"ProA"

CCRB : le trompe l’oeil de Coubertin

Le « mur d’escalade » qui prenait place sur l’un des murs du Palais des Sports Pierre-de-Coubertin à Châlons-en-Champagne donnait une impression visuelle peut en rapport avec l’idée de ce que l’on se fait d’une enceinte d’un club professionnel.

Le CCRB l’a caché en installant un trompe l’œil comme au Palais des Sports Maurice-Thorez à Nanterre, une vue de supporters, et le club demande à ceux-ci leur avis.

Les highlights proposés par le CCRB à l’occasion du match contre Nanterre 92 –un clin d’œil- permet à chacun de constater qu’il n’y a pas photo… C’est nettement mieux comme ça !

 

 

JDA Dijon : combien de victoires pour se maintenir ?

A l’instant T, deux équipes sont, en nombre de victoires, en dessous des autres, Orléans (6) et Nancy (4), et descendraient en Pro B si la saison se terminait aujourd’hui.

Après la défaite au Portel (70-80), Laurent Legname, coach de Dijon (7), a fait cette projection :

« Nous sommes à notre place. Il faudra gagner minimum 4, voir 5 matchs avant la fin de saison. »

Si l’on observe les cinq dernières saisons, on s’aperçoit que le nombre de succès suffisants pour faire mieux que les deux derniers est variable :

7 (en 2015-16), 10 (2014-15), 7 (2013-14), 12 (2012-13), 8 (2011-12).

Laurent Legname vise donc l’hypothèse haute pour avoir avec certitude les pieds au sec. Celle de 2012-13, lorsque Nancy (12 victoires) avait tout juste évité la guillotine réservée à Boulazac (11).

Quant à la méthode, Marc Judith est très clair :

« Ce sera à la vie, à la mort jusqu’au bout. »

 

Matt Howard (Strasbourg) se blesse de nouveau à la cheville

Le pivot américain de la SIG, Matt Howard (2,03m, 28 ans) n’a passé hier que quatre minutes sur le terrain de Gentilly à l’occasion de la victoire de son équipe sur le SLUC Nancy, 80 à 71.

L’explication, ce sont les DNA qui la donne dans son édition matinale:

« Tout juste revenu d’une « sévère entorse pourtant bien soignée », aux dires de Collet, qui l’avait éloigné des parquets près d’un mois, l’intérieur américain s’est refait mal à la même cheville. Le cri de colère lâché par le guerrier et la moue dépitée de Vincent Collet, à l’adresse du président Martial Bellon assis juste derrière lui, en disaient suffisamment long sur l’ampleur des dégâts. »

Le coach Vincent Collet a confirmé en conférence de presse l’impression visuelle du journaliste:

« Mais surtout la mauvaise nouvelle du soir est la rechute de Matt Howard. C’est une très mauvaise nouvelle même. Nous avions pris le temps pour qu’il revienne, nous ne nous n’étions pas précipités… Il a senti une douleur violente. Sa cheville n’a pas tournée mais nous verrons bien lors du diagnostic si c’est très sérieux ou pas. Une chose est sûre, le malheureux, ce n’est pas sa saison… »

Photo: FIBA Europe

L’ASVEL sur une trajectoire ascendante

L’ASVEL préfère jouer à l’extérieur et l’air de la capitale lui réussit bien puisque après la Leaders Cup à Marne-la-Vallée, elle a fait hier soir une autre démonstration de force à Levallois face au PL.

Tous les temps de passage lui ont été favorables; elle comptait 12 points d’avance après dix minutes, 20 à la mi-temps, 18 après trois quart-temps et encore 16 au final (86-70).

Les stats évidemment mettent en avant sa domination : 52,6% contre 33,3% dans la réussite aux shoots, 20 à 9 aux passes décisives, et plus globalement, 105-50 à l’évaluation. Le seul domaine où les Villeurbannais se sont fait manger la laine sur le dos, c’est au rebond offensif, 16 à 7. Une des explications : la prestation de Louis Labeyrie (15 points, 10 rebonds dont la moitié en attaque).

L’écart de niveau hier soir entre les deux équipes fut tel que le match devint rapidement ennuyeux.

Sur le plan individuel, Walter Hodges a démontré une fois de plus sa classe : 20 points à 7/10, dont 4/5 à trois-points, et 6 passes.

« Sur les sept derniers matches il n’y en a qu’un où n’y étions pas (Pau-Orthez) », a déclaré le coach J.D. Jackson au Progrès. « Nous avons beaucoup haussé notre niveau ces derniers temps. Ce soir, nous avions du répondant et avons trouvé la clé pour garder l’écart. C’est une très bonne chose d’avoir repris le panier-average. Cela pourrait jouer. Maintenant, nous avons super envie d’aller chercher le match contre l’Aris. »

L’ASVEL a réussi l’exploit de réaliser un nul en Grèce (67-67) pour le compte des huitièmes de finale de la Champions League, il ne faudrait pas que le fait de jouer le retour à l’Astroballe soit un handicap…

Le Mans – Orléans: 24-7 pour le MSB dans le dernier quart-temps

Un match décalé de vingt minutes à cause de deux prolongations dans le match espoir précédent, une équipe orléanaise qui prend les commandes et ne les lâche pas pendant trois quart-temps, un 24-7 pour Le Mans dans les dix dernières minutes, un public d’Antarès exubérant comme jamais, et une victoire mancelle flatteuse de sept points (71-64), voici le cadre et le scénario de ce MSB-OLB.

Orléans pourra s’en vouloir de ne pas avoir tenu bon alors qu’il menait de quinze points à la 14e minute mais il est toujours en attente de l’arrivée de ses renforts –l’Américain J.P. Prince et le Britannique Gabriel Olaseni- qui lui donneront de la consistance.

« Je regrette que nous ayons arrêté de jouer dans le 4e quart-temps », commentait Thomas Drouault, le coach orléanais, à Ouest France. « Mais en même temps, nous n’avions pas les armes pour lutter. Je n’ai franchement rien à reprocher à mes joueurs. Ils se battent. »

A l’inverse, son collègue Alexandre Ménard peut se féliciter de la réaction de ses troupes dans le final haletant avec un Mouphtaou Yarou en double double (12 points, 12 rebonds), ce qui ne lui était arrivé qu’une seule fois cette saison alors que c’était sa spécialité lors de l’exercice précédent.

« On les tient à 24 points en deuxième mi-temps, c’est vraiment bien. Cela signifie clairement que l’on a joué dans notre registre, en s’appuyant sur notre identité de jeu. »

Avec cette victoire, Le Mans voit la perspective d’un dérapage incontrôlé s’éloigner et reste même dans la course pour les playoffs. Cependant les Sarthois devront montrer un tout autre visage s’ils veulent remonter cette semaine 16 points à Sassari pour se qualifier pour les quarts de finale de la Champions League.

Photo: Olivier Hanlan par FIBA Europe.

Giovan Oniange (Paris-Levallois) : Retour en playoffs?

Lors de la première journée de Pro A contre Nancy et alors qu’il avait marqué 16 points et pris 6 rebonds, le Franco-Congolais du Paris-Levallois Giovan Oniangue (1,97m, 25 ans) était victime d’une rupture d’un ligament du genou.

Dans un dossier sur les blessés, Le Parisien donne de ses nouvelles :

« J’ai perdu 10 kg après mon opération, mais quand tu es blessé, tu es susceptible de grossir donc tu fais attention. J’ai changé mon alimentation. Je suis allé au centre de rééducation à Capbreton de mi-novembre à mi-décembre et j’y retourne en mars pour la réathlétisation. C’est bien, le cadre est beau et on est entre sportifs. Mais un mois, c’est long, même si ma femme est venue une fois. Je suis en avance dans mon programme et je fais en sorte de revenir plus fort. »

Si tout se passe bien dans la suite de se rééducation et si le PL est qualifié, Giovan pourrait revenir en course pour les playoffs. Il évoque par ailleurs dans l’article la possibilité de prolonger son deal avec le club de la capitale où il a été formé.

Orléans: J.P. Prince comme nouvel ailier

Après le pivot anglais Gabriel Olaseni (2,10m, 25 ans), Orléans Loiret Basket a fait signer l’ailier américain John Edward Prince (2,03m, 29 ans).

Celui-ci possède un bon CV. Après être passé par la Turquie, la Chine, le Venezuela et Porto Rico, l’Américain a gagné le championnat polonais avec Turow Zgorzelec en étant désigné MVP. Il termina 2ème meilleur marqueur de la ligue (16.4 points) et 3ème meilleur intercepteur (1.9).

J.P. Prince a transité ensuite par Ostende (17 points, 2.5 rebonds, 2.5 passes pour 17.3 d’évaluation en 16 matchs d’Eurocup) où il fut champion national puis effectua une pige médicale la saison dernière à Cholet (8,8 pts et 2,7 rbds en 15 matches) avant de rejoindre le club turc de Trabzonspor.

Il a accompli la première partie de cette saison à l’université de Téhéran, en Iran (19.2 points, 4.7 rebonds, 3.6 passes pour 23.3 d’évaluation).

J.P. est le cousin du joueur NBA Tayshaun Prince.

Photo : Cholet Basket

Antoine Eito (Orléans) est revenu à 100%

Suite à une fracture à la cheville, Antoine Eito (1,86m, 28 ans) n’a disputé que les six premières journées de championnat avant de réapparaître le 4 février. Depuis son retour, il a joué trois matches –trois défaites- et sa troisième sortie a été encourageante (13 points, 5 fautes).

Ce soir, il affronte son ancien club, Le Mans, et Ouest-France lui a demandé de ses nouvelles

« Je suis revenu à 100 %. J’ai eu mon premier entraînement sans douleur après nos trois jours « off » durant la Leaders Cup. Je n’ai pas récupéré totalement ma façon de sauter avec la cheville gauche. Ma fracture (au rostre du calcanéum) collait à l’articulation, d’où une perte de puissance. C’était long. J’ai disputé deux matchs en boitant (Hyères Toulon et Pau). C’était chaud, j’ai galéré. »

Plus généralement, l’OLB est victime d’une avalanche de blessures: Abdel Kader Sylla, Kyle McAlarney, Marcellus Sommerville, Kévin Dinal, et plus récemment Micah Downs qui s’est fait une déchirure à l’abdomen sur un layup face à Toulon, et de nouveau Kader Syla qui s’est blessé au genou face à Antibes suite à un choc avec… son équipier Kyle McAlarney. Où trouver l’explication ?

« On a beaucoup parlé de soucis extra-sportifs. J’ai toujours dit « vivons bien, vivons cachés ». J’y vois un peu de superstition. On s’est pris le boomerang dans la tête. C’est surtout de la malchance. Quand je me pète la cheville, Sylla se fracture la main et McAlarney déclenche sa pubalgie. Tout ça en trois jours. On n’a rien changé à notre préparation, à nos méthodes d’entraînement. L’an dernier, Kyle (McAlarney) et moi, on a loupé zéro match. Avec tous ces blessés, on est en reconstruction perpétuelle. On décale des joueurs, on change de systèmes, d’où un manque d’automatismes. »

Actuellement avant-dernier, Orléans est sous pression. Mais Le Mans, qui n’a pas gagné un seul de ses quatre derniers matches, aussi.

 

Photo: Orléans Loiret Basket.

Cholet a fait replonger les Sharks

C’était l’un de ses fameux matchs qui compte double face à un adversaire qui lui aussi est préoccupé par son maintien et Cholet Basket a nettement dominé les Sharks d’Antibes à l’Azur Arena : 73-57.

Le coach Julien Espinosa n’a pas reconnu son équipe, celle qui a éliminé Monaco de la Coupe de France au stade des quarts de finale.

« On a fait un bond d’un mois ou deux en arrière dans notre qualité technique et dans nos standards d’exécution qu’on se répète entre nous », a t’il commenté lors de la conférence de presse. « Ce sont ces standards d’exécution technique qui doivent nous permettre de faire parler les qualités individuelles de chacun, et ils n’ont pas été suffisants du tout ce soir, l’addition est là à la fin, on a été dominés sur chaque poste. Dans le deuxième quart on a cru qu’on avait réussi à monter notre niveau, puis c’est retombé comme un soufflet. »

Après avoir été handicapés plusieurs matches par l’absence de son vieux guerrier Will Solomon –encore meilleur marqueur hier de l’équipe antiboise avec 14 points-, les Sharks déplore désormais l’absence d’un autre meneur américain, Morris Curry (1,81m, 9,2 pts, 4,3 pds) à cause d’une sérieuse blessure à la cheville et qui devrait être rapidement remplacé.

Une averse de trois-points choletais

A l’inverse, les Choletais sont revivifiés et ont fait tomber une fois de plus la pluie à trois-points : 13 sur 26. Tout en imposant à leur hôte un faible pourcentage d’adresse : 41,1%.

On de vient confirmer une vraie évolution du groupe sur nos quatre derniers matchs, même s’il y a eu deux défaites face à Chalon et Limoges », estime le coach Philippe Hervé. « On a l’état d’esprit qu’il faut avoir, j’adore l’état d’esprit qui anime le groupe et je tiens une nouvelle fois à louer le comportement de Graham Brown et de Ben Dewar qui sont vraiment des leaders très importants pour notre groupe en termes d’état d’esprit. On confirme aussi l’évolution défensive qu’on voulait donner à cette équipe, il y a un investissement supérieur. »

Le meneur Jonathan Rousselle a de nouveau effectué un excellent match, battant son record de points de la saison (21) avec un superbe 5 sur 8 à trois-points.

Cholet a donc vaincu deux adversaires direct, Antibes après Dijon, et s’attaque samedi, à la Meilleraie, au SLUC Nancy avec la perspective de mettre au moins un pied en dehors des sables mouvants.

« On s’était donné l’objectif d’essayer de rapporter deux victoires sur ces trois matchs… on est à 2/2, on ne va pas se priver d’essayer de prendre le troisième si possible », assure Jonathan Rousselle. « On aura en face une équipe de Nancy qui va jouer sa survie, c’est toujours très compliqué à jouer. De notre côté ce sera un nouveau match à gagner donc un match à pression. A nous de bien gérer et de continuer sur notre lancée. »

Photo: Sharks Antibes

Le Britannique Gabriel Olaseni vers Orléans

D’après Sportando, le pivot britannique Gabriel Olaseni (2,10m, 25 ans) rejoint Orléans.

Formé en NCAA, à Iowa, Olaseni a porté jusqu’ici les maillots de Bamberg et Giessen en Allemagne et depuis le début de saison du Dinamo Sassari en Italie.

En FIBA Champions League, le Britannique pointait à 6,0 pts (67,7% aux shoots) et 3,9 rbds en 9 matches mais ne faisait pas partie du roster de douze joueurs qui a été aligné cette semaine contre Le Mans, l’adversaire de l’OLB demain à Antarès.