"Nationaux"

ITW Vincent Lavandier : « Une saison magnifique avec un groupe en or »

Fin septembre 2015. Début de championnat de Nationale 1. Qui aurait pu penser qu’Angers allait se retrouver au Final 4 au printemps 2016 ? Pas grand monde. Le club, qui évoluait à l’étage au-dessus en 2014/15 en tant que promu avait terminé bon dernier de Pro B avec l’un des pires bilans de l’histoire (4 victoires pour 30 défaites). Résultat, retour à la case départ en NM1. Une nouvelle équipe à construire, un des plus petits budgets de la division, un groupe jeune, des étrangers sans grandes références … l’ABC repartait d’une page pratiquement blanche.

Huitième au classement début novembre, toujours huitième début février et enfin huitième à la fin de la saison régulière, le club angevin a fait preuve d’une grande régularité tout au long de la saison pour décrocher la dernière place qualificative pour les playoffs. Après avoir tapé Rueil en quart-de-finale, les joueurs du Maine-et-Loire se sont présentés sans pression à Saint-Vallier, ville hôte de ce Final 4. Opposés à Aix-Maurienne en demi-finale, les Angevins ont été devancés d’un rien, s’inclinant d’un point 67-68 face aux futurs vainqueurs du tournoi. Quelques heures après ce court revers, Vincent Lavandier s’est longuement confié à Catch & Shoot. Le technicien fait le bilan et se livre sur une saison qui peut laisser des regrets à la fin, mais qui aura été tellement belle à vivre.

Le Final 4 vient de se terminer (ITW réalisée mardi), Angers s’est incliné d’un point face à Aix-Maurienne futur vainqueur, quel souvenir gardez-vous de ce tournoi ?

Un super souvenir. Ce n’était que du positif d’être là. On y est allé avec le sourire et avec l’envie de faire de notre mieux. Dans ce genre de matchs, tout est possible, notre seul ennemi, c’est nous-même. Bien sûr, on retiendra cette défaite d’un petit point en demi-finale contre l’AMSB, il y avait moyen de passer je pense et après tout était possible, mais avec le recul, je suis juste super heureux d’être arrivé jusque-là avec mon groupe. J’en profite pour remercier le public de Saint-Vallier pour son soutien, c’était superbe.

Pour en arriver là, il a fallu finir dans les huit premiers, quel bilan tirez-vous de cette saison ?

C’était une grande saison. On avait une équipe super jeune, avec 24 ans de moyenne d’âge, peu de moyens (770 000 Euros de budget et 200 000 Euros de Masse Salariale), on perd notre Américain et leader A’uston Calhoun sur blessure pour toute la saison dès le mois de novembre et pourtant, on a toujours été dans le coup, régulier. Mon groupe a réalisé des grosses performances, les joueurs se sont souvent surpassés, ils sont allé chercher le meilleur au fond d’eux même malgré les difficultés. Vraiment bravo, je les félicite.

Un mot pour résumé, les huit derniers mois ?

Plaisir. Le groupe vivait bien ensemble sur et en dehors du terrain. Tout le monde tirait dans la même direction, il y a eu de l’effort, de la solidarité, des sourires. Le jeu proposé tout au long de la saison a été cohérent avec un beau collectif. À titre personnel, j’ai évolué, j’ai vécu une expérience humaine particulièrement enrichissante.

Avez-vous eu des retours sur cette belle saison de la part de vos collègues techniciens, d’autres joueurs ?

Oui, j’ai eu des mots sympathiques de coach de Pro A, Pro B et même d’autres entraîneurs de NM1. Je dirai que le plus beau compliment a été celui de Karim Atamna (Aix-Maurienne), pardon Monsieur Karim Atamna, un grand joueur, MVP de ce Final 4, il m’a dit qu’Angers avait le basket le plus cohérent de la division et que l’on pouvait être fier de ce que l’on a fait. Cela m’a beaucoup touché.

Comment avez-vous trouvé la Nationale 1 cette saison ? 

Le niveau est en augmentation, je trouve, clairement. Ce n’est pas la même troisième division que l’on avait laissé quand on est monté en Pro B. Blois, c’était très costaud, Caen par exemple, c’est un gros projet, Saint-Vallier, Rueil, des places-fortes, Aix-Maurienne, ancien club doyen de la Pro B … La NM1 est une grosse division, il ne faut pas la sous-estimer. Une seule montée direct, quatre descentes. Seulement trois victoires séparaient Angers huitième de Saint-Vallier deuxième. Et encore mieux, seulement trois succès nous séparaient de Bordeaux, premier relégable. Il n’y a pratiquement pas de ventre mou. Chaque semaine, tu joues une finale.

Il y a une chose qui m’a vraiment dérangé cette année : c’est le nombre de nouveaux joueurs dans certains clubs. Il y a eu des changements toute la saison ! Quand tu as un joueur blessé ok pour le remplacer, mais quand tu changes tous tes étrangers, que l’équipe que tu as joué au match aller n’a plus rien à voir avec celle du match retour, que tu rencontres des adversaires que, tu ne connais même pas, car ils viennent tout juste d’arriver, c’est une vraie galère. Et au-delà du sportif, comment tu veux fidéliser le public avec une équipe qui a vu défiler 15/19 joueurs ? Comment c’est possible d’apporter de la visibilité à une division qui est en perpétuel mouvement ? Comment le grand public peut s’identifier à des joueurs qui ne restent que quelques matchs ? Il faudrait vraiment qu’à l’avenir la fédération se penche sur ce problème et réglemente tous ces changements.

Vous êtes l’entraîneur d’Angers depuis 2012, serez-vous toujours sur le banc de l’ABC la saison prochaine ?

Oui, il me reste encore un an de contrat, même si je dispose d’une clause jusqu’au 31 mai, mais j’irai au bout. C’est un club où je me sens bien. Je peux travailler dans un environnement sain, avec une bonne ambiance et des gens compétents qui me font confiance. Le club se construit petit à petit, les choses bougent positivement. Et puis il y a encore tellement de choses à mettre en place ici, j’ai des idées, des trucs à tenter, à mettre en place …

J’accorde également beaucoup d’importance à mon lieu de vie. Angers est une belle ville, ma famille s’y plaît, le cadre est superbe, les gens sont sympas, tout cela ça compte. Je ne me verrai pas coacher dans un endroit où je ne me sens pas bien.

La saison 2015/16 vient de se terminer et déjà il faut préparer l’exercice suivant. À quoi ressemblera la future équipe angevine 2016/17 ? 

On va essayer de garder une grande ossature. On a déjà deux étrangers sous contrat pour la saison prochaine. L’intérieur Cédric Williams reste, il a montré de belles choses pour sa saison rookie et peut encore progresser. A’uston Calhoun reste aussi. Il revient de blessure, mais c’est un battant et un chic type, avec lui pas de mauvaise surprise. Thibaut Lonzième et Maxime Djo Ebala seront toujours là et c’est très bien. Pour le reste, notre belle saison nous apporte du crédit auprès des agents et des gens du milieu. Même si les finances ne s’envolerons pas on va tenter de monter la meilleure équipe possible.

Romain Hillote s’en va … (il coupe)

Oui, c’est une grande peine pour moi. On était au courant de sa décision depuis un petit moment (Romain rejoint le Stade Montois, dans ses Landes). C’est un choix de vie, il pense à sa reconversion et c’est tout à son honneur. Il sortait de sa meilleure saison sportivement, il avait encore de belles années devant lui au haut niveau. J’avais vraiment une magnifique relation avec lui, un garçon charmant, intelligent, attachant .. une grande personne, il va vraiment beaucoup me manquer. Je lui souhaite que le meilleur pour son avenir et cela me donnera une bonne occasion de passer dans les Landes !

Vous êtes réputé pour être un coach formateur, qui n’hésite pas à faire confiance aux jeunes, comment travaillez-vous votre recrutement ?

Je scoute toute l’année, tout le temps, je regarde tout, je lis tous et j’ai la chance de posséder un bon réseau. De ce fait quand je suis sur un joueur, je connais pratiquement tout de lui. J’accorde beaucoup d’importance à l’homme. Les valeurs sont quelque chose de très important pour moi. Rentrer dans un projet de jeu, se mettre au service du collectif, faire l’effort pour les autres, cela m’intéresse beaucoup, c’est aussi important que de mettre un panier. Sur les dernières années, je me suis rarement trompé sur mon casting estival étranger (Vincent à déniché Richie Gordon et Gregg Thondique par ex). Je n’hésite pas à donner du temps de jeu à un jeune qui a envie et qui affiche un comportement impeccable. A 20/22/24 ans, c’est sur le terrain que l’on doit être, pas sur un banc. Le travail paye toujours.

Quels seront les objectifs pour la saison à venir ?

On vient de vivre une très belle saison. L’objectif est de toujours faire mieux. Angers à le potentiel pour retrouver la Pro B, je vais faire le maximum pour.

Une dernière chose à rajouter ? 

Oui, j’espère que l’on a donné du plaisir au gens cette saison. Que les spectateurs ont vu du beau jeu, un bon groupe, un bon collectif avec des valeurs, cette année a vraiment été positive, on est allé au Final 4 avec des jeunes joueurs, un petit budget, une philosophie propre à nous, cette équipe 2015/16 c’est beaucoup de fierté.

Pour terminer qui voyez-vous champion en Pro A et qui remportera les playoffs Pro B ?

En Pro A, Strasbourg, pas seulement par solidarité normande avec Vincent Collet (Ils sont nés tous les deux en Seine-Maritime), mais j’affectionne le jeu pratiqué par l’équipe et leur saison a été fantastique en passant tout près d’un titre européen. Le titre de Champion de France serait une belle récompense pour la SIG.

En Pro B, le Fos Provence de mon ami Remi Giuitta. Fos fait un magnifique parcours comme quoi la longévité d’un coach dans un club a du très bon. Et puis c’est peut-être l’année des sudistes en Pro B avec Hyères-Toulon !

Merci Vincent, bonne continuation. 

Merci à vous, bonne continuation également.

 

 

 

Lorient, Andrézieux et Gries/Oberhoffen promus en Nationale 1

La Nationale 1 accueillera trois nouveaux pensionnaires à la rentrée.

Lorient (2eme de la Poule C), Andrézieux (1er de la Poule A) et Gries/Oberhoffen (1er de la Poule D) viennent de décrocher leur ticket à l’issue de playoffs d’accession en Nationale 1 et seront donc promus en troisième division à la rentrée.

En quart de finale des playoffs de Nationale 2, le CEP Lorient s’est débarrassé de Brissac. Vainqueur du match aller 80-72, le club lorientais a récidivé en s’imposant lors du match retour vendredi soir en Anjou sur le score de 77 à 70.

Opposé à la Charité, l’ALS Basket a remporté le match 1 dans la Nièvre 58-59 avant de confirmer lors du match retour vendredi soir en s’imposant dans son Palais des Sports devant près de 3000 spectateurs (89-83).

Enfin, Gries Oberhoffen a disposé d’Aubenas. Lors du match 1, le BCGO s’est imposé 73-80 avant de terminer le travail par une large victoire 83 à 40 hier soir. Les Verts accèdent pour la première fois de leur histoire en Nationale 1.

BCGO officiel

Le dernier ticket se jouera entre Rennes et Tours (match ce samedi soir)

Philippe Namyst ne sera plus le coach de Chartres la saison prochaine

Une page se tourne dans l’Eure et Loir. Philippe Namyst ne sera plus l’entraîneur de Chartres la saison prochaine. L’Écho Républicain, relayé par la page FB du club chartrain indique que le technicien, en fin de contrat, quitte ses fonctions.

« On se quitte d’un commun accord précise le manager du club Milan Vasic. Il y a plusieurs raisons au départ de Philippe : l’aspect financier mais aussi le fonctionnement du club. Ce fonctionnement reste semi-amateur, mais notre exigence demeure élevée car on veut mettre l’accent sur le développement d’un centre de formation. Et à partir de la saison prochaine, toutes nos équipes, des plus jeunes à l’équipe 2 senior, évolueront sous la bannière UB Chartres Métropole. »

A l’UBCM depuis deux ans, celui qui a été élu meilleur coach de NM1 en 2009 (avec Lille) et en 2013 (Orchies) avait pris la suite de Raphaël Gaume sur le banc de la formation de Nationale 1 en 2014.

Après avoir emmené le club ubiste à la cinquième place (19 V-11 D) puis au Final Four la saison dernière (demi-finale), son bilan dans cet exercice 2015/16 est un peu plus contrasté puisque Chartres a terminé à la dixième place avec une moyenne de 17 victoires pour 17 défaites.

Passé par les équipes féminines (Dunkerque, Calais) puis Rueil, Châlons, Gravelines, Lille et Orchies chez les hommes, le Nordiste se retrouve donc sur le marché. Du côté des dirigeants de l’UB, ils sont activement à la recherche de son successeur.

Laurent Zaknoun reprend du service en Ligue 2 régionale

Sans club depuis son départ de l’Aurore Vitré Basket en décembre 2015, l’entraîneur Laurent Zaknoun vient de retrouver un nouveau challenge. L’ancien meneur de jeu devient coach des Jeunes d’Argentré à Argentré-du-Plessis en ligue 2 régionale.

Image : Jeunes d’Argentré Basket

Suite aux mauvais résultats de Vitré en Nationale 1, Laurent Zaknoun avait été débarqué de son poste d’entraîneur de l’Aurore en fin d’année civile 2015. Les dirigeants de la formation d’Ille-et-Vilaine avaient ensuite engagé à sa place le technicien serbe Zoran Durdevic pour sauver le club de la relégation. Quatre mois plus tard, Vitré avait obtenu son maintien en terminant à la onzième place du championnat NM1 avec un bilan équilibré de 17 victoires pour 17 défaites.

Sylvain Lautié, nouveau coach du SAP Vaucluse

Formation de Nationale 1, le SAP Vaucluse vient de dévoiler ce jeudi soir le nom de son nouvel entraîneur pour la saison prochaine. À travers un communiqué, le club du 84 indique que Sylvain Lautié prendra place sur le banc avignonnais pour l’exercice à venir.

Passé par le SLUC Nancy avec qui il a décroché la Coupe Korac en 2002, le natif de Saint-Cloud possède une solide expérience du haut niveau. Vu entre autres à Poissy, Montpellier, Levallois, Besançon (champion de Pro B en 2008), le technicien a également connu un long bail à la tête de Boulazac en Pro A et en Pro B.

Depuis 2014, il était directeur technique de l’ES Gardonne Basket, un club périgourdin qu’il a fait monter de la Nationale 3 à la Nationale 2. En parallèle, le Francilien était également à la tête de la sélection du Mali pour le championnat d’Afrique des Nations en 2005 et 2015.

À la recherche d’un nouveau projet pour la suite de sa carrière, Sylvain Lautié vient donc de dire oui au récent douzième de Nationale 1 (17 victoires pour 17 défaites). Il succède à Stéphane Dao. Avec cette arrivée, le club d’Avignon se dote d’un coach de renom pour repartir vers un nouveau cycle.

Quimper prolonge deux joueurs

Quimper fait dans la continuité. La formation de Nationale 1 annonce que deux nouveaux joueurs de l’effectif 2015/16 prolongent leur séjour en Bretagne.

Le poste 4/5 américain Dwight Burke (29 ans, 2,04 m) et l’intérieur ukrainien Vyacheslav Bobrov (2,01 m, 23 ans) seront toujours Ujapistes la saison prochaine.

Le premier, arrivé en début d’année civile pour remplacer Asenso Ampim, victime d’une rupture du tendon d’Achille compilait cette saison 15,9 points, 6,7 rebonds et 1,3 passe pour 14,6 d’évaluation en 29 minutes sur 19 matchs de championnat NM1.

Son coéquipier, recruté début février en tant que pigiste médical du poste 5 lituanien Deividas Busma valait 10 points, 7,1 rebonds et 2,9 passes pour 16,9 d’évaluation en 25 minutes sur 15 rencontres de NM1.
Avec déja six joueurs sous contrat pour l’exercice prochain, l’entraîneur de l’UJAP, Laurent Foirest avance vite dans son recrutement estival.

L’effectif 2016-2017

  • Meneurs : Maxime Choplin, Thomas Prost
  • Extérieur : Mathieu Tensorer, Ralp Temgoua
  • Intérieurs : Dwight Burke, Vyacheslav Bobrov

Caen : Trois joueurs raccrochent

Alors que le CBC s’est fait éliminer en demi-finale du Final Four NM1 par le Saint Vallier Basket Drôme samedi 21 mai, c’est déjà l’heure de se préparer pour la saison prochaine dans le Calvados.

En effet, trois joueurs ont déjà annoncé leur départ. Il s’agit, tout d’abord, de Ian Caskill (2,08m, 34 ans) qui met fin à sa carrière de joueur. Après neuf ans passés en France dont trois à Caen, le natif de Virginia Beach (USA) décide donc de rentrer au pays de l’oncle Sam et a accepté un poste d’assistant coach de l’équipe féminine dans son ancienne faculté américaine. Blessé depuis février dernier, l’intérieur américain a tourné cette saison à 10,8 points à 58,5%, 8,6 rebonds et 1,4 passe décisive de moyenne pour 15,8 d’éval en 19 matchs.

Ensuite, l’ancien MVP de Pro B de la saison 2010/2011, Philippe Da Silva (1,92m, 36 ans) met également un terme à sa carrière de basketteur professionnel. L’ancien joueur d’Evreux pourrait, lui aussi, se lancer dans le coaching d’une équipe, en région parisienne. L’international portugais (103 sélections) cette saison avec le club normand a enregistré des moyennes de 4,6 points (40%), 3,7 rebonds et 7,2 passes décisives pour 11,4 d’évaluation en 34 rencontres.

Enfin, le troisième joueur à quitté le navire caennais, après quatre ans passés au club, n’est autre que Fabien Omont (2,05m, 29 ans) qui arrête le basket pour commencer sa carrière de pharmacien. Cette saison, l’intérieur français tournait à 7,3 points (60,2%), 2,3 rebonds pour un 7,6 d’évaluation en 34 matchs.

Steffon Bradford, la vieillesse triomphante

Indestructible Steffon Bradford. À 38 ans bien tassés (il est né en novembre 1977), l’intérieur américain  a une nouvelle fois montré sa force, son expérience et son leadership.

Dimanche à l’occasion de la finale du Final 4 de Nationale 1 entre Aix-Maurienne et Saint-Vallier, le vétéran a été étincelant dans la victoire de l’AMSB sur les joueurs de la Drôme.

Auteur de 16 points à 7/10 de réussite aux tirs, 12 rebonds et 1 passe en 34 minutes de jeu, le natif de Clewiston (Floride) a été l’un des grands artisans de ce succès qui envoie Aix-Maurienne en Pro B. Un an seulement après sa relégation en Nationale 1, la formation du 73 fait donc son retour en deuxième division, pour le plus grand plaisir des supporteurs de la Halle Marlioz.

Photo : F.Pietrzak

Recruté l’été dernier par Aix-Maurienne, le costaud poste 5 connaît la France comme sa poche. Passé par Nanterre, Limoges, Dijon, Lille et Vichy depuis son arrivée dans l’Hexagone en 2006, le colosse a connu la Pro A, la Pro B et la NM1. À l’AMSB, cette saison, il a une nouvelle fois fait le job.

Aperçu à 32 reprises sur les parquets de Nationale 1, « The Bull » (son surnom) a rendu une copie de 17,1 points, 5,2 rebonds et 1,3 passe pour 15,6 d’évaluation en 30 minutes de temps de jeu. Meilleur marqueur de l’équipe dans cet exercice 2015/16, l’ex étudiant de l’Université du Nebraska, a été le leader attendu et s’est imposé comme l’un des meilleurs pivots de la division.

En mission cette année avec la Pro B comme objectif, le guerrier a apporté sa hargne et sa vaillance tout au long de la saison. Un modèle.

A 35 ans, Rasheed Wright raccroche

À 35 ans, Rasheed Wright a décidé de raccrocher les baskets. Dimanche, après la finale du final four de NM1 perdue avec son club de Saint-Vallier contre les Savoyards d’Aix Maurienne, le natif de Greensboro a mis un terme à sa carrière.

Arrière américain d’1,95 m parlant couramment le français, le « Sheed » a effectué l’intégralité de sa carrière dans l’Hexagone. Vu en Pro A, Pro B et Nationale 1 depuis sa sortie de l’Université d’Old Dominion en 2003, ce superbe attaquant a écumé les parquets de la LNB et de la FFBB durant treize ans entre 2003 et 2016.

Meilleur marqueur de la Nationale 1 en 2005/06 avec Saint-Vallier, top scoreur de Poitiers en Pro A lors de la saison 2009/10, le Nord-Carolinien était revenu en 2014 au SVBD, dans le club de ses débuts en France avec l’espoir de ramener la formation de la Drôme au plus vite en Pro B.
Deuxième meilleur marqueur du groupe de Jean-Sébastien Chardon dans cet exercice 2015/16, l’expérimenté numéro 8 boucle cette saison sur une moyenne de 13,5 points, 2,9 rebonds et 2,1 passes pour 11,4 d’évaluation en 28 minutes sur 34 matchs de saison régulière NM1.

On se souviendra notamment de lui pour son 44 d’évaluation (35 points, 13 rebonds et 2 passes décisives en 37 minutes), la saison dernière à l’occasion du match d’appui des quarts de finale de playoffs 2015 face à Rueil.

Joueur apprécié sur et en dehors du terrain, il laissera derrière lui, le souvenir d’un superbe joueur mais également d’un chic type.

Son parcours : 

  • 2000 – 2003 : University of Old Dominion (NCAA)
  • 2003 – 2006 : Saint Vallier Basket Drôme (NM1)
  • 2006 – 2007 : Levallois Sporting Club Basket (Pro B)
  • 2007 – 2008 : JA Vichy (Pro A)
  • 2008 – 2012 : Poitiers Basket 86 (Pro B et Pro A)
  • 2012 : Saint-Quentin Basket-Ball (Pro B)
  • 2012 – 2013 : Hyères Toulon Var Basket (Pro B)
  • 2013 – 2014 : Saint-Quentin Basket-Ball (Pro B)
  • 2014 – 2016 : Saint Vallier Basket Drôme (NM1)

Final 4 NM1 : Aix-Maurienne est de retour en Pro B !

Le Final 4 de la Nationale 1 vient de rendre son verdict. Ce dimanche en fin d’après-midi au Complexe des Deux Rives de Saint-Vallier, la formation d’Aix-Maurienne s’est imposée en finale contre les joueurs de la Drôme 78 à 70.

Le club savoyard réussit donc l’exploit de battre le SVBD dans sa salle et composte donc son billet pour la Pro B. L’AMSB accompagne Blois (premier de la saison régulière) en deuxième division et retrouve la LNB un an seulement après l’avoir quitté.

Photo : F. Pietzrak / Aix-Maurienne Savoie Basket

Dominés durant 30 minutes (58-54), les partenaires de Karim Atamna (19 points) ont fait la différence dans le dernier quart temps en infligeant un 24-12 aux hôtes du tournoi. On notera également la solide performance du pivot vétéran Steffon Bradford (16 points et 12 rebonds) qui décroche sa deuxième montée en Pro B consécutive après sa victoire l’an dernier sous les couleurs de la JA Vichy.

Du côté des vaincus, c’est l’arrière Jonathan Hoyaux qui s’est mis en évidence avec ses 22 points.

Septième de saison régulière avec un bilan de 19 victoires pour 15 défaites, Aix-Maurienne remporte donc ce Final 4 de NM1 2016 et évoluera en Pro B à la rentrée prochaine.