Yannick Nyanga et Dimitri Szarzewski, deux rugbymen du Racing 92, formation voisine de Nanterre 92, étaient présents au Palais des Sports Maurice Thorez pour la demi-finale de Coupe de France qui opposait les Franciliens à Antbies. Lire la suite »
L’auteur de ces lignes n’est pas fan de la Coupe de France de basket.
C’est un concept qui ne correspond pas ou plus à ce jeu. Contrairement au foot, le plus fort gagne toujours au basket. Impossible de se réfugier derrière un but marqué contre le cours du jeu. Il y a donc très peu de « surprise », ce qui fait le sel de cette compétition.
Cette année, les huit équipes de quart-de-finale étaient de Pro A, et sur les seize de huitièmes, il n’y en avait plus que trois de Pro B. Et ce même si l’équipe de la division inférieure a le privilège de recevoir systématiquement. Une règle très franchouillarde d’égalité des chances mais qui ne correspond pas à l’éthique du sport. Comment justifier que le meilleur soit pénalisé ?
De surcroît, en basket, on a déjà deux compétitions avec la notion de match couperet : la Leaders Cup, qui réunit les huit meilleures équipes de Pro A à l’issue de la phase aller, et les playoffs, qui font de même avec le top-8 de fin de saison régulière. Le foot n’a ni l’un, ni l’autre.
La Coupe de France incluse au milieu des autres échéances brouille les pistes du calendrier et il ne faut pas être surpris qu’elle intéresse si peu les fans. Les affluences sont parfois très maigrelettes, y compris pour un Le Mans-Chalon à Antarès en demi-finale. A noter tout de même que ce ne fut pas le cas pour la seconde au Palais des Sports Maurice-Thorez pour Nanterre-Antibes où l’ambiance fut torride.
Un événement exceptionnel à Paris
Une fois ceci écrit et pour être honnête, il faut reconnaître à cette Coupe de France deux mérites qui reviennent à sa finale disputée à l’AccorHôtel Arena de Paris-Bercy.
1 – C’est la seule occasion où toutes les composantes du basket sont réunies sur un même lieu et un même week-end –les 21 et 22 avril pour cette année- : filles, garçons, pros, amateurs, jeunes et adultes. C’est une fierté pour la FFBB et elle a raison.
2- Alors que la Leaders Cup est sportivement un cran au-dessus car son droit d’accès est plus sélectif et qu’il faut gagner trois fois à la Disney Arena face aux meilleurs, remporter la Coupe de France conserve avec les ans un prestige supérieur. Il y a une notion de communion entre joueurs et supporters car si seules quelques grappes sont présentes chez Disney, il y en a systématiquement plusieurs milliers à Bercy. Les clubs et leurs fans ont devant eux plusieurs semaines pour s’organiser et affréter cars et voitures particulières. C’est un rendez-vous d’autant plus exceptionnel depuis que la finale du championnat ne se dispute plus en une manche sèche à Paris.
La Coupe de France est en première page des Livres d’Or de Nanterre et du Mans
Cette fois, ce sont Nanterre et Le Mans qui se retrouvent en finale. Dans une vidéo postée sur son site, la FFBB rappelle que la JSF alors en Pro B parvint en finale de l’édition 2007 où elle fut vaincue les armes à la main par Pau. Ce jour là, ce sont des vagues entières de supporters en vert en blanc qui envahirent le POPB, essentiellement en provenance des Hauts-de-Seine, les deux clubs possédant les mêmes couleurs. On se serait crû à un ralliement de rugbymen au Stade de France. Il faut dire qu’il n’y a que quelques minutes de transport entre la station Préfecture du RER et Bercy via la ligne 14. Le président Jean Donnadieu répond que ce fut « le début de quelque chose d’exceptionnel. » De fait, les Nanterriens furent ensuite champion de Pro B, de Pro A, jouèrent deux autres finales de Coupe de France, en gagnèrent une, et s’approprièrent l’EuroChallenge.
Le Mans aussi a vécu une histoire d’amour avec la Coupe de France. Le SCM devenu le MSB a déjà participé à cinq éditions et en a gagné quatre. La première fois, c’était en 1964, à Tours contre la Chorale de Roanne d’Alain Gilles. Quatre jours plus tard, le président Bernard Gasnal et le maire de la ville organisèrent une parade à l’américaine. Les joueurs s’installèrent à la gare dans des Caravelle décapotables et remontèrent jusqu’à la mairie avec majorettes, chants, hurlements de klaxons, pétards, pancartes. Des milliers de Manceaux firent aux vainqueurs de cette Coupe de France un triomphe romain, et le journal de 13h de la RTF du 14 mai 1964 leur offrit un reportage de quarante secondes. C’est cette victoire qui fut le point de départ d’un phénomène autour du basket qui n’a cessé dans le chef lieu de la Sarthe depuis un demi-siècle. Alors, oui, après de longs préliminaires, on peut humer avec plaisir le parfum de la Coupe de France à partir d’aujourd’hui.
Le programme des Finales Coupe de France 2017
Vendredi 21 avril 2017 18h00 : Finale Trophée féminin 20h30 : Finale Trophée masculin
Samedi 22 avril 2017 12h00 : Finale U17 féminines 14h30 : Finale U17 masculins 17h00 : Finale Pro féminines* (Trophée Joë Jaunay)FC Charleville Mézières (LFB) – Bourges Basket (LFB) 19h30 : Finale Pro masculins* (Trophée Robert Busnel)Le Mans SB (Pro A) – Nanterre 92 (Pro A)
*Sous réserve de modifications liées à la diffusion TV
Pour les commandes Grand Public, rendez-vous sur le site internet de l’AccorHotels Arena : www.accorhotelsarena.com et dans tous les points de ventes habituels.
La deuxième demi-finale de Coupe de France, Nanterre 92 vs Sharks Antibes sera diffusée ce soir, à partir de 20h, en direct et gratuitement sur Dailymotion.
Le vainqueur rejoindra Le Mans Sarthe Basket en finale, à l’AccorHôtel Arena de Paris, le 22 avril.
Le Mans va donc revoir Bercy –ou plutôt l’AccorHôtel Arena- pour sa sixième finale de Coupe de France (1964, 70, 2004, 09, 16, 17), un lieu qui lui réussit puisque le SCM/MSB a déjà gagné quatre fois le trophée. Evidemment, le coach Alexandre Ménard savourait cette qualification face à Chalon (81-72) d’autant que son équipe était bien mal en point depuis plusieurs semaines. Voici ce que rapporte ce matin Le Maine Libre :
« Tout d’abord, c’est de la joie de revoir beaucoup de sourires dans cette salle. C’est pour vivre ce genre d’émotions qu’on fait ce métier. Les gars ont montré qu’il y avait des grands champions dans cette équipe. J’ai l’habitude de dire l’important n’est pas le nombre de fois où l’on tombe, mais le nombre de fois où l’on rebondi. Dans ce match, je suis passé par toutes les émotions, mais je connais la capacité de mes gars, quand ils sont câblés tous en même temps, on est une équipe redoutable. On a pris beaucoup après cette défaite contre Paris, mais les joueurs se sont réunis à l’initiative de Pape, et ça leur a été bénéfique. «
A l’inverse, Jean-Denys Choulet, le coach bourguignon, était grognon :
« Sans Clark et Pitard, c’est sûr que ça change tout. Je ne considère pas ça comme du basket. Il faut au Mans une équipe de 10 bûcherons dans ce cas-là. On bastonne, on bastonne, c’est quoi ça ? Je peux vous dire qu’au retour (NDLR : en championnat), ça ne sera pas la même limonade. »
La hiérarchie nationale a été bousculée ce soir à Antarès où Le Mans s’est imposé en demi-finale de la Coupe de France (81-72) face à une équipe chalonnaise qui n’a pu compter que durant 13 minutes sur son top-scoreur Cameron Clark victime d’une blessure à l’oeil.
Pourtant le MSB a subi un énorme trou d’air en fin de première mi-temps (17 à 2) et la domination chalonnaise ressemblait alors à une démonstration.
Avec le meneur Giordan Watson retrouvé, qui au final a bien contenu John Roberson (12 points, 7 passes), un Ryan Pearson efficace à la finition (22 points en 21 minutes), un Mickaël Gelabale (18 d’évaluation) en mode vieux grognard et surtout beaucoup de cœur, le MSB est revenu au score et passé devant pour la première fois à sept minutes de la fin, 64-63.
La fin du match a été intense et un trois-points de Mike Gelabale a emmené les Manceaux, tenants du trophée, vers la victoire. L’Elan Chalon s’est heurté à sa principale faiblesse : l’absence de profondeur de banc.
L’autre demi-finale Nanterre-Antibes est programmée le 21 mars.
En accord avec les clubs encore en lice, la fédération a retenu le mardi 14 mars (20h30) pour la rencontre Le Mans – Chalon-sur-Saône et le mardi 21 mars (20h30) pour Nanterre – Antibes comme dates pour disputer les demi-finales de la Coupe de France.
Engagés également sur le front européen, Le Mans (Champions League), Chalon et Nanterre (FIBA Europe Cup) ont actuellement un calendrier spécialement chargé.
Dauphin de Monaco en championnat, l’Elan Chalon est sur tous les tableaux puisqu’il s’est qualifié hier soir pour les demi-finales de la Coupe de France, qu’il va disputer ce week-end la Leaders Cup alors qu’il est toujours en lice en Fiba Cup. Lire la suite »
Éliminé en quart de finale de la Coupe de France par Nanterre ce mardi sur le score de 84-64, la JDA Dijon n’a pas vu le jour dans ce match. Lire la suite »
Trois Antibois ont scoré 15 points dans la victoire surprise face à Monaco en quarts de finale de Coupe de France (85-80) : le Nigérian Chris Otule (2,11m, 27 ans) et deux Français, Isaia Cordinier (1,96m, 20 ans) et Frédéric Bourdillon (1,93m, 25 ans). Lire la suite »
L’Olympique d’Antibes a réussi l’exploit de sortir le leader de la Pro A, Monaco, en quarts de finale de Coupe de France. Après avoir concédé un sévère 18-32 dans le deuxième quart-temps, les Antibois ont fait un match de traînard avant de porter une accélération décisive en fin de match.
A noter les 15 points et 4 passes du meneur Frédéric Bourdillon, qui avait pourtant à faire à forte partie, ainsi que le même total de points d’Isaia Cordinier peu en verve jusque là depuis son retour sur la Côte d’Azur.
Les trois autres favoris qui jouaient à domicile se sont facilement imposés.
Avec 28 points et un remarquable 8/11 à trois-points l’Allemand de Nanterre Heiko Schaffartzik a été l’homme de la soirée.