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Le Mans-Villeurbanne : L’affrontement va se poursuivre à distance

Ainsi donc, la série continue. L’ASVEL a échoué pour la 11e fois de suite à Antarès face à son rival séculaire. Sa dernière victoire remonte au 20 mars 2010. Une éternité.

Le Mans peut encore croire à une 21e participation consécutive aux playoffs mais Alexandre Ménard, son coach, reconnaît que son équipe est encore fragile et que pour sortir victorieuse de l’affrontement (82-74), elle a bénéficié de circonstances favorables. Le remplacement de Trent Meacham par Casper Ware est récent et surtout la grave blessure du pivot Adrian Uter a déséquilibré le jeu intérieur villeurbannais ; son substitut David Andersen arrivera demain.

« Et je crois savoir qu’ils vont peut-être faire encore quelques réajustements. Il faut rester humble dans la victoire, ne pas se gargariser, même si mine de rien on vient de battre le champion de France en titre et le deuxième actuel du championnat (NDLR : Chalon, en Coupe de France), ce n’est pas si mal que ça. »

De plus, l’ASVEL était hier en transit entre les deux manches de quarts-de-finale de Champions League face à Tenerife qui lui mangent forces physiques et mentales. A l’inverse, le MSB était littéralement dos au mur et n’avait pas d’autre alternative que de s’imposer pour toujours croire en son destin national.

Les Manceaux se sont montrés d’emblée dynamiques, agressifs à l’image de l’investissement défensif de Ryan Pearson (18 points à 6/10) et de l’abatage de Philippe Amagou (10 points sur ses 12 premières minutes). On retrouvait la fameuse défense de plomb mancelle qui paraissait depuis quelque temps relevant de l’abstrait. Et de l’autre côté les Villeurbannais étaient incapables de trouver le bon rythme donc les bons shoots.

Un premier écart significatif était constaté après neuf minutes (22-13), lequel était confirmé après deux quart-temps (36-24). Seul Darryl Watkins (8 pts et 6 rbds) faisait le job du côté des champions de France où l’adresse à trois-points était catastrophique (1/11) tout comme les évaluations individuelles (7 joueurs entre -1 et 2 !).

 

« A l’arrivée ça fait plusieurs matches que l’on prend un peu cher par le corps arbitral »

 

Le ressentiment de Charles Kahudi

« On a eu énormément de changements ces derniers temps. Le peu d’entraînement que l’on a fait a été frustre. Beaucoup de choses ont changé dans les rotations. J’ai essayé de mettre une approche du match simple. On a tenu deux, trois minutes de qualité et après c’est parti dans le n’importe quoi durant vingt bonnes minutes », reconnaissait le coach JD Jackson.

De son côté, s’il faisait son mea culpa, l’ancien Manceau Charles Kahudi (2 points à 1/7 et -4 d’évaluation) avait la dent dure contre l’arbitrage.

« On nous siffle tous les petits contacts. C’est chiant. On est supposé être deux équipes défensives, intensives, mais à l’arrivée ça fait plusieurs matches où l’on prend un peu cher par le corps arbitral. Tout le monde fait des erreurs, eux aussi. Tout le monde doit se remettre en question, nous comme joueurs et eux en tant qu’arbitres. La Pro A, on sait que c’est très athlétique et qu’en Coupe d’Europe c’est beaucoup plus physique, plus dur. Forcément sur les picks, ça fait beaucoup plus mal, il y a beaucoup plus de contacts. On arrive en championnat, on nous siffle de petits contacts alors qu’on se fait dézinguer de l’autre côté. On ne va pas se plaindre, c’est comme ça, on doit faire avec. C’est juste frustrant. A nous d’être intelligent et de ne pas sortir de nos matches, moi le premier. Je m’en suis pris à l’arbitre, j’ai fait un sale match et je n’ai pas aidé mon équipe ce soir. »

 

« Personne ne peut se reposer sur ses lauriers car chacun sait qu’il y a maintenant du monde sur le banc qui peut entrer à tout moment »

 

Shannon Shorter, Monsieur Plus

Sur quatre lancers successifs de Philippe Amagou et un dunk de Petr Cornélie servi dans un timing parfait par le nouvel Américain Shannon Shorter, Le Mans posséda à la 27e minute jusqu’à 21 points de marge (53-32), ce qui est énorme dans un match jugé en amont comme étant crucial pour les deux équipes.

Autant Shannon Shorter (14 points à 5/10) avait complètement raté ses débuts à Pau, autant hier soir il a démontré pourquoi et comment il est devenu le top-scoreur du championnat turc. L’Américain, qui peut jouer en 1, 2 et 3, n’as pas froid aux yeux et son tir qui part d’au-dessus de la tête est sec et précis. Alexandre Ménard loue son investissement général, racontant que le staff lui avait envoyé le playbook de l’équipe par email et qu’à son arrivée en Sarthe, il connaissait déjà pratiquement tous les systèmes. Depuis, chaque jour il arrive à la salle le premier pour faire de la muscu –il n’est pas très grand (1,93m) mais possède un torse de buffle (96kg)- et du rab de shoot.

« L’arrivée d’un nouveau joueur amène de l’émulation et de l’envie à chacun de prouver. Personne ne peut se reposer sur ses lauriers car chacun sait qu’il y a maintenant du monde sur le banc qui peut entrer à tout moment. C’est le premier effet bénéfique de l’arrivée de Shannon. Et puis il a montré qu’il n’était pas le meilleur marqueur en Turquie pour rien. Le choix du club d’avoir pris ce joueur a été payant. Il a mis des paniers à un moment clés qui nous a conservé la tête sous l’eau. Le ballon brûlant, il a bien voulu le prendre en main et le mettre dans le trou et c’est ce qu’on lui demande. »

 

« A la fin, on se fait peur parce qu’on n’a pas beaucoup gagné ces derniers temps. On a la boule eu ventre »

 

Ryan Pearson assure en fin de match

Le MSB va ensuite connaître un moment de faiblesse conjuguée à une violente réaction de l’ASVEL emmenée par un Walter Hodge (20 points à 8/9) de nouveau digne de son statut. Peut-être le syndrome de la peur de perdre… Mais comme souvent dans le cas de ces come back tardifs, c’est trop peu, trop tard.

« La seule chose que l’on retient (de positif), c’est que l’on a trouvé la carburation sur la fin à partir du moment où l’on joue avec rythme et envie. On arrête de cogiter et on joue au basket », notait JD Jackson, ajoutant aussi vite : « mais c’est frustrant. Les joueurs veulent mais ce n’est pas ce que l’on voit sur le terrain. Il y a des hésitations, de la confusion et surtout du doute. Il a fallu trois quarts-temps avant de prendre un peu de confiance, que l’on retrouve notre basket. »

Alexandre Ménard enchaînait pour expliquer le ressenti dans l’autre camp :

 « Les garçons se sont un peu relâchés. On a contrôlé ce match pendant trente cinq minutes en étant encore à plus dix-huit, ce qui est plutôt pas mal. A la fin, on se fait peur parce qu’on n’a pas beaucoup gagné ces derniers temps. On a la boule eu ventre. J’aurais aussi peut-être pu jouer à la fin avec trois guards pour s’éviter quelques frayeurs mais les gars sont restés dedans et on a trouvé les ressources pour finir ce match avec quelques paniers bien sentis de Ryan (Pearson) qui nous ont fait du bien. »

 

« En championnat car l’urgence commence à être vraiment réelle »

 

A la vie, à la mort

Les Villeurbannais n’ont pas le temps de cogiter. Ils seront mercredi à Tenerife avec comme seul objectif une victoire puisqu’ils ont dû se contenter d’un nul à l’Astroballe (62-62).

« C’est très frustrant et il faut passer à la suite. On a un match ultra important cette semaine avec des rotations en moins puisque Casper (Ware) ne va pas pouvoir jouer. Il faudra construire sur ce que l’on a vu à la fin de ce match. Et puis enchaîner en championnat car l’urgence commence à être vraiment réelle », confirme JD Jackson.

De fait, si ni l’ASVEL ni Le Mans -dont l’effectif est devenu si étoffé que Petr Cornelie fut hier au temps de jeu son 10e homme- n’ont une tête de cancre, l’un et l’autre pourraient être privés de playoffs. Les Villeurbannais possèdent toujours une victoire d’avance mais le point-average particulier leur est défavorable. De plus, Limoges et Le Portel sont toujours en course sachant que le succès surprise de Gravelines à Nanterre n’a arrangé personne.

Photo: Walter Hodge (FIBA Europe)

 

 

 

Orléans : Cela fait sept défaites d’affilée

Orléans n’a pas gagné un match depuis le 14 janvier à Dijon. Cela fait sept défaites d’affilée. Soit pas un point depuis que le championnat a enclenché la phase retour.

Hier, l’OLB a été à deux doigts de mettre du beurre dans ses épinards avec une victoire à sensation chez le champion de France en titre, Villeurbanne, décidément bien fragile à l’Astroballe.

Le coach Thomas Drouot s’est appuyé sur six joueurs majeurs dispos. Gabriel Olaseni a passé 38 minutes sur le terrain et Kyle McAlarney 37. C’est beaucoup face à une armada verte, certes privée de Bendja Sy mais qui comptait huit joueurs de base plus Amine Noua. Et forcément, ça a pesé dans les jambes et les têtes des Orléanais dans le money time, eux qui ont dû remonter un retard de 15 points concédé dans le troisième quart-temps.

Sur un trois-points, puis une interception et deux lancers de Marcellus Sommerville, ils menaient 78-75 quand l’ASVEL a renversé la table comme le décrit La Rep.

« Hodge marquait à son tour (77-78). McAlarney cafouillait avec Sommerville et Hodge (encore lui) en profitait. L’Asvel menait 79-78 à 32 secondes du terme de la partie. Plus que 20 secondes, et Eïto ratait le panier de la gagne. Puis, McAlarney celui de l’égalisation. »

Orléans s’est finalement incliné 82-78. Et le coach Thomas Drouot avait un goût d’amertume dans la bouche au moment de la conférence de presse.

« Je suis très fier de mon équipe, mais c’est vraiment hyper frustrant. On n’a pas su assez garder le contrôle sur la fin, ça nous coûte très cher. Et pour gagner ici, il faut faire zéro erreur… Il nous manque deux « stops » sur Walter Hodge qui met deux très gros paniers sur la fin. Mais je n’ai pas grand-chose à reprocher à nos joueurs car je n’oublie pas que l’on a joué à six contre l’effectif surdimensionné de l’ASVEL. »

En attendant le match Nancy-Dijon de ce soir, vital pour les Lorrains, très important pour les Bourguignons, la situation n’a pas changé en bas de tableau puisque Cholet et Antibes ont également mordu la poussière. Ce qui veut dire que si tout s’arrêtait ce week-end, Orléans serait en Pro B. Frôler l’exploit, c’est bien, mais la semaine prochaine, il faudra absolument gagner. C’est Nancy qui sera en visite au palais des sports. Un match de muerte comme disent les Espagnols.

Champion de France 2016, Casper Ware revient à l’ASVEL

Comme le laissait supposer hier Le Progrès, c’est bien Casper Ware (1,78m, 27 ans) qui va remplacer Trent Meacham à l’ASVEL.

Le meneur américain a déjà joué 5 matches de saison régulière et 11 de playoffs (12,5 points, 3,6 pds) la saison dernière sous le maillot villeurbannais et fut d’un apport majeur dans la conquête du titre de champion de France puisqu’il avait été élu MVP de la finale après avoir marqué 27 points dans le Match 5.

A son actif, on recense notamment 9 matches aux Philadelphia Sixers et un passage au Virtus Bologne.

Casper Ware a commencé cette saison avec le Melbourne United dans le championnat australien aux côtés d’un autre ancien villeurbannais, David Andersen. Il en a terminé 2e marqueur (22,1 pts) et 5e passeur (4,5 pds)

« Je suis toujours resté en contact avec lui depuis son départ en Australie. Casper est un joueur qui peut faire la différence. Aujourd’hui Monaco est favori, mais nous avons une vraie chance de défendre notre titre,  » a commenté le président Tony Parker.

BCL: Du lourd pour Villeurbanne, le vainqueur du Mans pour Monaco

Après une très longue mise à feu, voici enfin les quarts de finale de la Champions League avec un format (match aller-retour, et c’est le point-average qui fait la décision) qui doit permettre à un plus large public de s’y intéresser. Les quatre vainqueurs disputeront un Final Four comme en EuroLeague avec des matches couperet. En cas de qualification, Villeurbanne se portera probablement candidate à son organisation.

L’ASVEL devra tout d’abord passer par-dessus un obstacle espagnol de taille constitué par Tenerife actuellement leader du championnat espagnol devant toutes les équipes d’Euroleague avec 17 victoires et 5 défaites. Strasbourg était parvenu en poule à s’imposer aux Canaries (70-66) mais avait dû s’incliner au retour (72-75).

L’ASVEL retrouvera notamment son ancien Américain Tim Abromaitis (9,2 pts à 47,8% à trois-points). Une occasion aussi de revoir à l’œuvre le Franco-Américain Tariq Kirksay (1,99m, 37 ans) revenu il y a quelques semaines en Espagne après un séjour en Angola.

Au tour précédent, les Espagnols ont été vaincus en Grèce par le PAOK Salonique (-23)  mais ont été sans pitié au retour (+26).

Le tombeur du Mans

Quant aux Monégasques, ils tombent sur Sassari qui vient d’éliminer Le Mans. Un tirage au sort plus clément. Les Italiens sont réputés pour leur capacité à prendre feu à trois-points (37,9% de réussite dans ce secteur). Mais c’est sa longueur de banc –comme celle de Monaco- qui est un atout majeur pour l’équipe italienne avec neuf joueurs dont l’évaluation est supérieure à 8,9.

Les deux équipes françaises devront se déplacer chez leurs adversaires pour le match retour, ce qui peut être considéré comme un léger désavantage. Même s’il y a plein de contre-exemples.

Les quarts de finale :

(aller : 21/22 mars, retour : 28/29 mars)

ASVEL Lyon-Villeurbanne (France) – Iberostar Tenerife (Espagne)

Pinar Karsiyaka (Turquie) – UR Venise (Italie)

Banvit (Turquie) – MHP Riesen (Allemagne)

AS Monaco (France) – Dinamo Sassari (Italie)

Final Four :

28/30 avril

 

Photo : BCL

ASVEL: Trenton Meacham s’en va, Casper Ware de retour ?

Trenton Meacham (1,90m, 31 ans) va quitter l’ASVEL après le match de Chalon et rentrer aux Etats-Unis pour raisons personnelles. C’est l’information donnée ce matin par Le Progrès.

Le président Tony Parker a précisé que les deux parties se séparent en très bons termes et il remercie le meneur américain pour les services rendus. Trent Meacham était arrivé dans la capitale des Gaules à la fin février 2015.

Handicapé par une blessure à la main, l’ancien joueur du Paris-Levallois et de Nanterre a accompli sa saison statistiquement la moins performante (6,4 pts et 2,4 pds). Il a la particularité d’avoir été champion avec Nanterre (2012) comme avec l’ASVEL (2016).

Pour le remplacer, l’ASVEL pourrait faire appel à Casper Ware (1,78m, 27 ans), qui a été décisif dans ce titre de champion des Verts (12,5 pts à 43,1% à trois-points en playofs) et qui depuis jouait en Australie, à Melbourne United.

Nicolas Batum vers l’ASVEL? Un ancien président des Timberwolves à Paris?

Selon L’Equipe, le projet de reprise du Paris-Levallois par Nicolas Batum, son agent Bouna Ndiaye et des investisseurs américains serait mort-né. L’ailier des Charlotte Honets a estimé le montant qu’on lui demandait pour en être actionnaire -environ 1,5 million d’euros- trop important.

Cependant, le président de la Ligue Nationale de Basket, Alain Béral, a mis en relation le PL et la ville de Paris avec un ancien président des Minnesota Timberwolves (2009-13), David Kahn, 55 ans, qui est venu visiter le palais des sports de Levallois et les bureaux du club. La capitale française manque totalement d’infrastructures pour accueillir un « grand » club mais la perspective de la construction d’un Bercy II avec une capacité de 7 000 places pour 2020-21 peut changer la donne même si la jauge paraît faible pour l’Euroleague.

« Les discussions avec la mairie de Paris pour la future salle sont positives. On (le basket) veut être résident. C’est un dossier prioritaire, j’amène des hypothèses de solutions qu’ils sont en train d’examiner », indique Alain Béral dans le quotidien.

Quant à Nicolas Batum, après une courte période au directoire du Mans Sarthe Basket et se rapprochement infructueux avec le Paris Levallois, il pourrait –toujours selon L’Equipe – investir dans le club de Villeurbanne dont Tony Parker est le président.

 

Photo: FFBB.

 

 

 

Leaders Cup : doublé de Monaco, étalon or du basket français

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Leaders Cup : Walter Hodges mène l’ASVEL en finale

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En France, il y a d’autres derbies, d’autres clasicos…

Le clasico Pau-Limoges vole la vedette à un autre match qui se jouera dans une atmosphère passionnée : le derby entre Gravelines et Le Portel, lundi à 20h30 sur SFR Sport 2. Les deux villes sont distantes de 66 km. Lire la suite »

Le alley oop vu par Bandja Sy (Villeurbanne)

Dans Le Progrès, le très athlétique Villeurbannais Bandja Sy (2,02m, 26 ans) décortique le alley oop, indiquant qu’il suffit d’un petit signe de sa part à son meneur pour déclencher ce geste (passe en l’air attrapé au sommet de la trajectoire par le recevant qui dunke) popularisé en France par la paire de Limoges, Jean-Michel Sénégal-Richard Dacoury, dans les années quatre-vingts. Lire la suite »