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Le Mans-Villeurbanne : L’affrontement va se poursuivre à distance

Ainsi donc, la série continue. L’ASVEL a échoué pour la 11e fois de suite à Antarès face à son rival séculaire. Sa dernière victoire remonte au 20 mars 2010. Une éternité.

Le Mans peut encore croire à une 21e participation consécutive aux playoffs mais Alexandre Ménard, son coach, reconnaît que son équipe est encore fragile et que pour sortir victorieuse de l’affrontement (82-74), elle a bénéficié de circonstances favorables. Le remplacement de Trent Meacham par Casper Ware est récent et surtout la grave blessure du pivot Adrian Uter a déséquilibré le jeu intérieur villeurbannais ; son substitut David Andersen arrivera demain.

« Et je crois savoir qu’ils vont peut-être faire encore quelques réajustements. Il faut rester humble dans la victoire, ne pas se gargariser, même si mine de rien on vient de battre le champion de France en titre et le deuxième actuel du championnat (NDLR : Chalon, en Coupe de France), ce n’est pas si mal que ça. »

De plus, l’ASVEL était hier en transit entre les deux manches de quarts-de-finale de Champions League face à Tenerife qui lui mangent forces physiques et mentales. A l’inverse, le MSB était littéralement dos au mur et n’avait pas d’autre alternative que de s’imposer pour toujours croire en son destin national.

Les Manceaux se sont montrés d’emblée dynamiques, agressifs à l’image de l’investissement défensif de Ryan Pearson (18 points à 6/10) et de l’abatage de Philippe Amagou (10 points sur ses 12 premières minutes). On retrouvait la fameuse défense de plomb mancelle qui paraissait depuis quelque temps relevant de l’abstrait. Et de l’autre côté les Villeurbannais étaient incapables de trouver le bon rythme donc les bons shoots.

Un premier écart significatif était constaté après neuf minutes (22-13), lequel était confirmé après deux quart-temps (36-24). Seul Darryl Watkins (8 pts et 6 rbds) faisait le job du côté des champions de France où l’adresse à trois-points était catastrophique (1/11) tout comme les évaluations individuelles (7 joueurs entre -1 et 2 !).

 

« A l’arrivée ça fait plusieurs matches que l’on prend un peu cher par le corps arbitral »

 

Le ressentiment de Charles Kahudi

« On a eu énormément de changements ces derniers temps. Le peu d’entraînement que l’on a fait a été frustre. Beaucoup de choses ont changé dans les rotations. J’ai essayé de mettre une approche du match simple. On a tenu deux, trois minutes de qualité et après c’est parti dans le n’importe quoi durant vingt bonnes minutes », reconnaissait le coach JD Jackson.

De son côté, s’il faisait son mea culpa, l’ancien Manceau Charles Kahudi (2 points à 1/7 et -4 d’évaluation) avait la dent dure contre l’arbitrage.

« On nous siffle tous les petits contacts. C’est chiant. On est supposé être deux équipes défensives, intensives, mais à l’arrivée ça fait plusieurs matches où l’on prend un peu cher par le corps arbitral. Tout le monde fait des erreurs, eux aussi. Tout le monde doit se remettre en question, nous comme joueurs et eux en tant qu’arbitres. La Pro A, on sait que c’est très athlétique et qu’en Coupe d’Europe c’est beaucoup plus physique, plus dur. Forcément sur les picks, ça fait beaucoup plus mal, il y a beaucoup plus de contacts. On arrive en championnat, on nous siffle de petits contacts alors qu’on se fait dézinguer de l’autre côté. On ne va pas se plaindre, c’est comme ça, on doit faire avec. C’est juste frustrant. A nous d’être intelligent et de ne pas sortir de nos matches, moi le premier. Je m’en suis pris à l’arbitre, j’ai fait un sale match et je n’ai pas aidé mon équipe ce soir. »

 

« Personne ne peut se reposer sur ses lauriers car chacun sait qu’il y a maintenant du monde sur le banc qui peut entrer à tout moment »

 

Shannon Shorter, Monsieur Plus

Sur quatre lancers successifs de Philippe Amagou et un dunk de Petr Cornélie servi dans un timing parfait par le nouvel Américain Shannon Shorter, Le Mans posséda à la 27e minute jusqu’à 21 points de marge (53-32), ce qui est énorme dans un match jugé en amont comme étant crucial pour les deux équipes.

Autant Shannon Shorter (14 points à 5/10) avait complètement raté ses débuts à Pau, autant hier soir il a démontré pourquoi et comment il est devenu le top-scoreur du championnat turc. L’Américain, qui peut jouer en 1, 2 et 3, n’as pas froid aux yeux et son tir qui part d’au-dessus de la tête est sec et précis. Alexandre Ménard loue son investissement général, racontant que le staff lui avait envoyé le playbook de l’équipe par email et qu’à son arrivée en Sarthe, il connaissait déjà pratiquement tous les systèmes. Depuis, chaque jour il arrive à la salle le premier pour faire de la muscu –il n’est pas très grand (1,93m) mais possède un torse de buffle (96kg)- et du rab de shoot.

« L’arrivée d’un nouveau joueur amène de l’émulation et de l’envie à chacun de prouver. Personne ne peut se reposer sur ses lauriers car chacun sait qu’il y a maintenant du monde sur le banc qui peut entrer à tout moment. C’est le premier effet bénéfique de l’arrivée de Shannon. Et puis il a montré qu’il n’était pas le meilleur marqueur en Turquie pour rien. Le choix du club d’avoir pris ce joueur a été payant. Il a mis des paniers à un moment clés qui nous a conservé la tête sous l’eau. Le ballon brûlant, il a bien voulu le prendre en main et le mettre dans le trou et c’est ce qu’on lui demande. »

 

« A la fin, on se fait peur parce qu’on n’a pas beaucoup gagné ces derniers temps. On a la boule eu ventre »

 

Ryan Pearson assure en fin de match

Le MSB va ensuite connaître un moment de faiblesse conjuguée à une violente réaction de l’ASVEL emmenée par un Walter Hodge (20 points à 8/9) de nouveau digne de son statut. Peut-être le syndrome de la peur de perdre… Mais comme souvent dans le cas de ces come back tardifs, c’est trop peu, trop tard.

« La seule chose que l’on retient (de positif), c’est que l’on a trouvé la carburation sur la fin à partir du moment où l’on joue avec rythme et envie. On arrête de cogiter et on joue au basket », notait JD Jackson, ajoutant aussi vite : « mais c’est frustrant. Les joueurs veulent mais ce n’est pas ce que l’on voit sur le terrain. Il y a des hésitations, de la confusion et surtout du doute. Il a fallu trois quarts-temps avant de prendre un peu de confiance, que l’on retrouve notre basket. »

Alexandre Ménard enchaînait pour expliquer le ressenti dans l’autre camp :

 « Les garçons se sont un peu relâchés. On a contrôlé ce match pendant trente cinq minutes en étant encore à plus dix-huit, ce qui est plutôt pas mal. A la fin, on se fait peur parce qu’on n’a pas beaucoup gagné ces derniers temps. On a la boule eu ventre. J’aurais aussi peut-être pu jouer à la fin avec trois guards pour s’éviter quelques frayeurs mais les gars sont restés dedans et on a trouvé les ressources pour finir ce match avec quelques paniers bien sentis de Ryan (Pearson) qui nous ont fait du bien. »

 

« En championnat car l’urgence commence à être vraiment réelle »

 

A la vie, à la mort

Les Villeurbannais n’ont pas le temps de cogiter. Ils seront mercredi à Tenerife avec comme seul objectif une victoire puisqu’ils ont dû se contenter d’un nul à l’Astroballe (62-62).

« C’est très frustrant et il faut passer à la suite. On a un match ultra important cette semaine avec des rotations en moins puisque Casper (Ware) ne va pas pouvoir jouer. Il faudra construire sur ce que l’on a vu à la fin de ce match. Et puis enchaîner en championnat car l’urgence commence à être vraiment réelle », confirme JD Jackson.

De fait, si ni l’ASVEL ni Le Mans -dont l’effectif est devenu si étoffé que Petr Cornelie fut hier au temps de jeu son 10e homme- n’ont une tête de cancre, l’un et l’autre pourraient être privés de playoffs. Les Villeurbannais possèdent toujours une victoire d’avance mais le point-average particulier leur est défavorable. De plus, Limoges et Le Portel sont toujours en course sachant que le succès surprise de Gravelines à Nanterre n’a arrangé personne.

Photo: Walter Hodge (FIBA Europe)

 

 

 

Coupe de France : Rendons à César…

L’auteur de ces lignes n’est pas fan de la Coupe de France de basket.

C’est un concept qui ne correspond pas ou plus à ce jeu. Contrairement au foot, le plus fort gagne toujours au basket. Impossible de se réfugier derrière un but marqué contre le cours du jeu. Il y a donc très peu de « surprise », ce qui fait le sel de cette compétition.

Cette année, les huit équipes de quart-de-finale étaient de Pro A, et sur les seize de huitièmes, il n’y en avait plus que trois de Pro B. Et ce même si l’équipe de la division inférieure a le privilège de recevoir systématiquement. Une règle très franchouillarde d’égalité des chances mais qui ne correspond pas à l’éthique du sport. Comment justifier que le meilleur soit pénalisé ?

De surcroît, en basket, on a déjà deux compétitions avec la notion de match couperet : la Leaders Cup, qui réunit les huit meilleures équipes de Pro A à l’issue de la phase aller, et les playoffs, qui font de même avec le top-8 de fin de saison régulière. Le foot n’a ni l’un, ni l’autre.

La Coupe de France incluse au milieu des autres échéances brouille les pistes du calendrier et il ne faut pas être surpris qu’elle intéresse si peu les fans. Les affluences sont parfois très maigrelettes, y compris pour un Le Mans-Chalon à Antarès en demi-finale. A noter tout de même que ce ne fut pas le cas pour la seconde au Palais des Sports Maurice-Thorez pour Nanterre-Antibes où l’ambiance fut torride.

Un événement exceptionnel à Paris

Une fois ceci écrit et pour être honnête, il faut reconnaître à cette Coupe de France deux mérites qui reviennent à sa finale disputée à l’AccorHôtel Arena de Paris-Bercy.

1 – C’est la seule occasion où toutes les composantes du basket sont réunies sur un même lieu et un même week-end –les 21 et 22 avril pour cette année- : filles, garçons, pros, amateurs, jeunes et adultes. C’est une fierté pour la FFBB et elle a raison.

2- Alors que la Leaders Cup est sportivement un cran au-dessus car son droit d’accès est plus sélectif et qu’il faut gagner trois fois à la Disney Arena face aux meilleurs, remporter la Coupe de France conserve avec les ans un prestige supérieur. Il y a une notion de communion entre joueurs et supporters car si seules quelques grappes sont présentes chez Disney, il y en a systématiquement plusieurs milliers à Bercy. Les clubs et leurs fans ont devant eux plusieurs semaines pour s’organiser et affréter cars et voitures particulières. C’est un rendez-vous d’autant plus exceptionnel depuis que la finale du championnat ne se dispute plus en une manche sèche à Paris.

La Coupe de France est en première page des Livres d’Or de Nanterre et du Mans

Cette fois, ce sont Nanterre et Le Mans qui se retrouvent en finale. Dans une vidéo postée sur son site, la FFBB rappelle que la JSF alors en Pro B parvint en finale de l’édition 2007 où elle fut vaincue les armes à la main par Pau. Ce jour là, ce sont des vagues entières de supporters en vert en blanc qui envahirent le POPB, essentiellement en provenance des Hauts-de-Seine, les deux clubs possédant les mêmes couleurs. On se serait crû à un ralliement de rugbymen au Stade de France. Il faut dire qu’il n’y a que quelques minutes de transport entre la station Préfecture du RER et Bercy via la ligne 14. Le président Jean Donnadieu répond que ce fut « le début de quelque chose d’exceptionnel. » De fait, les Nanterriens furent ensuite champion de Pro B, de Pro A, jouèrent deux autres finales de Coupe de France, en gagnèrent une, et s’approprièrent l’EuroChallenge.

Le Mans aussi a vécu une histoire d’amour avec la Coupe de France. Le SCM devenu le MSB a déjà participé à cinq éditions et en a gagné quatre. La première fois, c’était en 1964, à Tours contre la Chorale de Roanne d’Alain Gilles. Quatre jours plus tard, le président Bernard Gasnal et le maire de la ville organisèrent une parade à l’américaine. Les joueurs s’installèrent à la gare dans des Caravelle décapotables et remontèrent jusqu’à la mairie avec majorettes, chants, hurlements de klaxons, pétards, pancartes. Des milliers de Manceaux firent aux vainqueurs de cette Coupe de France un triomphe romain, et le journal de 13h de la RTF du 14 mai 1964 leur offrit un reportage de quarante secondes. C’est cette victoire qui fut le point de départ d’un phénomène autour du basket qui n’a cessé dans le chef lieu de la Sarthe depuis un demi-siècle. Alors, oui, après de longs préliminaires, on peut humer avec plaisir le parfum de la Coupe de France à partir d’aujourd’hui.

Le programme des Finales Coupe de France 2017

Vendredi 21 avril 2017 18h00 : Finale Trophée féminin 20h30 : Finale Trophée masculin

Samedi 22 avril 2017 12h00 : Finale U17 féminines 14h30 : Finale U17 masculins 17h00 : Finale Pro féminines* (Trophée Joë Jaunay) FC Charleville Mézières (LFB) – Bourges Basket (LFB) 19h30 : Finale Pro masculins* (Trophée Robert Busnel) Le Mans SB (Pro A) – Nanterre 92 (Pro A)

*Sous réserve de modifications liées à la diffusion TV

Pour les commandes Grand Public, rendez-vous sur le site internet de l’AccorHotels Arena : www.accorhotelsarena.com et dans tous les points de ventes habituels.

Photo: FIBA Europe

 

I

Shannon Shorter, top-scoreur de la ligue turque, arrive au Mans

Le Mans Sarthe Basket vient d’engager un nouvel arrière polyvalent américain jusqu’au terme de la saison, Shannon Shorter (1,93 m, 96 kg, 27 ans).

Après des expériences exotiques, Shannon Shorter était cette saison le meilleur marqueur du championnat turc, l’une des ligues les plus relevées d’Europe, mais dans une équipe, le TED Kolej Ankara, qui ferme la marche avec seulement 2 victoires en 21 matches.

Il a notamment scoré 21 points à 8/16 aux tirs contre Anadolu Efes, cumulé 22 points, 8 rebonds et 6 passes contre Fenerbahce, 18 points et 7 rebonds contre Besiktas ou encore 24 points et 8 rebonds contre Pinar Karsiyaka que le MSB a croisé en BasketBall Champions League.

Dans un communiqué le MSB annonce qu’il espère que ce renfort lui apportera le leadership manquant et le plus pour lui permettre de participer une 21e fois consécutivement aux playoffs de Pro A et gagner la finale de la Coupe de France à laquelle il vient de se qualifier.

 

Clubs :

North Texas (NCAA) en 2010 et 2011, Houston Blaze (TPBL) en 2012, Guerroro Cumple (Mexique), Gansos Salvajes de la Uic (Mexique), La Union Formosa (Argentine), Guaymas (Mexique) en 2013. Hapoel Kfar Saba (Israël 2) et Guaymas (Mexique) en 2014. Hapoel Gilboa Afula (Israël 2) en 2015. Hiroshima Dragonflies (Japon) et Hebei Xianglan (Chine 2) en 2016. TED Kolej Ankara (Turquie) en 2017.

Palmarès club :

Champion de la conférence Sun Belt en 2010.

Récompenses individuelles :

All-Star au Mexique en 2013. Elu dans le second cinq de la 2e division israélienne en 2014. MVP du All-Star Game de la deuxième division israélienne en 2014. Elu dans le second cinq du Japon en 2016. Elu dans le second cinq de la 2e division chinoise en 2016.

Statistiques Turquie 2017 :

20,1 points à 43.9% aux tirs et 79.2% aux lancers- francs, 6,3 rebonds, 4,0 passes décisives, 2,0 interceptions et 19,5 d’évaluation en 38 min/m (21 matches)

Alexandre Ménard : « A cette période de la saison et pour terminer cette dernière avec les ambitions qui restent les nôtres, la venue de Shannon Shorter est une opportunité que nous devions saisir. Ses talents de scoreur et son leadership sont autant d’atouts qui, je l’espère, viendront s’ajouter naturellement aux qualités qui sont déjà celles de l’équipe. Joueur complet qui pourra évoluer quasiment sur tous les postes extérieurs, Shannon a déjà démontré ses facilités pour scorer dans de nombreux championnats. Un joueur qui devrait plaire au public d’Antarès et aider l’équipe à atteindre ses objectifs. Bienvenue au Mans ! »

Shannon Shorter :« Tout d’abord, je voudrais remercierDieu et TED Kolej pour cettemerveilleuse opportunité. C’est pour moi un nouveau voyage qui m’amène en France et au MSB. J’attends avecune réelle impatience de disputer lereste de la saison ici. Je peux et jeveux apporter au club tout ce qui luimanque pour le ramener au niveauauquel il est habitué depuis de très longues années. Je suis reconnaissant pour l’occasion et je souhaite que cela se traduise par un succès pour les deux parties impliquées. Je suis impatient de rencontrer les fans, mes coéquipiers, le staff et serai un travailleur appliqué pour que l’on gagne tous ensemble. Encore merci ! »

 

Alexandre Ménard (Le Mans): « Les gars ont montré qu’il y avait des grands champions dans cette équipe »

Le Mans va donc revoir Bercy –ou plutôt l’AccorHôtel Arena- pour sa sixième finale de Coupe de France (1964, 70, 2004, 09, 16, 17), un lieu qui lui réussit puisque le SCM/MSB a déjà gagné quatre fois le trophée. Evidemment, le coach Alexandre Ménard savourait cette qualification face à Chalon (81-72) d’autant que son équipe était bien mal en point depuis plusieurs semaines. Voici ce que rapporte ce matin Le Maine Libre :

« Tout d’abord, c’est de la joie de revoir beaucoup de sourires dans cette salle. C’est pour vivre ce genre d’émotions qu’on fait ce métier. Les gars ont montré qu’il y avait des grands champions dans cette équipe. J’ai l’habitude de dire l’important n’est pas le nombre de fois où l’on tombe, mais le nombre de fois où l’on rebondi. Dans ce match, je suis passé par toutes les émotions, mais je connais la capacité de mes gars, quand ils sont câblés tous en même temps, on est une équipe redoutable. On a pris beaucoup après cette défaite contre Paris, mais les joueurs se sont réunis à l’initiative de Pape, et ça leur a été bénéfique. « 

A l’inverse, Jean-Denys Choulet, le coach bourguignon, était grognon :

« Sans Clark et Pitard, c’est sûr que ça change tout. Je ne considère pas ça comme du basket. Il faut au Mans une équipe de 10 bûcherons dans ce cas-là. On bastonne, on bastonne, c’est quoi ça ? Je peux vous dire qu’au retour (NDLR : en championnat), ça ne sera pas la même limonade. »

Photo: Wilfried Yeguete (FIBA Europe)

Coupe de France : Le Mans va refaire une finale

La hiérarchie nationale a été bousculée ce soir à Antarès où Le Mans s’est imposé en demi-finale de la Coupe de France (81-72) face à une équipe chalonnaise qui n’a pu compter que durant 13 minutes sur son top-scoreur Cameron Clark victime d’une blessure à l’oeil.

Pourtant le MSB a subi un énorme trou d’air en fin de première mi-temps (17 à 2) et la domination chalonnaise ressemblait alors à une démonstration.

Avec le meneur Giordan Watson retrouvé, qui au final a bien contenu John Roberson (12 points, 7 passes), un Ryan Pearson efficace à la finition (22 points en 21 minutes), un Mickaël Gelabale (18 d’évaluation) en mode vieux grognard et surtout beaucoup de cœur, le MSB est revenu au score et passé devant pour la première fois à sept minutes de la fin, 64-63.

La fin du match a été intense et un trois-points de Mike Gelabale a emmené les Manceaux, tenants du trophée, vers la victoire. L’Elan Chalon s’est heurté à sa principale faiblesse : l’absence de profondeur de banc.

L’autre demi-finale Nanterre-Antibes est programmée le 21 mars.

La boxscore est ici.

https://twitter.com/SFR_Sport/status/841759485504954368

Photo: Giordan Watson (FIBA Europe)

 

Fiba Europe Cup et Coupe de France au programme de SFR Sport 2 ce soir

Doubleheader, comme disent les Américains, soit double programme, ce soir sur SFR Sport 2. Lire la suite »

Le Mans va se renforcer à l’extérieur

Erman Kunter le réclamait à corps et à cris. Son successeur au coaching Alexandre Ménard devrait obtenir satisfaction. Le Mans Sarthe Basket va enrôler d’ici peu un nouvel arrière étranger sachant qu’il n’a pour l’instant que trois non-JFL (Giordan Watson, Olivier Hanlan et Ryan Pearson) et un « Cotonou » (Mouph Yarou) dans son roster. C’est le président Christophe Le Bouille, très remonté après ses joueurs, qui le confirme à Ouest France, faisant le constat évident qu’il n’y a pas de leader dans son équipe.

« Il faut qu’un nouveau joueur nous rejoigne. Je n’ai pas une enveloppe formidable pour différentes raisons mais je suis prêt à prendre un risque financier car il faut vite quelqu’un pour apporter du peps. Il n’y a pas d’aboyeur. Je ne vais pas pouvoir tout changer mais je veux au moins tout essayer. »

Il faut dire que le MSB est sur une très mauvaise pente, n’ayant remporté qu’un seul de ses dix derniers matches, Basketball Champions League comprise. La perspective d’une 21e participation consécutive aux playoffs –un record national- s’est éloigné à tire-d’ailes après le camouflet subit à Antarès face au Paris-Levallois (44-68).

Chalon en demi-finale de Coupe de France

A priori, à 12 journées de la fin de la saison régulière, les Manceaux ne sont pas menacés par une relégation sachant qu’ils ont 4 victoires d’avance et le point-average favorable sur Orléans, le premier relégable. Mais Christophe Le Bouille se montre très prudent sur le sujet.

« Je pense aussi à sauver ce qui doit l’être. Il faut aussi regarder derrière nous. On a battu Orléans à l’arrache la semaine dernière, heureusement. Avec notre niveau actuel, on a évidemment zéro marge sur personne. Si on veut repartir sur quelque chose de plus sexy, de plus excitant la saison prochaine en redonnant du plaisir aux gens, attention à ne pas trop s’abîmer quand même. »

En attendant ce renfort, le MSB affronte demain mardi Chalon en demi-finale de la Coupe de France. Il est le tenant du trophée et aura l’avantage du terrain. Seulement vu leur dernière sortie pitoyable et l’aisance des Chalonnais face à l’ASVEL, ils ne partiront pas favoris, loin s’en faut.

Photo: Petr Cornelie (FIBA Europe)

Alexandre Menard (Le Mans) : « Je sens que les joueurs sont au fond du trou »

Largement vaincus par le Paris-Levallois en ayant inscrit seulement 44 points contre 68 pour les Franciliens, les Manceaux ajoutent une nouvelle défaite à leur bilan (10v-12d) qui les repousse désormais à la 11e place du classement de Pro A. Lire la suite »

Wilfried Yeguete (Le Mans) : « Je reste confiant, positif. Je sais que ça va revenir »

Après un début de saison tonitruant (5 double-double), le Manceau Wilfried Yeguete (2,00m, 25 ans) est un peu dans le dur depuis quelques semaines et le reconnaît volontiers à Ouest France :

« C’est vrai que mes performances individuelles se veulent moins consistantes, moins régulières qu’en début de saison. J’essaie de rester toujours concentré, d’apporter ma pierre dans les prochains matchs quoiqu’il arrive. Le plus important est de gagner. Je continue à bosser aux entraînements. Je reste confiant, positif. Je sais que ça va revenir. Je n’ai pas vraiment coupé, ni cet été, ni cet hiver. Sans oublier la Coupe d’Europe… Il faut aussi passer par ces périodes pour espérer devenir un grand joueur. Que je sois dans le cinq, que je sorte du banc, que je joue 5, 10 ou 15 minutes, j’essaie de rester focus pour apporter un maximum à l’équipe. »

Ce soir le MSB reçoit le Paris-Levallois et la bataille sous le cercle avec Vincent Poirier (2,13m, 23 ans) et Louis Labeyrie (2,09m, 25 ans) va valoir le détour.

« Je les connais bien tous les deux. J’ai fait le dernier All-star Game avec Vincent (Poirier) et j’ai joué en A’ il y a deux ans avec Louis (Labeyrie). Des mecs cool. Ils sont un peu de ma génération. Avec Vincent, on est toujours en contact. On se voit quand je viens sur Paris. On est potes mais une fois sur le terrain, ça va bastonner. »

Photo: FIBA Europe

Youssoupha Fall (2,22m) est Français !

Youssoupha Fall (2,22m, 22 ans depuis janvier), d’origine sénégalaise, vient de recevoir la naturalisation française. C’est ce qu’annonce Le Mans Sarthe Basket sur son compte twitter.

Cette saison, le géant a été prêté à Poitiers en Pro B où il tourne à 10 pts (65,3% aux shoots), 6,8 rbds et 1,5 ctr en 20 minutes.

Dans le championnat de France, Youssoupha Fall est considéré comme Joueur Formé Localement. Il est désormais apte à jouer pour les équipes nationales françaises mais comme « naturalisé », à l’instar d’Alain Koffi et Joakim Noah en leur temps. Un seul « naturalisé » étant accepté par la FIBA par équipe.