La folle ambiance dans le Chaudron du Portel

Vainqueurs face à la JDA Dijon (80-70), les Portelois se hissent à la 11e place du classement de Pro A après une victoire importante dans la course au maintien dans l’Elite. Lire la suite »

Vainqueurs face à la JDA Dijon (80-70), les Portelois se hissent à la 11e place du classement de Pro A après une victoire importante dans la course au maintien dans l’Elite. Lire la suite »

Face à Monaco, Moustapha Fall (2,18m) a réalisé un extraordinaire coast to coast ponctué d’un dunk en prenant appel loin du cercle. Il a aussi réussi un match plein avec 13 points, 16 rebonds et 27 d’évaluation. La cote du pivot chalonnais ne fait que grimper au fil des semaines.
https://twitter.com/SFR_Sport/status/838477199682449409

Si ce match reste dans les annales, ce sera grâce au nombre de lancers francs-tirés par les Chalonnais : 46. Et aussi par le sans-faute du meneur John Roberson dans cet exercice : 16 sur 16. Un record du club que détenait jusqu’ici Blake Schilb avec 15 réussites.
On remarquera aussi que les équipiers de l’Américain n’ont pas été globalement performants de leur côté puisqu’ils en ont transformé seulement 14 sur 30. Le bonnet d’âne revenant à Moustapha Fall, 1 sur 7. C’est d’ailleurs depuis le début de sa carrière le talon d’Achille du pivot chalonnais qui épate la Pro A depuis la rentrée ; cette saison, il tourne à un médiocre 47,9%. L’Elan n’a donc pas profité pleinement de cet avantage quantitatif sachant que Monaco a dû se contenter de 17 tentatives.
Mais la principale responsabilité de l’échec des Chalonnais (72-82) est à chercher ailleurs : dans la valeur de cette équipe de Monaco et sa capacité défensive de chaque instant. La Roca Team a ainsi complètement annihilé, en le privant d’espace, l’Américain Cameron Clark. Ses chiffres valent mieux qu’un long discours : 7 points à 1/7, zéro d’évaluation, lui qui en est –avec ce match- à 17,9 en moyenne ! Postulant au trophée de MVP, le natif de Phoenix qui avait l’air paumé sur le terrain, a peut-être montré ses limites hier soir.
« Soyons honnêtes, Monaco mérite sans contestation son succès », a commenté le coach Jean-Denys Choulet au JSL. « Mais le tournant, c’est aussi cette deuxième faute sifflée à Mous (Fall) après cinq minutes de jeu. On ne pouvait pas gagner non plus contre Monaco en tirant à 8 % à 3 points sur notre cinq de départ (ndlr : 1/12). Je suis déçu, mais il faut rester conscient que certains cadres ont connu des défaillances inhabituelles. »
La sortie prématurée de son pivot a effectivement coûté cher à l’Elan qui ne s’est jamais remis de son départ poussif (15-21 après 10 minutes puis 35-45 à la mi-temps), mais Moustapha Fall a au final joué 30 minutes, a été dominateur sous le cercle du haut de ses 2,18m (13 pts, 6/8 aux shoots, 16 rebonds, 4 interceptions, 1 contre) et pourtant Monaco n’a jamais été en danger.
Les extérieurs monégasques ont été comme à chaque fois impressionnants. Et si c’est l’hyper actif Zack Wright (11 pts, 9 pds, 4 rbs) qui a été élu MVP, la distinction aurait tout aussi bien pu revenir à Dee Bost, Amara Sy ou Sergii Gladyr, sachant que Jamal Schuler (3/12 aux shoots) était pour une fois en-dedans.
Sans puiser réellement dans ses ressources, l’AS Monaco est allé s’imposer chez son dauphin. En ce début mars, personne n’imagine qu’elle ne sera pas championne de France…
Photo: Jamal Schuler (FIBA Europe)

Demain soir, Limoges sera au Sportica de Gravelines avec deux nouveaux joueurs dans son effectif : Joseph Jones (2,06m, 31 ans) et Jerome Randle (1,75m, 29 ans). Un match à fort enjeu dans la perspective des playoffs.
France Bleu Limousin a demandé à Vule Vujosevic, le coach du CSP s’il est satisfait de ce recrutement. Sa réponse : oui, mais…
« C’est une bonne chose. Notre équipe est finalement au complet. Après la blessure de JR Bremer, il était très difficile de trouver un meneur US avec un passeport européen. Le club l’a fait, de manière incroyable. Avec cette équipe, les play-offs peuvent être un objectif réaliste. Mais à une condition, que ce groupe soit ensemble dès le premier jour de la pré saison quand on arrive ici au mois d’août ! Je ne sais même pas combien de joueurs on a changé cette année. Mais à chaque fois que l’on change un joueur, il faut repartir de zéro. Faire du 5 contre 0. Revoir les principes, attaque, défense, systèmes. Dans le même temps, notre équipe est au complet. Beaucoup plus tard que ce qui devrait, mais on est au complet. »
Un peu plus loin dans l’interview, le coach monténégrin en remet une couche sur le renforcement tardif.
« La bonne méthode, c’est d’avoir des systèmes. Pas d’attendre que les championnats chinois et australiens se terminent ! Il ne faut pas construire l’équipe pour seulement un an. Ou pour deux mois. Il n’y a pas d’alternative à ça. Dans cette situation, on doit juste faire de notre mieux. »
Les oreilles du président Frédéric Forte doivent siffler et c’est aussi un message pour le prochain directeur sportif Olivier Bourgain. Si Dule est encore en Limousin la saison prochain, évidemment.

Chaque sortie de Frank Ntilikina (1,93m, 18 ans) est scrutée par les observateurs de tout poil, à commencer par les scouts de la NBA.
Hier, Strasbourg affrontait Nancy, la lanterne rouge facilement vaincue (80-71 et vingt points d’écart après trois quart-temps), mais tout de même, l’excellente production du joyau du basket français ne peut laisser personne indifférent.
C’est la troisième fois de suite que Vincent Collet a placé le MVP du dernier championnat du Monde juniors dans le cinq de départ et seulement la septième fois de sa carrière, en incluant la Leaders Cup. C’est l’Américain Erving Walker qui fait les frais de cette promotion.
Frank Ntilikina a joué 29 minutes pour 19 d’évaluation, deux records de carrière, pour 15 points, ce qui égale sa performance accomplie contre Châlons-Reims. Il s’est montré très précis (6/7 aux shoots dont 2/2 à trois-points), assurant également 5 rebonds, 2 interceptions et 1 passe.
Dans la conférence d’après-match, le jeune prodige s’est contenté de parler au nom de son équipe et de constater le chemin qui lui reste à parcourir :
« Globalement nos derniers matches montrent que nous progressons mais il faut que l’on continue à grandir ensemble et à s’entraîner pour combler nos faiblesses. On sait que les équipes du haut de tableau ont une certaine discipline que nous n’avons pas pour le moment. Mais nous y travaillons et elle commence à venir. Nous verrons bien en fin de saison si nous sommes capables de rivaliser avec ces équipes… »
Photo: BCL

Le « mur d’escalade » qui prenait place sur l’un des murs du Palais des Sports Pierre-de-Coubertin à Châlons-en-Champagne donnait une impression visuelle peut en rapport avec l’idée de ce que l’on se fait d’une enceinte d’un club professionnel.
Le CCRB l’a caché en installant un trompe l’œil comme au Palais des Sports Maurice-Thorez à Nanterre, une vue de supporters, et le club demande à ceux-ci leur avis.
Les highlights proposés par le CCRB à l’occasion du match contre Nanterre 92 –un clin d’œil- permet à chacun de constater qu’il n’y a pas photo… C’est nettement mieux comme ça !
Nouvelle déco à Coubertin à la place du mur d'escalade. Qu'en pensez-vous? pic.twitter.com/VUrs1LhEY4
— Châlons-Reims (@CCRBASKET) March 5, 2017
A l’instant T, deux équipes sont, en nombre de victoires, en dessous des autres, Orléans (6) et Nancy (4), et descendraient en Pro B si la saison se terminait aujourd’hui.
Après la défaite au Portel (70-80), Laurent Legname, coach de Dijon (7), a fait cette projection :
« Nous sommes à notre place. Il faudra gagner minimum 4, voir 5 matchs avant la fin de saison. »
Si l’on observe les cinq dernières saisons, on s’aperçoit que le nombre de succès suffisants pour faire mieux que les deux derniers est variable :
7 (en 2015-16), 10 (2014-15), 7 (2013-14), 12 (2012-13), 8 (2011-12).
Laurent Legname vise donc l’hypothèse haute pour avoir avec certitude les pieds au sec. Celle de 2012-13, lorsque Nancy (12 victoires) avait tout juste évité la guillotine réservée à Boulazac (11).
Quant à la méthode, Marc Judith est très clair :
« Ce sera à la vie, à la mort jusqu’au bout. »
Le SOM Boulogne menait tranquillement à la mi-temps de son match face à l’AS Denain : 40-24. Et puis, le trou noir…
Les hommes d’Olivier Bourgain n’ont inscrit que quatre points dans le troisième quart-temps. Et quatre autres dans les dix dernières minutes. Soit HUIT points en une mi-temps. Mais le plus extraordinaire, c’est qu’ils ont remporté le match au buzzer sur un panier de leur meneur américain Teddy Gipson (1,91m, 37 ans), 48-47. Et ce malgré une réussite globale épouvantable aux shoots : 30,0% !
Pareil scénario n’est probablement jamais arrivé dans l’histoire du basket professionnel… Même si cela reste à prouver.
Le SOMB s’est débarrassé de la lanterne rouge et la Pro B est si folle cette année que seulement trois victoires séparent actuellement le troisième du dernier.
Le pivot américain de la SIG, Matt Howard (2,03m, 28 ans) n’a passé hier que quatre minutes sur le terrain de Gentilly à l’occasion de la victoire de son équipe sur le SLUC Nancy, 80 à 71.
L’explication, ce sont les DNA qui la donne dans son édition matinale:
« Tout juste revenu d’une « sévère entorse pourtant bien soignée », aux dires de Collet, qui l’avait éloigné des parquets près d’un mois, l’intérieur américain s’est refait mal à la même cheville. Le cri de colère lâché par le guerrier et la moue dépitée de Vincent Collet, à l’adresse du président Martial Bellon assis juste derrière lui, en disaient suffisamment long sur l’ampleur des dégâts. »
Le coach Vincent Collet a confirmé en conférence de presse l’impression visuelle du journaliste:
« Mais surtout la mauvaise nouvelle du soir est la rechute de Matt Howard. C’est une très mauvaise nouvelle même. Nous avions pris le temps pour qu’il revienne, nous ne nous n’étions pas précipités… Il a senti une douleur violente. Sa cheville n’a pas tournée mais nous verrons bien lors du diagnostic si c’est très sérieux ou pas. Une chose est sûre, le malheureux, ce n’est pas sa saison… »
Photo: FIBA Europe

L’ASVEL préfère jouer à l’extérieur et l’air de la capitale lui réussit bien puisque après la Leaders Cup à Marne-la-Vallée, elle a fait hier soir une autre démonstration de force à Levallois face au PL.
Tous les temps de passage lui ont été favorables; elle comptait 12 points d’avance après dix minutes, 20 à la mi-temps, 18 après trois quart-temps et encore 16 au final (86-70).
Les stats évidemment mettent en avant sa domination : 52,6% contre 33,3% dans la réussite aux shoots, 20 à 9 aux passes décisives, et plus globalement, 105-50 à l’évaluation. Le seul domaine où les Villeurbannais se sont fait manger la laine sur le dos, c’est au rebond offensif, 16 à 7. Une des explications : la prestation de Louis Labeyrie (15 points, 10 rebonds dont la moitié en attaque).
L’écart de niveau hier soir entre les deux équipes fut tel que le match devint rapidement ennuyeux.
Sur le plan individuel, Walter Hodges a démontré une fois de plus sa classe : 20 points à 7/10, dont 4/5 à trois-points, et 6 passes.
« Sur les sept derniers matches il n’y en a qu’un où n’y étions pas (Pau-Orthez) », a déclaré le coach J.D. Jackson au Progrès. « Nous avons beaucoup haussé notre niveau ces derniers temps. Ce soir, nous avions du répondant et avons trouvé la clé pour garder l’écart. C’est une très bonne chose d’avoir repris le panier-average. Cela pourrait jouer. Maintenant, nous avons super envie d’aller chercher le match contre l’Aris. »
L’ASVEL a réussi l’exploit de réaliser un nul en Grèce (67-67) pour le compte des huitièmes de finale de la Champions League, il ne faudrait pas que le fait de jouer le retour à l’Astroballe soit un handicap…