’est pas là que l’ont peut intervenir.

 

« Limités à deux, ces Américains auraient apporté une plus-value au championnat »

 

Des équipes de Pro B sans Français confirmés

Notre proposition pour faire évoluer la situation des JFL était dans le sens de ce qu’avait dit la Commission Européenne. On n’était clairement pas opposé à mettre des JFL européens. Or ils ont conservé la possibilité d’avoir un nombre d’Américains élevé (quatre en Pro A) et pour nous c’est ça la problématique car je pense qu’un coach préfèrerait plutôt qu’un Européen, qui vient d’un championnat folklorique ou qui a un passeport un peu bizarre, un joueur local qui connaît le championnat. En résumé, on aurait préféré limiter les Américains à deux et mettre en addition des Bosman/Cotonou. Limités à deux, ces Américains auraient apporté une plus-value au championnat. Pour nous ce qui est inconcevable, c’est qu’un Américain soit recruté au mois d’août et qu’une semaine après, il soit viré. En plus, le coût est énorme pour un  club de faire venir le mec avec sa famille, faire toutes les démarches administratives, faire passer la visite médicale, le faire s’entraîner et lui dire de repartir après une semaine… Construire des effectifs avec des gars que l’on ne connaît pas, c’est invraisemblable !

Les équipes de Pro A peuvent être constituées avec seulement 9 contrats et celles de Pro B avec 8. Ça a une influence minime en Pro A car les clubs sont obligés d’avoir leurs 4 JFL par contre c’est hyper dommageable en Pro B pour les équipes qui n’ont pas de centre de formation. Ils peuvent faire une équipe à 8 avec 4 U23 (Joueurs âgés de moins de 23 ans) et 4 JNFL. A cause de cette règle là, un joueur de 24 ans qui est bon est pénalisé. C’est dur pour lui de se faire entendre dire qu’il n’a plus sa place dans l’effectif car il faut quatre joueurs de moins de 23 ans. Aussi des joueurs n’ont pas trouvé de boulot car le coach de Pro A voulait 12 joueurs mais le club a répondu que ça sera 11. Il y a automatiquement une déperdition de places. Vous allez en Euroleague ou en Allemagne, les rosters d’équipe ne sont pas construits sur 9 joueurs mais 12, 14. Des coaches français n’ont pas envie de gérer 10 joueurs et jouent à 8. Je pense que c’est pénalisant sur le long terme au niveau des résultats. L’année dernière Nancy avait une toute petite équipe, ils ont eu des blessés, et à un moment ils ont été obligés de mettre trois joueurs du centre de formation sur le terrain…

 

« Tant mieux si les étrangers sont payés plus chers »

 

La valeur des Américains en baisse

C’est sûr que l’intérêt des fans n’est pas un facteur de décision ! Il y a parfois des débats au comité directeur de la ligue qui sont aberrants pour le fan de basket absolu que j’ai été. Parfois je rentre chez moi, j’ai envie de me suicider (rires). Je comprends qu’il y ait des contraintes économiques, plein de facteurs de ce genre, mais il faut noter que s’il y a une différence  financière entre un JFL et un JNFL c’est en faveur des étrangers, les JNFL ont de plus gros salaires. Ou alors il y a des doubles contrats qui ne sont pas envoyés à la DNCG (Ndlr : l’organisme qui contrôle la gestion des clubs) et on n’est pas au courant ou alors encore il y a un problème dans les calculs des comptables. Et je dirai tant mieux si les étrangers sont payés plus chers. Des Micheal Ray Richardson, des Delaney Rudd, des Brian Howard, des JR Reid, étaient là pour augmenter la valeur de l’équipe pas pour compléter un effectif. Aujourd’hui, on a l’impression que certains clubs prennent des mecs simplement parce qu’ils ne sont pas chers. On jette une pièce en l’air et peut-être qu’ils feront un bon coup… ou pas. Et puis ce n’est pas grave, le mec on va le virer et on en prendra un autre. Pas tout le monde bien sûr. Certains clubs font bien leur travail, prennent du temps, dépensent de l’argent pour aller scouter des joueurs, Français ou étrangers, mais d’autres font ça à la petite semaine. Je sais que le fan de basket s’y perd quand il voit qu’entre septembre et mai trois joueurs ou davantage de leur équipe auront changé.

 

« Une voix du Syndicat des Joueur ne fait pas le poids contre trente-six présidents qui votent »

 

62 JFL, 97 JNFL

Il faut reconnaître aussi que le marché a changé, des championnats n’existaient pas avant, il y a plein de paramètres qui s’ajoutent à cette mondialisation. Bien ou pas, c’est le chemin que prend la société, dans l’économie comme dans le basket. On ne fait que suivre une tendance. Mais la Commission Européenne, le nombre d’Américains, ils s’en fichent, ce qu’ils veulent ce sont des places pour les Européens. Alors, allons-y !, prenons des Européens plutôt que des Américains. Et comme ça on mettra peut-être plus d’argent sur des Américains de grande qualité. Mais donc il y a un an, l’AG de la ligue a décidé que ce sera 4 (Américains) et 2 (Bosman/Cotonou). Une voix du Syndicat des Joueur ne fait pas le poids contre trente-six présidents qui votent.

A ce jour, dans la composition de la Pro A, il y a très exactement 62 JFL qui ont des vrais contrats pros et 97 JNFL et à peu près 25 joueurs avec des contrats aspirants-stagiaires, qui a de rares exceptions, ne vont jamais jouer mais qui font partie du quota. Comme on inclus dans le nombre de JFL des gars qui ont leur premier contrat pro, mécaniquement, le salaire moyen des étrangers sera toujours supérieur à celui des Français. Mais même en les sortant des calculs on arrive toujours à une différence favorable aux étrangers. ll y a aussi des avantages en nature qui viennent se rajouter à un contrat d’un étranger, ce qui n’est pas forcément le cas pour celui d’un JFL.

Je pense que cette année beaucoup de joueurs n’ont pas négocié leur contrat. Ils se sont dits « on m’offre l’opportunité d’aller là, je ne vais pas faire le con car je sais que je vais avoir du mal à trouver du taf, j’ai envie de jouer, j’y vais. » Il y a aussi des mecs qui sont payés et qui prennent un complément de Pole Emploi car ce n’est pas interdit. Tout salarié français peut avoir un complément de pole Emploi si son salaire est inférieur à celui qu’il avait avant sauf qu’il perd ainsi des droits ASSEDIC. »

 

Partie 2Partie 3

Patrick Beesley : « Il n’y a pas eu de problème d’ambiance à Rio »

Lors d’une entrevue avec le DTN de la Fédération Française de Basket, Patrick Beesley, Basket Europe est revenu dans un premier temps sur les Jeux olympiques de Rio. Des espoirs nourris à Manille jusqu’à la gifle infligée par l’Espagne, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et même si le tournoi s’est achevé depuis un mois, la défaite finale est toujours difficile à digérer.
Lire la suite »

Alain Béral (président de la LNB) : « La BCL n’est pas une compétition au rabais »

Homme fort de la LNB, Alain Béral revient pour Basket Europe sur l’été agité, voire confus, dans les compétitions européennes avec la création de la FIBA Basketball Champions League, et des clubs français obligés de choisir un camp… Il évoque aussi la saison de Pro A et le changement de règlement pour les JFL. Lire la suite »

ITW Vincent Lavandier : « Une saison magnifique avec un groupe en or »

Fin septembre 2015. Début de championnat de Nationale 1. Qui aurait pu penser qu’Angers allait se retrouver au Final 4 au printemps 2016 ? Pas grand monde. Le club, qui évoluait à l’étage au-dessus en 2014/15 en tant que promu avait terminé bon dernier de Pro B avec l’un des pires bilans de l’histoire (4 victoires pour 30 défaites). Résultat, retour à la case départ en NM1. Une nouvelle équipe à construire, un des plus petits budgets de la division, un groupe jeune, des étrangers sans grandes références … l’ABC repartait d’une page pratiquement blanche.

Huitième au classement début novembre, toujours huitième début février et enfin huitième à la fin de la saison régulière, le club angevin a fait preuve d’une grande régularité tout au long de la saison pour décrocher la dernière place qualificative pour les playoffs. Après avoir tapé Rueil en quart-de-finale, les joueurs du Maine-et-Loire se sont présentés sans pression à Saint-Vallier, ville hôte de ce Final 4. Opposés à Aix-Maurienne en demi-finale, les Angevins ont été devancés d’un rien, s’inclinant d’un point 67-68 face aux futurs vainqueurs du tournoi. Quelques heures après ce court revers, Vincent Lavandier s’est longuement confié à Catch & Shoot. Le technicien fait le bilan et se livre sur une saison qui peut laisser des regrets à la fin, mais qui aura été tellement belle à vivre.

Le Final 4 vient de se terminer (ITW réalisée mardi), Angers s’est incliné d’un point face à Aix-Maurienne futur vainqueur, quel souvenir gardez-vous de ce tournoi ?

Un super souvenir. Ce n’était que du positif d’être là. On y est allé avec le sourire et avec l’envie de faire de notre mieux. Dans ce genre de matchs, tout est possible, notre seul ennemi, c’est nous-même. Bien sûr, on retiendra cette défaite d’un petit point en demi-finale contre l’AMSB, il y avait moyen de passer je pense et après tout était possible, mais avec le recul, je suis juste super heureux d’être arrivé jusque-là avec mon groupe. J’en profite pour remercier le public de Saint-Vallier pour son soutien, c’était superbe.

Pour en arriver là, il a fallu finir dans les huit premiers, quel bilan tirez-vous de cette saison ?

C’était une grande saison. On avait une équipe super jeune, avec 24 ans de moyenne d’âge, peu de moyens (770 000 Euros de budget et 200 000 Euros de Masse Salariale), on perd notre Américain et leader A’uston Calhoun sur blessure pour toute la saison dès le mois de novembre et pourtant, on a toujours été dans le coup, régulier. Mon groupe a réalisé des grosses performances, les joueurs se sont souvent surpassés, ils sont allé chercher le meilleur au fond d’eux même malgré les difficultés. Vraiment bravo, je les félicite.

Un mot pour résumé, les huit derniers mois ?

Plaisir. Le groupe vivait bien ensemble sur et en dehors du terrain. Tout le monde tirait dans la même direction, il y a eu de l’effort, de la solidarité, des sourires. Le jeu proposé tout au long de la saison a été cohérent avec un beau collectif. À titre personnel, j’ai évolué, j’ai vécu une expérience humaine particulièrement enrichissante.

Avez-vous eu des retours sur cette belle saison de la part de vos collègues techniciens, d’autres joueurs ?

Oui, j’ai eu des mots sympathiques de coach de Pro A, Pro B et même d’autres entraîneurs de NM1. Je dirai que le plus beau compliment a été celui de Karim Atamna (Aix-Maurienne), pardon Monsieur Karim Atamna, un grand joueur, MVP de ce Final 4, il m’a dit qu’Angers avait le basket le plus cohérent de la division et que l’on pouvait être fier de ce que l’on a fait. Cela m’a beaucoup touché.

Comment avez-vous trouvé la Nationale 1 cette saison ? 

Le niveau est en augmentation, je trouve, clairement. Ce n’est pas la même troisième division que l’on avait laissé quand on est monté en Pro B. Blois, c’était très costaud, Caen par exemple, c’est un gros projet, Saint-Vallier, Rueil, des places-fortes, Aix-Maurienne, ancien club doyen de la Pro B … La NM1 est une grosse division, il ne faut pas la sous-estimer. Une seule montée direct, quatre descentes. Seulement trois victoires séparaient Angers huitième de Saint-Vallier deuxième. Et encore mieux, seulement trois succès nous séparaient de Bordeaux, premier relégable. Il n’y a pratiquement pas de ventre mou. Chaque semaine, tu joues une finale.

Il y a une chose qui m’a vraiment dérangé cette année : c’est le nombre de nouveaux joueurs dans certains clubs. Il y a eu des changements toute la saison ! Quand tu as un joueur blessé ok pour le remplacer, mais quand tu changes tous tes étrangers, que l’équipe que tu as joué au match aller n’a plus rien à voir avec celle du match retour, que tu rencontres des adversaires que, tu ne connais même pas, car ils viennent tout juste d’arriver, c’est une vraie galère. Et au-delà du sportif, comment tu veux fidéliser le public avec une équipe qui a vu défiler 15/19 joueurs ? Comment c’est possible d’apporter de la visibilité à une division qui est en perpétuel mouvement ? Comment le grand public peut s’identifier à des joueurs qui ne restent que quelques matchs ? Il faudrait vraiment qu’à l’avenir la fédération se penche sur ce problème et réglemente tous ces changements.

Vous êtes l’entraîneur d’Angers depuis 2012, serez-vous toujours sur le banc de l’ABC la saison prochaine ?

Oui, il me reste encore un an de contrat, même si je dispose d’une clause jusqu’au 31 mai, mais j’irai au bout. C’est un club où je me sens bien. Je peux travailler dans un environnement sain, avec une bonne ambiance et des gens compétents qui me font confiance. Le club se construit petit à petit, les choses bougent positivement. Et puis il y a encore tellement de choses à mettre en place ici, j’ai des idées, des trucs à tenter, à mettre en place …

J’accorde également beaucoup d’importance à mon lieu de vie. Angers est une belle ville, ma famille s’y plaît, le cadre est superbe, les gens sont sympas, tout cela ça compte. Je ne me verrai pas coacher dans un endroit où je ne me sens pas bien.

La saison 2015/16 vient de se terminer et déjà il faut préparer l’exercice suivant. À quoi ressemblera la future équipe angevine 2016/17 ? 

On va essayer de garder une grande ossature. On a déjà deux étrangers sous contrat pour la saison prochaine. L’intérieur Cédric Williams reste, il a montré de belles choses pour sa saison rookie et peut encore progresser. A’uston Calhoun reste aussi. Il revient de blessure, mais c’est un battant et un chic type, avec lui pas de mauvaise surprise. Thibaut Lonzième et Maxime Djo Ebala seront toujours là et c’est très bien. Pour le reste, notre belle saison nous apporte du crédit auprès des agents et des gens du milieu. Même si les finances ne s’envolerons pas on va tenter de monter la meilleure équipe possible.

Romain Hillote s’en va … (il coupe)

Oui, c’est une grande peine pour moi. On était au courant de sa décision depuis un petit moment (Romain rejoint le Stade Montois, dans ses Landes). C’est un choix de vie, il pense à sa reconversion et c’est tout à son honneur. Il sortait de sa meilleure saison sportivement, il avait encore de belles années devant lui au haut niveau. J’avais vraiment une magnifique relation avec lui, un garçon charmant, intelligent, attachant .. une grande personne, il va vraiment beaucoup me manquer. Je lui souhaite que le meilleur pour son avenir et cela me donnera une bonne occasion de passer dans les Landes !

Vous êtes réputé pour être un coach formateur, qui n’hésite pas à faire confiance aux jeunes, comment travaillez-vous votre recrutement ?

Je scoute toute l’année, tout le temps, je regarde tout, je lis tous et j’ai la chance de posséder un bon réseau. De ce fait quand je suis sur un joueur, je connais pratiquement tout de lui. J’accorde beaucoup d’importance à l’homme. Les valeurs sont quelque chose de très important pour moi. Rentrer dans un projet de jeu, se mettre au service du collectif, faire l’effort pour les autres, cela m’intéresse beaucoup, c’est aussi important que de mettre un panier. Sur les dernières années, je me suis rarement trompé sur mon casting estival étranger (Vincent à déniché Richie Gordon et Gregg Thondique par ex). Je n’hésite pas à donner du temps de jeu à un jeune qui a envie et qui affiche un comportement impeccable. A 20/22/24 ans, c’est sur le terrain que l’on doit être, pas sur un banc. Le travail paye toujours.

Quels seront les objectifs pour la saison à venir ?

On vient de vivre une très belle saison. L’objectif est de toujours faire mieux. Angers à le potentiel pour retrouver la Pro B, je vais faire le maximum pour.

Une dernière chose à rajouter ? 

Oui, j’espère que l’on a donné du plaisir au gens cette saison. Que les spectateurs ont vu du beau jeu, un bon groupe, un bon collectif avec des valeurs, cette année a vraiment été positive, on est allé au Final 4 avec des jeunes joueurs, un petit budget, une philosophie propre à nous, cette équipe 2015/16 c’est beaucoup de fierté.

Pour terminer qui voyez-vous champion en Pro A et qui remportera les playoffs Pro B ?

En Pro A, Strasbourg, pas seulement par solidarité normande avec Vincent Collet (Ils sont nés tous les deux en Seine-Maritime), mais j’affectionne le jeu pratiqué par l’équipe et leur saison a été fantastique en passant tout près d’un titre européen. Le titre de Champion de France serait une belle récompense pour la SIG.

En Pro B, le Fos Provence de mon ami Remi Giuitta. Fos fait un magnifique parcours comme quoi la longévité d’un coach dans un club a du très bon. Et puis c’est peut-être l’année des sudistes en Pro B avec Hyères-Toulon !

Merci Vincent, bonne continuation. 

Merci à vous, bonne continuation également.